📌 À 22 ans, Manuel Trindade meurt lors de sa première corrida : les mots déchirants de sa mère face aux critiques

Posted 29 août 2025 by: Admin
Le Drame De Campo Pequeno : Quand La Tradition Vire Au Cauchemar
L’arène de Campo Pequeno à Lisbonne a basculé dans l’horreur le vendredi 22 août. Ce qui devait être un spectacle traditionnel s’est transformé en tragédie lorsque Manuel Trindade, forcado de 22 ans, a affronté un imposant taureau de l’élevage Vinhas pesant 695 kg.
La scène s’est déroulée avec une violence inouïe. Conformément aux règles de la pega portugaise, le jeune homme s’est élancé vers l’animal pour provoquer sa charge, tentant cette manœuvre périlleuse qui consiste à immobiliser le taureau à mains nues. Mais l’issue a tourné au cauchemar.
La bête l’a soulevé par les cornes avant de le projeter à pleine vitesse contre les barrières de l’arène. Un témoin des forcados décrit la violence de l’impact : « Il faisait face le premier à l’animal, qui l’a poussé à pleine vitesse jusqu’aux barrières. Il est alors tombé et est resté inanimé, après avoir perdu beaucoup de sang. »
L’arène s’est figée dans un silence de plomb. Manuel Trindade gisait inconscient, le spectacle virant instantanément au drame. Les secours se sont immédiatement précipités sur la piste, mais l’état du jeune forcado était déjà critique. Son corps inerte témoignait de la puissance dévastatrice de l’impact qui venait de briser une vie en quelques secondes.
Lutte Désespérée À L’hôpital : 24 Heures Entre Vie Et Mort
Les minutes qui ont suivi l’impact ont été cruciales. Manuel Trindade, toujours inconscient, a été transporté d’urgence vers l’hôpital São José de Lisbonne. Son état critique ne laissait présager rien de bon, mais les équipes médicales ont tout tenté pour sauver le jeune forcado.
Dans les couloirs de l’établissement hospitalier, l’espoir s’amenuisait d’heure en heure. Les examens neurologiques ont révélé l’ampleur des dégâts causés par le violent choc contre les barrières. La perte de sang massive sur la piste n’était que le début d’un combat médical sans merci contre la mort.
Les médecins ont multiplié les tentatives de réanimation tout au long de cette nuit du 22 au 23 août. Mais le diagnostic est tombé comme un couperet : état de mort cérébrale. Les traumatismes subis lors de la projection étaient trop importants pour permettre une récupération.
Le samedi 23 août, après 24 heures de lutte acharnée, l’équipe médicale a dû se résoudre à l’évidence. Manuel Trindade n’a pas survécu à ses blessures. À 22 ans seulement, sa passion pour la tradition portugaise venait de lui coûter la vie.
Cette issue fatale a plongé le monde tauromachique dans la stupeur, révélant une fois de plus les risques mortels inhérents à cette pratique séculaire.
Une Double Tragédie : Quand Le Spectacle Tue Deux Fois
La stupeur qui a envahi l’arène de Campo Pequeno ce soir d’août ne s’est pas limitée aux gradins. Dans les tribunes, un autre drame se jouait en silence. Dr. Vasco Morais Batista, chirurgien orthopédiste de 73 ans originaire d’Aveiro, assistait à la corrida lorsque l’accident fatal de Manuel Trindade s’est produit sous ses yeux.
Le choc émotionnel provoqué par la violence de la scène a été immédiat. Témoin de la projection brutale du jeune forcado contre les barrières, le spectateur a ressenti un malaise soudain. L’impact psychologique de ce qu’il venait de voir a déclenché une réaction physiologique dramatique : une rupture d’anévrisme.
Transporté d’urgence à l’Hospital de Santa Maria, Dr. Batista n’a pas survécu à cette complication cardiovasculaire foudroyante. Il est décédé dans la nuit du vendredi, quelques heures seulement après avoir été témoin de l’accident mortel du jeune torero.
Cette double tragédie révèle une dimension méconnue des corridas : leur capacité à tuer au-delà de l’arène. L’événement du 22 août aura ainsi coûté la vie à deux personnes – l’une dans le sable, l’autre dans les gradins – transformant une soirée festive en cauchemar collectif.
La mort de ces deux hommes, séparés par cinquante ans d’âge mais unis par le destin, allait rapidement déclencher une avalanche de réactions.
Polémique Et Hommages : La Mère Face Aux Critiques
Cette avalanche de réactions ne se limitait pas aux condoléances. Sur les réseaux sociaux, une véritable guerre idéologique s’est rapidement cristallisée autour de la mort du jeune forcado. Des militants anti-tauromachie, notamment du parti Pessoas Animais Natureza (PAN), ont publié des commentaires célébrant la disparition de Manuel Trindade.
Face à ces attaques posthumes, la mère du défunt a poussé un cri de rage sur Facebook : « Je tiens à vous remercier pour tous vos applaudissements, vos rires et votre joie suite au décès de mon fils. Le connaissiez-vous suffisamment pour vous réjouir de sa disparition ? Savez-vous s’il aimait les animaux ? Juste au cas où OUI ! »
Sa défense passionnée révèle un aspect méconnu du jeune homme : Manuel n’a « jamais fait de mal à un taureau » et maniait toujours l’animal « avec habileté ». Une vision qui contraste radicalement avec l’image véhiculée par ses détracteurs.
Dans ce climat tendu, les hommages de la profession sonnent comme un refuge. Le torero portugais Luis Rouxinol a salué la mémoire d’un « forcado d’une grande valeur, un bon garçon ». L’Espagnol Diego Ventura a présenté ses condoléances, assurant que « son histoire, son héritage resteront à jamais gravés dans nos mémoires ». L’Association du centre pour enfants de São Manços a également rendu un vibrant hommage au jeune homme.
Cette polarisation des réactions allait transformer les obsèques en véritable test pour l’avenir de la tauromachie portugaise.