📌 À 58 ans, il se maquille et se fait passer pour sa mère de 85 ans : ce qu’il avait caché chez lui depuis 2022

Posted 29 novembre 2025 by: Admin
La Supercherie Découverte : Quand Une Intuition Fait Tout Basculer
Le 11 novembre dernier, une employée municipale de Borgo Virgilio, petite commune de Lombardie, reçoit Graziella Dall’Oglio pour un simple renouvellement de carte d’identité. La retraitée de 85 ans franchit le seuil de la mairie, vêtue d’un tailleur soigné, les ongles vernis, parée de bijoux. Pourtant, quelque chose cloche. Des poils apparents sur le cou. Une voix aux inflexions trop graves. Un maquillage étrangement épais qui ne parvient pas à dissimuler ce qui ressemble à des traces de barbe sous le fond de teint.
L’employée scrute cette « octogénaire » avec une attention croissante. Les mains ne correspondent pas à celles d’une personne de 85 ans. Le cou paraît trop massif. « Quelque chose ne la convainquait pas : les poils sur le cou, le maquillage lourd et il lui semblait que sous le fond de teint apparaissaient les petits trous de la barbe », expliquera plus tard Francesco Aporti, maire de la commune, au Corriere della Sera. Face à ces bizarreries accumulées, l’employée partage ses doutes. La police est immédiatement alertée.
Cette intuition, jugée d’abord anodine par le maire lui-même, va faire basculer une mascarade qui durait depuis des années. Un déguisement minutieux, certes, mais trahi par des maladresses fatales.
L’Enquête Révèle L’Ampleur De La Fraude
Les caméras de surveillance dévoilent un premier indice troublant : Graziella Dall’Oglio est arrivée au volant d’une voiture. Or, elle ne possède aucun permis de conduire. Cette incohérence lance les enquêteurs dans une vérification minutieuse des bases de données administratives. Services de santé, registres d’urgences, dossiers médicaux : l’octogénaire n’apparaît nulle part. Comme si elle avait cessé d’exister depuis des années. Son fils demeure tout aussi invisible. « Comme s’ils étaient isolés du monde », constate Francesco Aporti.
Seules les déclarations annuelles de revenus surgissent avec régularité. Graziella Dall’Oglio perçoit 3 000 euros de pension de retraite mensuelle, auxquels s’ajoutent les loyers de trois propriétés. Un total de 53 000 euros par an qui alimente cette escroquerie silencieuse. L’ampleur financière du détournement sidère les autorités. Pendant combien de temps cette fraude a-t-elle prospéré dans l’ombre ?
Les enquêteurs élaborent alors un piège. Ils contactent la retraitée en prétextant un refus de sa demande de carte d’identité. Au bout du fil, c’est bien sûr le fils qui décroche. La mise en scène finale peut commencer.
Le Piège Se Referme : L’Arrestation Orchestrée
L’appel téléphonique marque le début de l’opération finale. Les autorités convoquent à nouveau la prétendue Graziella Dall’Oglio, évoquant des complications administratives. La demande de carte d’identité a été rejetée, expliquent-ils. Pour régulariser la situation, une visite au poste de police locale s’impose, juste de l’autre côté de la rue. Le piège est tendu avec une précision chirurgicale.
« Après être venu au service d’état civil, où j’étais moi-même présent avec un agent en civil, nous lui avons dit que, pour compléter l’identification, il fallait se rendre au poste de police locale », relate Francesco Aporti. L’homme de 57 ans, encore grimé, franchit le seuil du commissariat sans méfiance. Face aux enquêteurs, la comédie prend fin brutalement. Acculé, il avoue immédiatement être le fils de Graziella Dall’Oglio.
Les policiers procèdent aussitôt à une perquisition de son domicile. Ce qu’ils découvrent dépasse toutes les hypothèses : le corps momifié de l’octogénaire, enroulé dans deux draps et dissimulé dans la buanderie. Selon les premiers éléments de l’enquête, son décès remonte à 2022. Trois années durant lesquelles son fils a orchestré cette supercherie macabre pour détourner 53 000 euros annuels.
La Macabre Découverte : Trois Ans De Dissimulation
Trois années durant lesquelles son fils a orchestré cette supercherie macabre pour détourner 53 000 euros annuels. Les policiers franchissent le seuil du domicile de l’homme avec la certitude d’affronter l’innommable. Dans la buanderie, dissimulé sous deux draps, le corps momifié de Graziella Dall’Oglio repose depuis 2022. L’octogénaire, décédée à 82 ans, n’a jamais reçu de sépulture digne. Son fils, ancien infirmier désormais sans emploi, a préféré transformer sa dépouille en source de revenus plutôt que de déclarer son décès.
« C’est assurément une histoire de grande solitude », constate Francesco Aporti. Le maire de Borgo Virgilio résume en quelques mots la dimension tragique d’une affaire qui dépasse la simple escroquerie. Trois propriétés en location, une pension confortable, des déclarations fiscales annuelles méticuleusement remplies : tout fonctionnait comme si Graziella Dall’Oglio vivait encore, isolée du monde mais financièrement active.
Les poursuites judiciaires pour dissimulation de cadavre et fraude aux prestations sociales s’abattent désormais sur l’homme de 57 ans. Au-delà des chefs d’accusation, cette affaire révèle un isolement si profond qu’une mère et son fils ont pu disparaître des radars pendant trois ans. Aucune visite médicale, aucun passage aux urgences, aucune trace dans les bases de données sanitaires. Juste un fils grimé en octogénaire, perpétuant une comédie macabre pour 4 400 euros mensuels.










