📌 À Mykonos, il se défend : « Mes prix sont justifiés par le luxe », mais les vacanciers fuient son bar

Posted 23 août 2025 by: Admin
L’Affaire Qui Secoue Mykonos : Quand Les Prix Deviennent Scandaleux
L’île grecque de Mykonos, destination de rêve des vacanciers aisés, fait face à un scandale qui ébranle sa réputation. Un bar réputé de l’île suscite désormais la colère des touristes à travers des témoignages accablants publiés sur Tripadvisor.
L’affaire éclate lorsque Nathan, un voyageur britannique, raconte son expérience surréaliste. Après avoir demandé une simple place en terrasse, on lui propose une bière blonde à 100 euros le litre. « Après avoir refusé, il a baissé le prix. Mais nous ne sommes pas restés », témoigne-t-il, précisant avoir finalement trouvé la même bière à 7 euros ailleurs sur l’île.
Le récit de Sue, une autre cliente, dépasse l’entendement. Cette touriste s’est retrouvée face à une addition frôlant les 400 euros pour quelques boissons, dont certaines qu’elle n’avait même pas commandées. Plus choquant encore : les sodas affichaient un tarif de 35 euros l’unité, selon le Daily Mail.
Ces révélations ont provoqué une réaction exceptionnelle de Tripadvisor. La plateforme a placé un avertissement officiel sur la page du restaurant, invitant les utilisateurs à « effectuer leurs propres recherches » avant toute visite. Un signal d’alarme rare qui témoigne de la gravité des accusations portées contre cet établissement face à la mer Égée.
Des Tarifs Hallucinants Qui Défient L’Entendement
Les témoignages accablants ne s’arrêtent pas aux bières et sodas surtarifiés. Des reçus publiés en ligne révèlent l’ampleur réelle de cette dérive tarifaire qui dépasse toute logique commerciale.
Les boissons alcoolisées atteignent des sommets vertigineux : 136 euros pour deux simples verres de Prosecco, 130 euros pour un unique verre de Chardonnay, ou encore 58 euros pour un Aperol. Même un whisky Jack Daniel’s, pourtant standard dans la plupart des bars, est facturé 49 euros.
L’offre culinaire n’échappe pas à cette spirale infernale. Une omelette, plat des plus basiques, est proposée à 15 euros. Mais l’exemple le plus révélateur provient d’une enquête menée par un journaliste infiltré du MailOnline l’année dernière. Ce dernier s’est vu facturer plus de 100 euros pour une simple bouchée de crabe.
Ces montants, loin d’être des erreurs ponctuelles, semblent constituer la politique tarifaire assumée de l’établissement. Les preuves photographiques de ces additions, largement partagées sur les réseaux sociaux, alimentent désormais une méfiance croissante envers certains établissements de l’île.
Face à cette accumulation d’éléments factuels, la question ne porte plus sur l’existence de ces pratiques, mais sur leur justification par les responsables de l’établissement.
La Défense Controversée Du Propriétaire Face Aux Accusations
Cette justification tant attendue, Dimitrios Kalamaras l’assume pleinement. Le propriétaire de l’établissement refuse catégoriquement d’endosser le rôle du restaurateur indélicat et contre-attaque avec véhémence.
Face aux témoignages accablants, il dénonce une campagne de diffamation orchestrée contre son établissement. Sa version des faits diffère radicalement de celle des clients mécontents. Selon lui, les critiques virulentes proviennent de « profiteurs qui voulaient manger gratuitement et se positionner comme des influenceurs ».
Cette accusation, pour le moins surprenante, s’accompagne d’une revendication assumée. Kalamaras insiste sur l’atmosphère de luxe et le service haut de gamme que propose son bar, stratégiquement situé face à la mer Égée. Cette localisation privilégiée et ce positionnement premium justifieraient, selon lui, des tarifs supérieurs à la moyenne.
Le restaurateur semble ainsi transformer les critiques en argument commercial, présentant ses prix exorbitants comme le reflet naturel d’une expérience d’exception. Une rhétorique qui divise autant qu’elle interroge sur les limites acceptables du luxe dans la restauration.
Mais cette ligne de défense résiste-t-elle à l’épreuve du temps ? L’historique judiciaire de l’établissement apporte des éléments de réponse particulièrement éclairants.
Un Passé Judiciaire Qui N’a Pas Suffi À Calmer Les Ardeurs
L’historique révèle effectivement un pattern troublant. Cette polémique n’est pas un incident isolé mais la répétition d’un schéma déjà sanctionné par les autorités grecques.
Il y a trois ans, deux touristes américains avaient déjà dénoncé une addition de 600 euros pour deux cocktails et une assiette de pattes de crabe. L’affaire avait alors pris une dimension officielle, provoquant une réaction immédiate des autorités helléniques. Le ministre du Tourisme, Vassillis Kikilias, avait personnellement ordonné une enquête approfondie sur les pratiques de l’établissement.
Les résultats de cette investigation gouvernementale s’étaient révélés accablants. L’enquête avait mis au jour plusieurs irrégularités fiscales, conduisant à une sanction exemplaire : une amende de 31 000 euros infligée au restaurant récidiviste.
Pourtant, cette sanction financière conséquente n’a manifestement pas suffi à modifier les pratiques tarifaires. Les plaintes continuent d’affluer sur les plateformes d’avis, alimentant une méfiance croissante des vacanciers envers certains établissements de luxe.
Le contraste devient d’autant plus saisissant que d’autres restaurateurs de Mykonos proposent des prix nettement plus raisonnables tout en conservant une clientèle fidèle. Cette mésaventure récurrente transforme désormais l’île en symbole d’une dérive touristique qui interroge sur les limites de l’acceptable dans l’industrie du luxe méditerranéen.