📌 À Vénissieux, le détail bouleversant que ces enfants de 2 et 6 ans ont révélé après trois jours d’errance

Posted 9 août 2025 by: Admin
Découverte Dramatique À Vénissieux
Ce jeudi 7 août en fin d’après-midi, une scène bouleversante a secoué la commune de Vénissieux dans le Rhône. Deux enfants, une fillette de 6 ans et un garçon de 2 ans, ont été découverts errant seuls près d’un complexe sportif. La situation, déjà préoccupante, s’est aggravée lorsque les petits ont été pris à partie par d’autres enfants plus âgés.
Un conseiller municipal, témoin de la scène, n’a pas hésité à intervenir. Son témoignage révèle l’ampleur du drame : « Ils m’ont dit qu’ils dormaient dehors depuis trois jours, qu’ils ne mangeaient pas, ne buvaient pas. On voyait qu’ils étaient déshydratés », confie-t-il au Progrès.
L’état des enfants témoigne de cette errance prolongée. Le plus jeune évoluait pieds nus tandis que sa sœur présentait des pieds boursoufflés. Tous deux portaient des haillons en guise de vêtements, signes évidents d’abandon et de négligence.
Face à cette détresse manifeste, l’élu a immédiatement alerté les forces de l’ordre. La rapidité de son intervention a permis d’éviter que la situation ne dégénère davantage, alors que les deux mineurs montraient des signes flagrants de déshydratation et d’épuisement physique.
État Physique Alarmant Des Victimes
L’examen des deux enfants révèle l’ampleur des sévices subis. La fillette de 6 ans présente un tableau clinique particulièrement préoccupant : son corps porte les traces de violences répétées sous forme de bleus et de morsures. Ses pieds, boursoufflés par l’errance prolongée sur le bitume, témoignent de ces trois jours passés sans abri.
Le garçon de 2 ans, évoluant pieds nus, montre lui aussi les stigmates de cette négligence extrême. Les deux enfants, vêtus de haillons déchirés et sales, portent sur leur corps amaigri les marques d’une malnutrition évidente. Leur déshydratation, immédiatement perceptible selon le témoin, souligne la gravité de leur abandon.
Ces blessures multiples interrogent sur les circonstances exactes de leur errance. Les morsures constatées sur la fillette suggèrent des violences particulièrement inquiétantes, tandis que l’état général des deux mineurs révèle une situation de détresse qui ne date pas d’hier.
L’aspect physique des enfants, au-delà du simple abandon, évoque un environnement de violence et de négligence qui nécessite une intervention urgente des autorités compétentes. Leur prise en charge médicale devient dès lors une priorité absolue pour évaluer l’étendue des traumatismes subis.
Mobilisation Des Services D’Urgence
Face à cette urgence médicale, la réaction des autorités locales ne se fait pas attendre. Le conseiller municipal, témoin de cette scène de détresse, alerte immédiatement la police qui intervient dans l’heure pour récupérer les deux mineurs. Cette mobilisation rapide illustre l’efficacité de la chaîne de secours vénissagine face aux situations d’urgence impliquant des enfants.
La coordination entre les services municipaux et les forces de l’ordre permet une prise en charge immédiate et sécurisée. Selon le cabinet de la maire de Vénissieux, « les enfants étaient en détresse depuis quelque temps. Ils ont été nourris en urgence et accompagnés jusqu’au commissariat ». Cette déclaration confirme que les signes de malnutrition observés nécessitaient une intervention alimentaire prioritaire.
L’accompagnement jusqu’au commissariat s’effectue dans des conditions sécurisées, les autorités ayant conscience de la fragilité psychologique des deux victimes. Cette prise en charge coordonnée démontre la sensibilisation des services publics locaux aux questions de protection de l’enfance et leur capacité à réagir efficacement face aux situations de détresse.
L’intervention municipale marque ainsi le début d’un processus de protection qui va désormais impliquer les instances judiciaires et les services spécialisés dans l’accueil des mineurs en danger.
Enquête Et Placement D’Urgence
Cette mobilisation immédiate déclenche automatiquement les procédures judiciaires et de protection adaptées. La Direction interdépartementale de la police nationale du Rhône confirme officiellement qu’« une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances » de cette situation dramatique. Cette investigation vise à établir les responsabilités et à reconstituer les trois jours d’errance qui ont précédé la découverte des enfants.
Parallèlement à l’enquête policière, le processus de protection s’active immédiatement. Les deux mineurs sont confiés sans délai à l’Institut départemental de l’enfance et de la famille (IDEF), structure spécialisée dans l’accueil en urgence des enfants en danger. Cette institution dispose des moyens humains et matériels nécessaires pour offrir un environnement sécurisé aux victimes de maltraitance.
Le placement à l’IDEF garantit une prise en charge globale : soins médicaux pour traiter les blessures constatées, suivi psychologique pour accompagner le traumatisme, et évaluation approfondie de l’état général des enfants. Cette structure d’accueil d’urgence permet également aux enquêteurs de recueillir les témoignages des mineurs dans des conditions adaptées à leur âge et à leur état de fragilité.
L’activation simultanée de ces deux dispositifs – enquête judiciaire et protection sociale – illustre la coordination nécessaire face aux situations de maltraitance infantile. Cette double approche vise à la fois à identifier les responsables et à protéger durablement les victimes.