📌 Accident de chasse dans l’Eure : un homme de 52 ans meurt après avoir trébuché sur des barbelés, son fusil se déclenche
Posted 29 janvier 2026 by: Admin

La Disparition Inquiétante D’un Chasseur Normand
Dimanche 25 janvier, en fin d’après-midi, un homme de 52 ans quitte sa mère après leur rituel dominical habituel dans la commune du Theil-Nolent, en Eure. Direction : son terrain forestier pour une partie de chasse aux pigeons en solitaire. Mais ce jour-là, le quinquagénaire ne donnera plus signe de vie.
Chaque dimanche, le même scénario se répète : visite à sa mère, puis coup de fil en soirée pour s’assurer que tout va bien. « Il avait l’habitude de visiter sa maman le dimanche, ce qu’il a fait, puis de la rappeler le soir pour s’assurer que tout allait bien », précise le maire de la commune. Ce rituel immuable devient soudain un signal d’alarme lorsque le téléphone reste silencieux.
Face à ce silence inhabituel, la mère du chasseur alerte un voisin. L’inquiétude grandit rapidement. L’homme connaît parfaitement les lieux, il chasse régulièrement sur ce terrain lui appartenant. Pourquoi cette rupture brutale dans ses habitudes ? Le voisin se rend immédiatement sur place pour une recherche qui s’annonce déjà angoissante. Dans la pénombre de cette soirée de janvier, la famille ne sait pas encore que le chasseur ne reviendra jamais de cette sortie en forêt.

La Découverte Tragique Et L’hypothèse De L’accident
Le voisin retrouve le corps sans vie du quinquagénaire sur son terrain forestier, mettant fin aux recherches dans les pires conditions. L’hypothèse accidentelle s’impose rapidement aux enquêteurs face aux premiers éléments recueillis sur place.
Selon le procureur d’Évreux, Rémi Coutin, le chasseur aurait trébuché sur des barbelés durant sa partie de chasse. Cette chute brutale aurait déclenché un mécanisme fatal : « En tombant une balle serait partie de son fusil, le tuant sans doute sur le coup », explique le magistrat. Le tir accidentel n’aurait laissé aucune chance à la victime.
Ce scénario tragique soulève des questions sur les circonstances précises du drame. Le terrain appartenait au chasseur, il en connaissait parfaitement la configuration. Comment un obstacle aussi visible qu’un barbelé a-t-il pu provoquer une chute mortelle ? Le fusil était-il correctement sécurisé durant le déplacement ?
La thèse accidentelle, bien que privilégiée, nécessite des vérifications approfondies pour établir avec certitude le déroulement exact des faits. Les autorités judiciaires et médicales vont désormais devoir reconstituer les derniers instants du quinquagénaire pour comprendre comment une sortie de chasse ordinaire s’est transformée en drame mortel.

L’Enquête En Cours Pour Établir Les Circonstances Exactes
Ces interrogations légitimes justifient l’ouverture d’une enquête officielle confiée à la brigade de gendarmerie de Bernay. Les investigations visent à reconstituer précisément le déroulement du drame et à confirmer ou infirmer l’hypothèse accidentelle.
Le procureur d’Évreux, Rémi Coutin, a annoncé qu’une autopsie aura lieu ce vendredi 30 janvier à l’institut médico-légal de Rouen. Cet examen post-mortem constitue une étape cruciale de l’enquête. Son objectif : « lever le doute » sur les circonstances exactes du décès, précise le magistrat.
L’autopsie permettra notamment de déterminer la trajectoire du tir, la position de la victime au moment du coup de feu, et de confirmer que la balle provient bien du fusil du chasseur. Les légistes rechercheront également d’éventuelles traces de chute sur le corps, cohérentes avec un trébuchement sur des barbelés.
Cette procédure standard dans les décès suspects ou accidentels garantit une analyse scientifique rigoureuse. Les gendarmes de Bernay examinent parallèlement le terrain forestier, relèvent les traces éventuelles et étudient l’état du fusil. Chaque détail compte pour comprendre comment un dimanche de chasse s’est transformé en tragédie mortelle dans cette paisible commune normande.

Un Nouveau Drame Dans Une Série D’Accidents De Chasse En 2025
Cette tragédie normande s’inscrit dans un contexte national particulièrement préoccupant. L’année 2025 a déjà enregistré plusieurs accidents graves impliquant des chasseurs, révélant des failles récurrentes dans les pratiques cynégétiques françaises.
Le 13 novembre dernier, dans les Alpes-de-Haute-Provence, un chasseur a ouvert le feu sur son propre compagnon de chasse après l’avoir confondu avec du gibier. Cette erreur d’identification, aussi dramatique qu’incompréhensible, a failli coûter la vie à la victime.
Deux jours auparavant, le 11 novembre, un incident encore plus choquant s’est produit à Éréac, en Bretagne. Une fillette de dix ans a été accidentellement touchée par des tirs de chasseurs. L’enfant se trouvait à proximité d’une zone de chasse lorsque les plombs l’ont atteinte, illustrant les dangers que représentent ces activités pour les promeneurs et riverains.
Ces accidents répétés soulèvent des questions essentielles sur la formation des chasseurs, le respect des règles de sécurité et la cohabitation entre activité cynégétique et vie quotidienne dans les zones rurales. Le drame du Theil-Nolent, bien que différent par sa nature solitaire, rappelle la dangerosité inhérente à la manipulation d’armes à feu en milieu naturel, même pour des pratiquants expérimentés évoluant sur leur propre terrain.










