📌 Accord UE-Mercosur : Jean-Philippe Tanguy (RN) propose de suspendre la contribution française à l’UE pour protéger l’agriculture

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
Le Député RN Qui Défie Macron Sur Le Dossier Agricole
Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national élu dans la Somme, s’est imposé comme l’une des voix les plus critiques du paysage politique français face aux politiques européennes. Son positionnement tranché en défense des intérêts agricoles nationaux résonne particulièrement en ce début d’année 2026, alors que l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur cristallise les tensions. Les syndicats agricoles français redoutent une ouverture des marchés qui menacerait la viabilité de leur secteur, déjà fragilisé par des années de pressions économiques et réglementaires.
Le 13 janvier, cette inquiétude s’est matérialisée de façon spectaculaire dans les rues de la capitale. Entre 150 et 350 tracteurs ont convergé vers Paris, transformant les grands axes en cortège de protestation agricole. Les images ont marqué les esprits : des engins rutilants venus de toute la France pour assiéger symboliquement le cœur du pouvoir. Cette mobilisation massive illustre l’ampleur de la colère d’une profession qui se sent abandonnée face aux menaces du libre-échange.
Dans ce bras de fer, Jean-Philippe Tanguy s’est naturellement positionné comme porte-voix de cette colère. Sa rhétorique offensive contre l’exécutif et son appel à une rupture avec Bruxelles trouvent un écho favorable auprès des manifestants, qui y voient une forme de courage politique. Le député de la Somme ne se contente pas de soutenir : il attaque frontalement la stratégie gouvernementale qu’il juge hypocrite et insuffisante.
« Couillonner Les Français » : L’Offensive Verbale De Tanguy Contre L’Exécutif
Sur l’antenne de RTL, Jean-Philippe Tanguy ne mâche pas ses mots. Le gouvernement se livre à un « cinéma total », martèle-t-il, accusant Emmanuel Macron de vouloir « couillonner les Français » par des déclarations d’intention sans portée réelle. Selon le député, l’exécutif multiplie les postures rassurantes envers les agriculteurs tout en refusant d’actionner les leviers qui bloqueraient effectivement l’accord UE-Mercosur.
Sa proposition tranche radicalement avec la ligne gouvernementale : suspendre immédiatement la contribution financière française à l’Union européenne, plutôt que de l’augmenter comme prévu. Une stratégie de rupture frontale avec Bruxelles et Ursula von der Leyen, quitte à provoquer une crise institutionnelle. Pour légitimer cette posture combative, Tanguy invoque l’héritage du général de Gaulle et sa célèbre politique de la chaise vide, symbole de résistance face aux pressions communautaires.
Cette rhétorique musclée séduit une partie des manifestants présents à Paris. Là où beaucoup perçoivent compromission et calculs politiques, le député du Rassemblement national propose un affrontement assumé. Sa charge contre l’exécutif résonne avec la frustration d’une profession qui attend des actes concrets, non des promesses diluées dans les méandres diplomatiques européens.
Le débat politique s’enflamme. Faut-il céder aux exigences de Bruxelles ou tenir tête pour sauver le modèle agricole français ? La question divise désormais bien au-delà des rangs de l’opposition.
Paris Assiégée : Quand Les Tracteurs Paralysent La Capitale
« Ni poules mouillées, ni vaches à lait du système européen ». Le mot d’ordre résonne dans toute la capitale ce 13 janvier au petit matin. Dès l’aube, 150 tracteurs pénètrent dans Paris par la Porte Dauphine, ouvrant la voie à un défilé qui atteindra 350 véhicules agricoles selon les organisateurs. Les images saisissent : des engins rutilants convergent vers le cœur politique, bloquant progressivement les artères principales.
La circulation parisienne s’effondre. Accès aux grands axes coupés, transports publics ralentis, quartiers entiers isolés : l’ampleur des perturbations mesure la détermination d’une profession en quête de garanties concrètes. Ce front commun syndical, rare en dehors des crises majeures, amplifie la pression sur un gouvernement déjà fragilisé par les accusations de Tanguy.
Au-delà du blocage physique, c’est le débat sur la souveraineté alimentaire qui resurface brutalement. Les manifestants brandissent une crainte précise : voir la France perdre le contrôle de sa production au profit d’importations sud-américaines échappant aux normes hexagonales. Syndicats, producteurs, représentants départementaux forment un rempart uni contre l’accord UE-Mercosur.
L’exécutif se retrouve acculé. Entre soutien affiché au secteur agricole et gestion des contraintes européennes, l’équilibre devient intenable. Le signal envoyé par les tracteurs parisiens ne laisse aucune ambiguïté : les agriculteurs exigent des actes, pas des compromis édulcorés dans les salons bruxellois.
Après-Choc : Paris Paralysée Et Gouvernement Sous Pression
Les tracteurs ont quitté les grands axes, mais l’onde de choc persiste. La journée du 13 janvier révèle une capitale fragmentée entre solidarité avec les agriculteurs et exaspération face aux perturbations. Transports publics désorganisés, embouteillages monstres, quartiers entiers paralysés pendant des heures : l’impact concret de la mobilisation force chacun à prendre position sur l’accord UE-Mercosur.
Les syndicats agricoles maintiennent un discours ferme. Ils rappellent l’urgence d’une transition équilibrée, capable de préserver emploi et qualité de production locale face à la concurrence sud-américaine. Cette unité, rarement observée, place l’exécutif dans une situation délicate : ignorer ces revendications risquerait d’alimenter une colère durable dans les territoires ruraux.
Le débat politique s’embrase. Opposition comme majorité doivent désormais clarifier leurs positions face aux accusations de duplicité gouvernementale. Tanguy et ses alliés exploitent ce moment pour marteler leur message : la France sacrifie son agriculture sur l’autel de Bruxelles. La question du modèle agricole français, longtemps reléguée au second plan, s’impose brutalement dans l’agenda national.
L’incertitude demeure totale. D’autres actions sont-elles programmées ? La capacité des agriculteurs à mobiliser l’opinion publique au-delà de leur secteur pourrait redéfinir les rapports de force. Le gouvernement, coincé entre promesses européennes et colère nationale, devra trancher : continuer le double discours ou adopter enfin les mesures radicales attendues par les manifestants.










