📌 Affaire Émile : les enquêteurs explorent la piste du congélateur après la découverte d’un traumatisme facial violent
Posted 1 janvier 2026 by: Admin

L’Affaire Émile : Une Disparition Aux Zones D’Ombre Persistantes
Le 8 juillet 2025, le petit Émile Soleil, deux ans et demi, disparaît mystérieusement au hameau du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le garçonnet y passait ses vacances avec une partie de sa famille lorsqu’il s’est évaporé sans laisser de trace. Plusieurs mois de recherches intenses s’ensuivent, jusqu’à ce qu’une randonneuse découvre ses ossements dans le secteur. Les investigations révèlent alors un fait glaçant : Émile a été victime d’un « traumatisme facial violent », et les experts évoquent « la probable intervention d’un tiers ».
L’enquête bascule définitivement dans une dimension criminelle. Le procureur de la République d’Aix-en-Provence dévoile en mars un élément troublant : les « vêtements et les ossements » auraient « été transportés et déposés peu de temps avant leur découverte ». Plus troublant encore, les expertises établissent que « le corps de l’enfant ne s’est pas décomposé dans les vêtements retrouvés dans la forêt ». Cette révélation permet de « considérer l’hypothèse que le corps n’est pas demeuré au même endroit dans le même biotope au cours du processus de décomposition et qu’il n’a pas été enfoui ».
La piste familiale n’est toujours « pas refermée » à ce jour. Les gendarmes multiplient les perquisitions et n’excluent aucune hypothèse, scrutant avec attention le comportement de certains membres du clan Vedovini.

Les Grands-Parents Maternels Au Cœur De L’Enquête
Cette hypothèse du déplacement du corps oriente directement les enquêteurs vers Anne et Philippe Vedovini, les grands-parents maternels d’Émile. En mars, le couple est interpellé avec deux de leurs dix enfants, puis placé en garde à vue avant d’être relâché. Les gendarmes multiplient alors les perquisitions : domicile principal à La Bouilladisse dans les Bouches-du-Rhône, résidence secondaire du Haut-Vernet où séjournait le petit garçon lors de sa disparition.
Fin décembre, une nouvelle perquisition cible à nouveau la maison familiale du hameau. Deux vélos sont saisis, selon BFMTV, sans que les enquêteurs ne précisent leur rôle dans l’enquête. Ces actes répétés démontrent la détermination des autorités à explorer chaque piste au sein de ce clan familial décrit comme discret, traditionaliste et catholique.
Le procureur reste ferme : les vêtements et ossements « auraient été transportés et déposés peu de temps avant leur découverte ». Cette chronologie soulève une question centrale : qui avait accès au corps d’Émile entre sa disparition et la découverte de ses restes ? Les grands-parents, présents sur place au moment des faits, demeurent au centre des interrogations. Leur comportement depuis juillet 2025 intrigue d’ailleurs plusieurs témoins, notamment le maire du Haut-Vernet, qui évoque publiquement un certain « détachement » face au drame.

Philippe Vedovini : Un Comportement Qui Interroge
Ce détachement observé chez le maire trouve un écho troublant dans le passé du patriarche. Philippe Vedovini aurait manifesté une violence récurrente envers sa progéniture selon plusieurs sources proches du dossier. Ancien encadrant à l’institution controversée Riaumont, il n’aurait pas non plus épargné certains pensionnaires de son autorité.
Un gendarme livre au Figaro un témoignage glaçant : « J’ai été marqué par son agacement envers son petit-fils. Il n’arrêtait pas de dire qu’il était têtu et qu’il avait voulu retourner près de sa cabane, en forêt ». Ces remarques répétées sur le caractère prétendument difficile d’Émile contrastent avec l’image d’un enfant de deux ans et demi. Pourquoi insister ainsi sur cette prétendue désobéissance ? Les enquêteurs scrutent désormais chaque mot, chaque justification avancée par le grand-père.
D’autres détails alimentent les soupçons. Un témoin assure avoir aperçu l’un des oncles d’Émile se dirigeant « seul avec un sac à dos vers l’Ubac, alors que tout le monde allait faire une battue ». Un comportement isolé qui interroge, même si l’initié tempère : « C’est en apparence bizarre mais ça ne prouve rien. Il avait peut-être une bonne raison d’y aller ».
Les autorités multiplient les vérifications, conscientes qu’un détail anodin peut tout faire basculer. Chaque membre du clan Vedovini présent ce jour-là fait l’objet d’une attention particulière, et les méthodes d’investigation révèlent l’ampleur des recherches menées.

Des Perquisitions Minutieuses Jusqu’Aux Congélateurs
Cette attention particulière s’est traduite par des fouilles d’une rare exhaustivité. Les gendarmes ont inspecté « chaque recoin des maisons du hameau » où le petit Émile aurait pu se réfugier ou être dissimulé. Une émission d’Enquêtes Criminelles diffusée sur W9 a révélé l’ampleur de ces recherches : « C’est allé, certaines fois, jusqu’à fouiller les congélateurs des maisons ».
Cette démarche, loin d’être anodine, répondait initialement à une hypothèse tragique mais plausible. Nicolas Daguin, journaliste du Figaro, l’expliquait avant que la piste criminelle ne s’impose : « Les congélateurs parce qu’un enfant peut décider d’aller jouer, de se cacher, et de se retrouver bloqué dans un congélateur ». Un scénario glaçant qui justifiait cette vérification systématique dans toutes les habitations accessibles.
Mais la découverte ultérieure du transport des restes d’Émile a totalement modifié la portée de ces fouilles. Les congélateurs ne sont plus seulement envisagés comme des pièges accidentels, mais comme des lieux potentiels de dissimulation. Les nouvelles perquisitions fin 2025 à la résidence du Haut-Vernet, avec la saisie de deux vélos, témoignent d’une enquête qui continue d’explorer chaque possibilité.
Les enquêteurs progressent méthodiquement, conscients que la clé de cette disparition se trouve probablement dans les moindres détails de cette journée du 8 juillet.










