📌 Ardèche : un chasseur en battue victime d’une crevaison causée par un bois de chevreuil encastré dans sa roue

Posted 13 janvier 2026 by: Admin
L’Ironie Du Chasseur Chassé : Quand La Nature Contre-Attaque
Samedi 10 janvier 2026, sur la route départementale 21 qui serpente entre le hameau de Roissac et le col de Serre-Mure en Ardèche, un chasseur a vécu un retournement de situation d’une ironie mordante. Membre de l’association communale de chasse agréée de Saint-Julien-le-Roux, l’homme participait à une battue au sanglier lorsque sa voiture s’est immobilisée brutalement. La cause ? Un bois de chevreuil qui a transformé le traqueur en victime des circonstances.
Le paradoxe est saisissant : alors qu’il circulait d’un point de chasse à un autre, le chasseur s’est retrouvé stoppé net par le gibier qu’il était censé traquer. Pas un sanglier vivant cette fois, mais un vestige animal abandonné au bord de la chaussée. Cette crevaison cocasse, rapportée par Le Dauphiné Libéré, illustre avec une justesse presque poétique les caprices imprévisibles de la faune locale.
Aucune blessure n’est à déplorer dans cette mésaventure ardéchoise, mais l’incident pose une question troublante : qui, du chasseur ou de la nature, a véritablement eu le dernier mot ce jour-là ? La réponse se trouve dans l’état du pneu arrière droit du véhicule.
Anatomie D’Un Accident Improbable : Le Bois Fatal
L’examen du véhicule a révélé une scène aussi stupéfiante qu’improbable : un bois de chevreuil encastré en plein milieu du pneu arrière droit. Pas une simple éraflure ou une perforation classique, mais une pénétration complète qui a transformé la roue en pièce de collection anatomique. Le projectile osseux, vestige de la virilité d’un cervidé, a traversé le caoutchouc avec une précision chirurgicale.
Le diagnostic du garagiste est tombé sans appel : irréparable. La force de l’impact et la forme acérée du bois ont causé des dégâts structurels qui condamnent définitivement le pneu. Sur cette départementale fréquentée par les membres de l’ACCA, la crevaison forcée a contraint le chasseur à un arrêt immédiat, transformant sa journée de battue en opération de dépannage.
Si aucun blessé n’est à déplorer, l’incident soulève une interrogation technique : comment un objet biologique abandonné en bordure de chaussée a-t-il pu infliger pareils dégâts à un équipement moderne ? La réponse réside dans le cycle saisonnier d’une espèce locale qui, chaque hiver, sème involontairement des pièges sur les routes ardéchoises.
Le Cycle Naturel Des Cervidés : Explication Scientifique
La présence de ce bois sur la chaussée ardéchoise n’a rien d’un mystère biologique. Chaque hiver, après la période de rut automnale, les cervidés se débarrassent naturellement de leurs ramures osseuses. Ce phénomène physiologique, aussi prévisible que les migrations aviaires, transforme temporairement les sous-bois et bordures de route en dépôts d’armements naturels abandonnés.
Le chevreuil responsable de cette crevaison a probablement perdu ses bois en lisière de la départementale 21, quelques heures ou jours avant le passage du chasseur. Une fois leur fonction reproductive accomplie, ces excroissances deviennent inutiles et tombent spontanément, libérant l’animal d’un poids devenu superflu. Le timing hivernal explique la concentration de ces « projectiles » organiques sur les axes de circulation ruraux.
Cette mue saisonnière, inscrite dans l’ADN des cervidés depuis des millénaires, crée un risque routier méconnu mais bien réel. Les bois fraîchement détachés conservent leur densité et leurs pointes acérées, capables de percer caoutchouc et métal. L’ironie atteint son paroxysme : le chasseur, expert de la faune locale, a été victime d’un mécanisme biologique qu’il connaissait pourtant parfaitement. Une leçon de terrain que ni lui ni ses collègues de l’ACCA n’oublieront de sitôt.
Bilan Et Enseignements D’une Mésaventure Ardéchoise
L’incident s’est déroulé sur un tronçon stratégique pour les chasseurs locaux : la départementale 21, artère reliant le hameau de Roissac au col de Serre-Mure. Cet axe, emprunté régulièrement par les membres de l’association communale de chasse agréée de Saint-Julien-le-Roux, devient le théâtre d’une anecdote qui circulera longtemps dans les cafés ardéchois.
Le Dauphiné Libéré, qui a révélé l’affaire, confirme l’authenticité de cette scène digne d’un scénario burlesque. Le bilan humain reste heureusement nul : aucun blessé n’est à déplorer. Seul le pneu arrière droit a payé le prix fort. Le verdict du garagiste tombe sans appel : irréparable. Le bois de chevreuil, transformé en projectile involontaire, a signé l’arrêt de mort de la roue avec une efficacité redoutable.
Cette mésaventure illustre une réalité méconnue des territoires ruraux : la faune locale génère des risques routiers imprévisibles, même pour ceux qui la connaissent intimement. Entre le chasseur immobilisé et le chevreuil fantôme dont les ramures continuent de semer le trouble, l’hiver ardéchois démontre que la nature garde toujours une longueur d’avance. Un rappel salutaire que sur ces routes de campagne, chaque virage réserve son lot de surprises.










