📌 Arnaquée 830.000€ par un faux Brad Pitt : Anne attaque ses banques en justice pour avoir validé des virements aux libellés suspects
Posted 13 février 2026 by: Admin

L’Arnaque Au Faux Brad Pitt : Anatomie D’Une Manipulation De Deux Ans
Anne Deneuchatel, 53 ans, a vécu une relation amoureuse virtuelle avec Brad Pitt pendant près de deux ans. Ou du moins, elle le croyait. Des escrocs surnommés « brouteurs » ont utilisé l’intelligence artificielle pour générer des photos truquées et des messages personnalisés au nom de la star hollywoodienne. La technique, d’une sophistication redoutable, a permis de créer une illusion parfaite : images retouchées, conversations intimes calibrées, fausses confidences sur des problèmes de santé urgents.
Persuadée d’entretenir une liaison secrète avec l’acteur, Anne a progressivement transféré 830 000 € pour financer de prétendus soins médicaux dont son « compagnon » aurait eu besoin. Chaque demande était justifiée par un scénario crédible, chaque virement validé par une nouvelle preuve fabriquée de toutes pièces. L’emprise psychologique s’est installée lentement, méthodiquement, jusqu’à ce qu’elle dilapide l’essentiel de ses économies.
En janvier 2025, Anne accepte de raconter son histoire dans l’émission Sept à Huit sur TF1. Le reportage déclenche un débat national sur les escroqueries sentimentales amplifiées par l’IA. Mais loin de susciter la compassion, le témoignage provoque une vague de moqueries et de harcèlement en ligne. La chaîne finit par retirer le document de ses plateformes face à l’ampleur des attaques dont Anne est victime.

Des Libellés Bancaires Explicites Validés Sans Alerte
Aujourd’hui, Anne franchit une nouvelle étape. Elle dépose plainte contre deux établissements bancaires pour négligence manifeste. Son grief : des dizaines de virements aux libellés ouvertement suspects validés sans la moindre alerte. « Opération Mr William Bradley Pitt » pour 35 000 €, « Transplantation rein William Bradley Pitt Clinic Mayo Dr Hatem » pour 59 000 € : ces mentions apparaissent noir sur blanc dans l’historique de ses transactions.
Selon son avocat, entre 400 000 et 500 000 € auraient été transférés avec des intitulés qui auraient dû déclencher immédiatement les systèmes de vigilance. Or aucun établissement n’a réagi. Pas un appel de vérification, pas une suspension temporaire, pas le moindre signalement malgré la répétition de ces opérations portant explicitement le nom d’une célébrité mondiale et évoquant des interventions médicales urgentes.
Pour Anne, ces validations successives révèlent des « failles » criantes dans les protocoles de lutte contre la fraude. Comment des mentions aussi explicites ont-elles pu passer inaperçues ? Les dispositifs de contrôle automatisés, censés repérer les anomalies, semblent avoir été totalement inopérants. Cette négligence présumée soulève une question dérangeante : à quoi servent les systèmes de surveillance bancaire si des libellés aussi flagrants ne déclenchent aucune réaction ?

Les Conséquences Humaines Dévastatrices De L’Arnaque
Au-delà du gouffre financier, cette affaire a plongé Anne dans un abîme psychologique. Hospitalisée pour dépression sévère après la découverte de l’escroquerie, elle n’imaginait pas que le pire restait à venir. La diffusion de son témoignage dans Sept à Huit en janvier 2025 a déclenché une vague de cyberharcèlement d’une violence inouïe.
Sur les réseaux sociaux, les moqueries se sont multipliées. Des internautes ont ridiculisé sa « naïveté », d’autres l’ont accablée de commentaires cruels. Cette stigmatisation publique, cette victimisation secondaire, s’est révélée aussi dévastatrice que l’arnaque elle-même. Face à ce déferlement, TF1 a pris la décision rare de retirer le reportage de toutes ses plateformes.
Anne s’est alors retirée de la vie publique, confrontée à un double traumatisme : l’escroquerie d’abord, puis l’humiliation collective. Là où elle espérait sensibiliser aux dangers des manipulations par IA, elle a essuyé le mépris. Cette épreuve illustre une réalité méconnue : les victimes d’arnaques sentimentales subissent souvent un jugement social implacable qui aggrave leur détresse initiale.
Pourtant, derrière ces attaques se cache une incompréhension fondamentale des mécanismes psychologiques à l’œuvre dans ces escroqueries sophistiquées. Les fraudeurs exploitent des failles émotionnelles avec une précision chirurgicale, appuyés par des technologies d’IA toujours plus convaincantes. Cette dimension humaine, trop souvent négligée, explique aujourd’hui la détermination d’Anne à transformer son calvaire en combat collectif.

Un Combat Judiciaire Pour Renforcer Les Contrôles Bancaires
C’est précisément cette volonté de donner un sens à son calvaire qui pousse désormais Anne à porter l’affaire devant les tribunaux. Sa plainte contre deux établissements bancaires ne vise pas uniquement une compensation financière. Elle poursuit un objectif plus vaste : faire reconnaître la négligence manifeste des banques et imposer un renforcement des systèmes de vigilance face aux fraudes par IA.
« Il y a des failles et cela ne doit plus se reproduire », martèle-t-elle. Cette déclaration résume l’essence de sa démarche : transformer son expérience en levier de changement systémique. Selon son avocat, entre 400 000 et 500 000 € de transactions auraient dû déclencher des alertes automatiques. Or, aucune intervention n’a eu lieu.
L’action en justice cible donc la responsabilité des établissements bancaires dans la chaîne de l’escroquerie. Anne veut démontrer qu’au-delà de la manipulation psychologique, des dispositifs de contrôle défaillants ont facilité le détournement de centaines de milliers d’euros. Des virements mentionnant explicitement « Transplantation rein William Bradley Pitt » auraient dû éveiller les soupçons de n’importe quel système de surveillance moderne.
Cette bataille judiciaire porte une dimension collective. En exposant les lacunes du système bancaire, Anne entend protéger d’autres victimes potentielles. Son combat illustre une réalité croissante : face à des escroqueries toujours plus sophistiquées exploitant l’IA, les mécanismes de protection actuels accusent un retard dangereux. La reconnaissance judiciaire de cette négligence pourrait contraindre les banques à revoir leurs protocoles de vigilance.










