📌 Avignon : un bonnet retrouvé près de la Durance relance les recherches pour retrouver Joël Picault, disparu depuis le 16 février
Posted 21 février 2026 by: Admin

Le Dernier Message Qui A Tout Déclenché
Lundi 16 février 2026. Joël Picault ne se présente pas à son poste chez Le Relais, à Avignon. Une absence signalée à son employeur, suivie d’un geste qui va transformer une journée ordinaire en course contre la montre : l’envoi d’un SMS à son ancien collègue Florent. Le contenu de ce message reste flou, mais son ton suffisamment alarmant pousse immédiatement le trentenaire à réagir.
« _Je me pose la question de pourquoi il me l’a envoyé à moi_ », confiera-t-il plus tard. Sans attendre, Florent se rend au domicile du sexagénaire accompagné de son père. Porte close. Personne ne répond. L’inquiétude grimpe d’un cran. Les deux hommes contactent alors Jasmine Zeroug, l’ex-compagne de Joël, restée en bons termes avec lui après près de vingt ans de vie commune.
Les pompiers, alertés par Jasmine, forcent l’accès au logement. À l’intérieur, une scène déroutante : les papiers d’identité, les effets personnels, tout est là . Seul Joël manque. Aucun signe de départ précipité, aucune trace de lutte. Juste une absence inexpliquée qui transforme le SMS matinal en signal d’alarme. Dès ce lundi, Jasmine Zeroug signale officiellement la disparition inquiétante auprès de la police.

Moyens Déployés : Recherches Intensives Près De La Durance
Le mardi en fin de journée, la machine policière se met en branle. Brigade canine, drone, pompiers : les forces de l’ordre déploient un arsenal technique concentré sur un périmètre précis. La zone de recherche ne doit rien au hasard. Le téléphone de Joël Picault a borné pour la dernière fois le lundi matin, aux abords de la Durance, non loin de son lieu de résidence.
Les maîtres-chiens fouillent les berges, le drone survole la végétation dense, les pompiers scrutent les rives. Le secteur ciblé s’étend sur plusieurs kilomètres le long du fleuve, terrain complexe où la nature reprend facilement ses droits. Malgré l’intensité des moyens déployés, les recherches ne donnent rien. Aucune trace, aucun indice probant. Le signal téléphonique reste la seule piste tangible, un point de géolocalisation qui oriente les efforts sans pour autant révéler ce qui s’est réellement passé.
La Durance, avec ses courants et ses zones boisées, complique la tâche. Les équipes quadrillent méthodiquement, mais l’homme de 60 ans semble s’être volatilisé. L’opération professionnelle, pourtant conduite avec rigueur, bute sur une réalité frustrante : Joël Picault demeure introuvable. Face à cette impasse, l’espoir se tourne vers une autre forme de mobilisation.

La Mobilisation Des Proches : Une Battue Citoyenne
Face à l’échec des recherches officielles, Jasmine Zeroug prend les devants. Sur Facebook, elle lance un appel à la solidarité pour organiser une battue le samedi 21 février 2026 au matin. Le long de la Durance, une trentaine de proches se mobilisent, décidés à reprendre là où les autorités ont dû s’arrêter.
L’opération citoyenne débute à l’aube. Amis, collègues de l’entreprise Le Relais, simples connaissances : tous arpentent les berges, scrutent les sous-bois, inspectent les zones que les équipes professionnelles ont peut-être manquées. Cette battue improvisée témoigne d’une réalité : quand les moyens techniques ne suffisent pas, l’humain reprend ses droits. La connaissance du terrain, l’opiniâtreté, l’émotion aussi, deviennent des atouts.
Les recherches portent leurs fruits, modestement. Un bonnet avec des cheveux blancs est découvert et aussitôt remis à la police. Indice tangible ou simple effet personnel égaré ? L’analyse déterminera sa pertinence. Mais pour Jasmine Zeroug, l’essentiel est ailleurs. « Je n’ai pas envie de parler de lui au passé, il faut garder espoir, je chercherai jusqu’à le retrouver », déclare-t-elle avec une détermination qui ne faiblit pas.
Cette mobilisation révèle aussi une dimension troublante : Joël Picault était entouré, apprécié, suffisamment pour qu’une trentaine de personnes sacrifient leur samedi. Un homme loin d’être isolé, ce qui rend sa disparition d’autant plus déconcertante.

Le Portrait D’un Homme Qui Ne Montrait Pas Sa Souffrance
Cette mobilisation massive autour de Joël Picault révèle paradoxalement le fossé entre l’apparence sociale et le drame intime. Collègues de l’entreprise Le Relais, ex-compagne, amis : tous dressent le même portrait. Un homme joyeux et bout-en-train, prompt à égayer le quotidien, loin de l’image d’une personne en détresse.
Jasmine Zeroug, avec qui il a partagé près de 20 ans de sa vie, confirme cette lecture. Leur relation s’était maintenue en bons termes après la séparation, signe d’une maturité affective rare. Rien, dans le comportement du sexagénaire, ne laissait présager un tel basculement. « Il ne laissait pas transparaître son mal-être malgré les épreuves personnelles traversées », confie son entourage.
Ce décalage soulève une question essentielle : combien de signaux faibles sont passés inaperçus ? Le SMS envoyé à Florent le lundi matin constitue peut-être le seul instant où Joël Picault a laissé filtrer sa détresse. Un message suffisamment alarmant pour déclencher l’alerte, mais arrivé trop tard pour prévenir la disparition.
La disparition est qualifiée de « soudaine » par tous ceux qui le connaissaient. Pourtant, derrière le masque social du bon vivant se cachait manifestement une souffrance que le sexagénaire préférait taire. Une discrétion psychologique qui interroge sur la capacité collective à détecter la détresse d’autrui, même chez les proches les plus attentifs.









