📌 Bergame : une fillette de 18 mois fracturée lors d’une tentative d’enlèvement à la sortie d’un supermarché
Posted 16 février 2026 by: Admin

L’Agression Éclair Qui A Bouleversé Bergame
Samedi 14 février, peu après 13 heures, les caméras de surveillance du supermarché Esselunga de la Via Corridoni ont capturé une scène que personne n’oublie. Une famille quitte tranquillement le magasin : le père pousse le chariot de courses, la mère tient la main de leur fillette de 18 mois. Les portes automatiques s’ouvrent. En quelques secondes, le quotidien bascule dans l’horreur.
Un homme surgit, pieds nus, vêtu de vêtements usés. Sans un mot, il se jette sur l’enfant, saisit sa jambe droite et tente de l’entraîner vers l’intérieur du magasin. La mère s’agrippe à la main de sa fille, refuse de lâcher prise. La lutte est brève mais d’une violence extrême. « Je faisais mes courses quand j’ai entendu un cri vraiment déchirant d’une femme », raconte un client présent au moment des faits. « Je me suis approché et j’ai vu un homme, pieds nus et vêtu de vêtements usés, allongé par terre, la tête entre les mains et entouré de six ou huit employés du supermarché. »
Les images de vidéosurveillance, désormais entre les mains de la brigade criminelle, permettent de reconstituer les faits. L’agression a duré une vingtaine de secondes. Le père abandonne son chariot, frappe l’agresseur dans le dos pour le déséquilibrer. Un agent de sécurité et plusieurs clients interviennent aussitôt pour immobiliser l’homme. La mobilisation collective empêche l’irréparable, mais la fillette est gravement blessée : fracture du fémur diagnostiquée à l’hôpital Pape Jean XXIII.

Vingt Secondes De Lutte Désespérée
La violence du geste a laissé des traces physiques irréversibles. Projetée au sol, la mère n’a jamais lâché la main de son enfant malgré la force exercée par l’agresseur. Les médecins de l’hôpital Pape Jean XXIII ont confirmé que la fracture du fémur résulte directement de « la violence exercée pour la tirer hors des bras de sa mère ». Une blessure qui témoigne de l’acharnement de l’homme et de la résistance désespérée des parents.
« C’était un moment vraiment chaotique », poursuit le témoin qui a assisté à la scène. Pendant ces vingt secondes interminables, chaque seconde a compté. Le père, abandonnant instantanément son chariot, a frappé l’agresseur dans le dos pour le déséquilibrer. L’agent de sécurité et plusieurs clients se sont précipités pour immobiliser l’homme au sol. Cette mobilisation collective a empêché l’enlèvement, mais n’a pas suffi à épargner l’enfant.
Un détail souligne l’urgence de la situation : un médecin, présent par hasard dans le magasin au moment des faits, a immédiatement pris en charge la famille avant même l’arrivée des secours. « J’ai d’abord appelé les secours, mais j’ai ensuite remarqué qu’un employé du supermarché était déjà au téléphone avec la police, qui est arrivée presque aussitôt », explique le témoin. La réactivité a permis d’arrêter l’homme sur place, mais les questions sur son identité et ses motivations restent entières.

Profil D’un Agresseur Énigmatique
L’identité de l’homme interpellé soulève autant de questions qu’elle n’apporte de réponses. Les enquêteurs ont établi qu’il s’agit d’un Roumain de 37 ans, sans domicile fixe, arrivé à Bergame quelques jours seulement avant les faits. Aucun antécédent judiciaire ne figure à son nom, aucun lien n’existe avec la famille agressée. Le caractère totalement aléatoire de son geste déroute les autorités.
« L’homme ne semblait pas réaliser la portée de son geste », précise la police locale dans un communiqué prudent. Cette formulation laisse entrevoir une possible confusion mentale, sans toutefois tirer de conclusions hâtives. Les enquêteurs insistent : « Il est trop tôt pour spéculer sur d’éventuels troubles mentaux ou médicaux ». L’absence de mobile apparent transforme cette agression en énigme psychiatrique autant que judiciaire.
Placé en détention provisoire à la prison de Via Gleno, l’homme fait face à des charges lourdes : tentative d’enlèvement de mineur et coups et blessures aggravées, cette dernière qualification s’appliquant en raison du très jeune âge de la victime. Les images de vidéosurveillance, désormais entre les mains de la brigade criminelle, constituent la pièce maîtresse d’un dossier qui devra élucider ce qui a poussé cet inconnu à surgir pieds nus dans un supermarché pour arracher une enfant à ses parents. La question du mobile reste entière, alimentant l’inquiétude grandissante des habitants de Bergame.

Conséquences Judiciaires Et Onde De Choc Collective
Les charges retenues contre le suspect ne laissent aucune place au doute sur la gravité des faits. Enfermé à la prison de Via Gleno, l’homme encourt une condamnation sévère pour tentative d’enlèvement de mineur et coups et blessures aggravées. La justice italienne traite ce dossier avec la plus extrême fermeté, consciente que l’âge de la victime et la violence de l’agression appellent une réponse pénale exemplaire.
Mais au-delà des poursuites judiciaires, c’est toute la ville de Bergame qui peine à digérer l’événement. Les habitants évoquent une scène « irréelle », surgissant en plein jour dans un lieu que des centaines de familles fréquentent chaque semaine. La diffusion des images de vidéosurveillance a amplifié le traumatisme collectif : voir un inconnu se jeter sur une enfant sans avertissement, avec une détermination aussi brutale, a « ravivé les peurs les plus profondes » selon plusieurs témoignages recueillis sur place.
Les réseaux sociaux italiens bruissent d’indignation et d’incompréhension. Comment un tel acte a-t-il pu se produire dans un espace commercial ordinaire, un samedi après-midi ? L’absence de mobile identifiable rend l’agression encore plus terrifiante : n’importe quelle famille, n’importe quel enfant aurait pu être visé. Cette imprévisibilité transforme un fait divers en symbole d’une vulnérabilité que personne ne veut reconnaître. Pour les parents de Bergame, faire les courses ne sera plus jamais un geste anodin.










