📌 Braconnage en Afrique du Sud : six lions attaquent et tuent trois chasseurs de rhinocéros dans une réserve privée
Posted 21 février 2026 by: Admin

L’Embuscade Mortelle : Quand Les Chasseurs Deviennent Les Proies
Le 2 juillet 2018, trois hommes pénètrent illégalement dans la réserve animalière privée de Shibuya Game, en Afrique du Sud. Leur objectif : abattre des rhinocéros pour leurs cornes. Mais cette expédition minutieusement planifiée va basculer dans l’horreur.
Au cœur de la réserve, le trio tombe nez à nez avec un groupe de six lions. La confrontation est fulgurante. Les félins attaquent et dévorent les braconniers avant qu’ils n’aient le temps de réagir.
« Ils se sont retrouvés au milieu d’un groupe de six lions, et ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour réagir », explique Nick Fox, propriétaire des lieux, à l’AFP. La scène découverte par les équipes est glaçante : « Nous ne savons pas exactement combien ils étaient, il n’en reste pas grand-chose. Des restes humains étaient aussi clairement identifiables. »
Sur place, l’unité anti-braconnage récupère les preuves d’une opération criminelle de grande envergure : vêtements déchiquetés, armes sophistiquées et équipement professionnel jonchent le sol. Les vestiges d’une chasse qui s’est retournée contre ses auteurs avec une violence implacable.

L’Arsenal Du Crime : Anatomie D’Une Opération De Braconnage
L’inventaire du matériel retrouvé sur les lieux révèle l’ampleur de la préparation. Les enquêteurs découvrent une carabine de gros calibre équipée d’un silencieux, une hache, des pinces coupantes et des provisions pour plusieurs jours. Un équipement qui trahit la nature professionnelle de l’expédition.
« Ils avaient une carabine de gros calibre équipée d’un silencieux avec eux, ainsi qu’une hache, des pinces coupantes et de la nourriture pour plusieurs jours », détaille Nick Fox dans les colonnes du journal RNEWS. Chaque élément raconte la même histoire : celle d’une traque méthodique, pensée pour durer.
Le propriétaire de la réserve ne laisse planer aucun doute sur les intentions du groupe : « Tout cela indique qu’il s’agissait d’un gang venu dans le parc avec l’intention de tuer des rhinocéros pour leurs cornes. »
Le silencieux sur l’arme confirme la volonté d’opérer dans la plus grande discrétion. Les pinces coupantes, elles, servaient probablement à franchir les clôtures de protection. Cette découverte macabre illustre la sophistication croissante des réseaux de braconnage qui ciblent les réserves sud-africaines, véritables coffres-forts de la biodiversité mondiale.

Afrique Du Sud : Sanctuaire Assiégé Des Rhinocéros
Cette attaque mortelle s’inscrit dans un contexte bien plus large. L’Afrique du Sud abrite entre 16 000 et 18 000 rhinocéros, soit la plus importante population mondiale de cette espèce en danger critique d’extinction.
Un patrimoine naturel exceptionnel qui attire précisément les braconniers du monde entier. Chaque année, des milliers d’animaux tombent sous les balles, victimes d’un trafic lucratif qui alimente les marchés clandestins asiatiques.
La cible ? Les cornes de rhinocéros, vendues à prix d’or en Asie où elles peuvent atteindre jusqu’à 60 000 dollars le kilogramme. Un commerce qui transforme chaque animal en cible ambulante valant des centaines de milliers de dollars.
Cette valeur démesurée explique la détermination des gangs de braconniers qui, malgré les risques encourus, persistent à pénétrer dans les réserves protégées. Les autorités sud-africaines font face à une guerre d’usure où chaque rhinocéros sauvé représente une victoire temporaire contre des réseaux internationaux puissamment organisés.
La tragédie de Shibuya Game illustre l’ironie cruelle de cette situation : dans leur quête d’enrichissement rapide, les braconniers sous-estiment les véritables maîtres des lieux. Face à l’ampleur du fléau, les scientifiques explorent désormais des solutions radicales pour protéger ces géants menacés.

La Contre-Offensive Scientifique : Des Cornes Radioactives Pour Sauver L’Espèce
Ces solutions radicales prennent aujourd’hui une tournure inattendue. La demande asiatique repose sur une croyance persistante : les cornes de rhinocéros posséderaient des vertus thérapeutiques miraculeuses selon la médecine traditionnelle. Fièvre, convulsions, aphrodisiaques – autant d’usages qui alimentent un marché aussi lucratif qu’irrationnel.
Face à cette superstition mortifère, des chercheurs sud-africains ont développé une riposte technologique révolutionnaire. L’initiative consiste à injecter des isotopes radioactifs dans les cornes des rhinocéros vivants, rendant la matière impropre à toute consommation humaine sans nuire à l’animal porteur.
Cette technique transforme chaque corne en poison détectable par les scanners de sécurité des aéroports et ports internationaux. Les trafiquants se retrouvent ainsi avec une marchandise invendable, potentiellement dangereuse pour les consommateurs finaux.
Le procédé s’inscrit dans une stratégie globale combinant surveillance aérienne par drones, unités anti-braconnage armées et désormais dissuasion chimique. Plusieurs réserves privées ont déjà adopté ce protocole avec des résultats encourageants : les tentatives d’intrusion ont significativement diminué dans les zones où le programme a été médiatisé.
Cette approche scientifique illustre une vérité implacable : seule l’innovation peut contrer l’appât du gain. Pendant que les lions de Shibuya Game ont administré leur propre justice expéditive, la communauté scientifique bâtit une protection durable pour préserver ce qui reste d’une espèce au bord du gouffre.










