📌 Brigitte Bardot : Audrey Crespo-Mara affirme six condamnations pour racisme, Franz-Olivier Giesbert conteste fermement

Posted 5 janvier 2026 by: Admin
L’Hommage Controversé : Quand La Mort De Bardot Ravive Les Polémiques
Le 28 décembre 2025 restera gravé comme une date historique. Brigitte Bardot s’est éteinte à 91 ans, emportant avec elle six décennies de gloire cinématographique et d’engagement pour la cause animale. L’annonce a provoqué un déferlement d’hommages sur les réseaux sociaux, saluant l’icône nationale qui a incarné la liberté et la sensualité françaises à travers le monde.
Pourtant, derrière le concert de louanges se profile une réalité judiciaire incontournable. Les chaînes d’information, en revisitant son parcours, n’ont pu éluder les six condamnations pour propos racistes qui ont émaillé les dernières décennies de sa vie. Cette dualité post-mortem révèle la complexité d’un héritage national : comment honorer une star planétaire dont les prises de position ont franchi les limites de la légalité ?
Les médias se retrouvent face à un exercice périlleux. Célébrer la militante qui a consacré sa retraite au sauvetage animal tout en rappelant les verdicts de justice qui l’ont condamnée. Cette tension mémorielle transforme chaque hommage en terrain miné, où l’éloge côtoie systématiquement la controverse. L’icône de « Et Dieu… créa la femme » aura marqué son époque jusqu’au bout, suscitant admiration et indignation dans un même souffle.
Cette ambivalence n’a pas échappé à Audrey Crespo-Mara lors du journal de 13 heures sur TF1.
Le Clash En Direct : Audrey Crespo-Mara Face À Franz-Olivier Giesbert
Le plateau du JT de 13 heures s’est transformé en ring médiatique. Face à Franz-Olivier Giesbert, venu saluer une femme « libre, courageuse et indomptable », Audrey Crespo-Mara a lâché sans détour : « Elle a quand même été condamnée six fois pour propos à caractère raciste ». La phrase, prononcée avec un calme professionnel, a rompu le consensus mémoriel ambiant.
La réaction de l’éditorialiste ne s’est pas fait attendre. Visiblement agacé, Giesbert a rétorqué d’un ton cassant : « Pfff, c’est totalement faux, c’est la justice ». Cette réplique troublante brouille les lignes : conteste-t-il les faits judiciaires ou critique-t-il l’institution qui les a prononcés ? L’ambiguïté laisse planer un malaise palpable sur le plateau.
Cette séquence cristallise la fracture mémorielle qui traverse la France depuis l’annonce du décès. D’un côté, les défenseurs d’une icône nationale dont le parcours artistique et militant mériterait l’indulgence. De l’autre, ceux qui refusent d’effacer des condamnations judiciaires au nom de la légende. La veuve de Thierry Ardisson incarnait cette seconde ligne, rappelant que la gloire passée n’absout pas les dérives présentes.
L’échange n’a pas tardé à enflammer les réseaux sociaux, où la légitimité même de Giesbert à défendre Bardot allait être violemment questionnée.
La Contre-Attaque Des Réseaux Sociaux : Giesbert Dans La Ligne De Mire
La séquence, relayée massivement sur X, a déclenché un effet boomerang ravageur. Les internautes n’ont pas tardé à exhumer le passé judiciaire de Franz-Olivier Giesbert lui-même, condamné en 2014 pour propos racistes envers la communauté asiatique. L’ironie de voir un condamné défendre une autre condamnée n’a échappé à personne.
« Je recommande l’excellent doc diffusé sur France 5, ‘Je ne suis pas chinetoque – Histoire du racisme anti-asiatique’, car c’est là que j’ai découvert la condamnation du torchon Le Point et de Franz-Olivier Giesbert », a commenté un utilisateur, transformant la défense mémorielle en accusation à double tranchant. Le documentaire, diffusé quelques années auparavant, ressurgit comme une preuve accablante de l’hypocrisie du débat.
Plus incisif encore, un autre internaute a soulevé la question de l’indulgence sélective : « Si Brigitte Bardot avait ciblé la communauté Israélite dans ses propos racistes, est-ce que ce Gisbert aurait été aussi compréhensif en critiquant la justice pour ces condamnations ? » Cette interrogation met en lumière les hiérarchies invisibles dans le traitement médiatique du racisme, selon les communautés visées.
La viralité de l’échange révèle une fracture plus profonde : celle d’une société qui refuse désormais de sacraliser les icônes au mépris des faits. Une exigence de cohérence que d’autres personnalités avaient déjà formulée, bien avant la mort de Bardot.
Benjamin Castaldi : La Charge De 2017 Qui Résonne Encore
Cette exigence de lucidité, Benjamin Castaldi l’avait formulée avec une brutalité rafraîchissante dès 2017. Alors chroniqueur de TPMP, il avait réagi à une attaque de Brigitte Bardot visant Cyril Hanouna et son équipe en brisant le tabou de l’intouchabilité.
« C’est vrai que ça a été une immense star, elle a fait des films absolument sublimes, elle a même fait des chefs-d’œuvre », concédait-il d’emblée, reconnaissant son héritage cinématographique. Mais le ton changeait radicalement : « Mais là, dès qu’elle ouvre sa bouche, c’est pour dire des choses qui sont généralement terribles. »
L’animateur ne s’est pas arrêté à mi-chemin. « Elle est homophobe, elle est raciste », a-t-il asséné, sans détours ni euphémismes. Une accusation frontale qui résonne aujourd’hui avec une acuité particulière, alors que les défenseurs de Bardot minimisent ses condamnations judiciaires.
Le plaidoyer de Castaldi allait plus loin encore, ciblant la responsabilité médiatique : « J’ai beaucoup de mal à entendre des propos comme ça en 2017. Je trouve ça regrettable qu’on lui demande encore son avis parce que franchement son avis, on s’en fout ! » Une prise de position qui questionnait la légitimité accordée aux célébrités condamnées, bien avant que sa mort ne ravive le débat.
Cette charge de 2017 replace les polémiques actuelles dans une continuité logique. La mort de Bardot n’a fait que cristalliser une tension préexistante entre glorification patrimoniale et responsabilité morale, une équation que la France peine toujours à résoudre.










