📌 Cédric Jubillar : la décision qui pourrait lui retirer définitivement ses enfants Louis et Elyah

Posted 30 novembre 2025 by: Admin
L’Enjeu Judiciaire Du 1er Décembre : Une Décision Qui Pourrait Redéfinir Le Lien Père-Enfants
La justice tarnaise s’apprête à franchir une étape décisive ce lundi 1er décembre à 9 heures. Quelques semaines après avoir condamné Cédric Jubillar à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Delphine, elle doit désormais statuer sur le retrait de son autorité parentale sur Louis, 11 ans, et Elyah, 6 ans et demi. Cette décision, réclamée par les avocats de l’administratrice ad-hoc des enfants, s’inscrit dans la continuité logique du verdict du 17 octobre dernier.
Le retrait envisagé priverait le peintre plaquiste de 38 ans de toute décision concernant la vie sociale, éducative et sanitaire de ses deux enfants. Pourtant, cette sanction maintiendrait un droit de visite supervisé au parloir, dispositif que Cédric Jubillar juge inadapté pour ses enfants. Une position paradoxale pour un homme qui n’a plus revu sa progéniture depuis son placement en détention provisoire le 18 juin 2021.
L’enjeu dépasse la simple dimension juridique. Il s’agit de déterminer si un homme condamné pour le meurtre de la mère de ses enfants, dans une affaire où le corps n’a toujours pas été retrouvé, peut légitimement conserver un pouvoir décisionnel sur leur avenir. La cour devra trancher entre les droits du père présumé innocent en appel et la protection des mineurs confrontés à un traumatisme familial sans précédent.
Quatre Ans Sans Contact : La Rupture Familiale Documentée Au Procès
Depuis le 18 juin 2021, date de son placement en détention provisoire, Cédric Jubillar n’a plus revu ses enfants. Cette absence totale, qui s’étend désormais sur plus de quatre ans, révèle une rupture familiale dont l’ampleur a été mise au jour lors du procès d’Albi. Les débats judiciaires ont notamment souligné le peu de contact maintenu par le père avec sa progéniture, un élément déterminant dans l’évaluation de son lien parental.
Le constat s’avère accablant : une seule lettre adressée à son fils aîné Louis durant l’été 2020, période même de la disparition de Delphine. Aucun autre courrier, aucune tentative de communication régulière depuis son incarcération. Au-delà de cette absence d’échanges, le procès a également révélé des éléments troublants concernant la violence supposée du père envers son fils aîné, des accusations qui jettent une lumière crue sur le climat familial avant le drame.
Louis et Elyah vivent aujourd’hui sous la garde de Stéphanie, la sœur aînée de leur mère, dans le Tarn. Cette configuration familiale, née de la tragédie, offre aux enfants une stabilité que leur père, enfermé au quartier d’isolement de Seysses, ne peut plus assurer. Cette distance géographique et affective constitue un argument de poids pour les avocats de l’administratrice ad-hoc, qui plaident pour une rupture juridique définitive de l’autorité parentale.
Les Réactions Des Enfants Au Verdict : Entre Soulagement Et Colère
Le 17 octobre 2025, lorsque la cour d’assises du Tarn a prononcé sa sentence de 30 ans de réclusion criminelle, Louis et Elyah se trouvaient loin du tribunal. L’administratrice ad-hoc a pris en charge l’annonce auprès de l’aîné, tandis que la petite Elyah, alors à l’école, a appris la nouvelle par ses proches. Deux modes d’information pour deux enfants qui portent le poids d’un drame familial dont ils n’ont jamais choisi d’être les témoins.
La réaction de Louis révèle une maturité précoce face à l’horreur. « Il a été soulagé par cette décision même si, dans son esprit, 30 ans cela peut paraître beaucoup », a confié Me Malika Chmani, l’une des avocates de l’administratrice. Mais ce soulagement cache une inquiétude bien plus profonde : le garçon de 11 ans redoutait par-dessus tout de « repartir avec son père » en cas d’acquittement. Cette crainte dit tout de la relation brisée entre le père et le fils.
Au soulagement s’ajoute une colère tenace. « Il s’est dit soulagé, mais aussi très en colère, car, selon lui, son père ne veut pas dire les choses », poursuit l’avocate. Ces mots d’enfant résonnent comme un appel à la vérité dans une affaire où le corps de Delphine demeure introuvable. Pour Elyah, trop jeune pour saisir pleinement les enjeux judiciaires, l’annonce a nécessité des explications adaptées, une charge émotionnelle que ses proches ont dû assumer avec délicatesse.
L’Appel Annoncé : Rendez-Vous En Janvier 2027 À Toulouse
Depuis sa cellule du quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Seysses, en Haute-Garonne, Cédric Jubillar n’a pas varié d’un iota. « Je n’ai absolument rien fait à Delphine », martelait-il lors de son dernier mot devant la cour d’assises du Tarn, faisant écho à sa déclaration d’ouverture : « Je conteste toujours les faits qui me sont reprochés ». Trente ans de réclusion criminelle n’ont pas entamé sa ligne de défense. Le peintre plaquiste de 38 ans se prépare désormais à un nouveau combat judiciaire.
Selon La Dépêche, son procès en appel devrait se tenir début janvier 2027 devant la cour d’assises de Toulouse. Une date qui laisse plus d’un an d’attente à toutes les parties prenantes de cette affaire hors norme, marquée par l’absence de corps et une enquête aux rebondissements multiples. La cour d’appel de Toulouse envisagerait d’aménager une salle de retranscription, dispositif qui avait permis au public et aux médias de suivre le procès d’Albi malgré l’affluence exceptionnelle.
Cette perspective d’appel maintient l’affaire Jubillar dans une zone d’incertitude judiciaire. Présumé innocent jusqu’au terme de tous les recours possibles, Cédric Jubillar pourrait voir son statut évoluer à nouveau en 2027. Mais avant cette échéance, c’est bien la décision du 1er décembre sur son autorité parentale qui redéfinira immédiatement son lien avec Louis et Elyah, indépendamment de tout procès futur.










