📌 César 2026 : Pierre Lottin multiplie les dérapages verbaux avant de remporter le prix du meilleur second rôle
Posted 28 février 2026 by: Admin

Pierre Lottin, L’Acteur Qui A Multiplié Les Dérapages En Direct
La 51ᵉ cérémonie des César, diffusée le 26 février 2026 sur Canal+, restera marquée par les interventions déconcertantes de Pierre Lottin. Dès son arrivée sur le tapis rouge, l’acteur attire l’attention, mais c’est sur scène que son comportement inhabituel provoque le malaise. Nommé pour le meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans L’Étranger, il endosse également un rôle de remettant aux côtés d’Alexandra Lamy.
Cette double casquette – lauréat potentiel et maître de cérémonie ponctuel – aurait dû lui conférer une position de prestige. Pourtant, Lottin transforme chacune de ses trois apparitions en moment de gêne télévisuelle. Il remonte sur scène à deux reprises pour annoncer le prix du Meilleur effet visuel puis celui du meilleur scénario adapté, avant de recevoir sa propre récompense en fin de soirée.
Le contraste est saisissant : alors que la cérémonie présidée par Camille Cottin avec Benjamin Lavernhe comme maître de cérémonie maintient son élégance habituelle, les interventions de Lottin détonnent par leur spontanéité désinhibée. Ce qui aurait pu rester anecdotique devient rapidement un fil conducteur inconfortable de la soirée, chaque retour de l’acteur au micro renforçant l’impression d’un décalage croissant avec le protocole attendu. L’exercice de remise de prix, pourtant rodé, révèle chez lui une difficulté manifeste à suivre le script.

« J’ai Une Vue De Merde » : L’Incident Du Prompteur Qui A Lancé La Soirée
La première prise de parole de Pierre Lottin fixe immédiatement le ton. Accompagné d’Alexandra Lamy pour remettre le prix du Meilleur effet visuel, il entame son intervention par une chorégraphie improvisée qui le laisse visiblement satisfait : « Je suis content », lance-t-il face au micro. Mais l’euphorie retombe brutalement lorsqu’il se tourne vers le prompteur.
Les yeux plissés, l’acteur peine manifestement à déchiffrer le texte. Plutôt que de dissimuler sa difficulté, il lâche sans filtre : « J’ai une vue de merde… je n’ai pas bu beaucoup d’eau. » La justification aussi déconcertante que l’aveu provoque un silence embarrassé dans la salle. Alexandra Lamy, professionnelle, rattrape la situation en prenant le relais de la lecture.
Les nommés défilent : Cédric Fayolle pour Chien 51, Rodolphe Chabrier et Benoît de Longlée pour L’Homme qui rétrécit, Alain Carsoux pour Nouvelle Vague et Lise Fischer pour L’Inconnu de la Grande Arche. C’est cette dernière qui remporte le César, mais le moment reste entaché par l’incident du prompteur. Le langage cru prononcé en direct devant des millions de téléspectateurs établit un précédent qui annonce la suite de la soirée.

Seconde Intervention : Quand Le Langage Cru S’Invite Au Scénario Adapté
L’incident du prompteur aurait pu constituer un simple accident de parcours. Mais quelques secondes plus tard, le binôme Lottin-Lamy réapparaît sur scène pour remettre le prix du meilleur scénario adapté. Nouvelle chorégraphie, même dynamique débridée. Cette fois, trois œuvres s’affrontent : L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier, La Petite Dernière d’Hafsia Herzi et L’Attachement signé Carine Tardieu, Raphaële Moussafir et Agnès Feuvre.
Pierre Lottin s’empare de l’enveloppe. Au lieu d’annoncer sobrement le lauréat, il se lance dans une déclaration aussi inattendue qu’inappropriée : « Je vais le faire comme ça on ne dira pas que je fais que de la merde. » Le propos, prononcé sans hésitation devant l’assemblée médusée, franchit un nouveau cap dans la désinhibition. L’autodérision vire à la provocation gratuite.
Malgré la maladresse, il parvient à dévoiler le résultat : L’Attachement obtient le César. Mais le prix décerné passe au second plan. Les deux interventions successives de l’acteur construisent un schéma répétitif où le langage cru supplante progressivement le protocole cérémoniel. Le public commence à comprendre que cette soirée ne suivra pas les codes habituels de l’élégance et de la retenue.

Le Sacre Chaotique : Pierre Lottin Couronné Mais Toujours Dans L’Improvisation
La spirale d’interventions désordonnées trouvera son apogée lors de la remise du César du meilleur acteur dans un second rôle. Contre toute attente, Pierre Lottin remporte le prix pour son interprétation dans L’Étranger. L’homme qui a multiplié les dérapages toute la soirée se retrouve soudain face au micro, non plus comme remettant, mais comme lauréat.
Le retournement de situation aurait pu lui offrir l’occasion de se reprendre. Il n’en sera rien. Bredouille, visiblement dépassé par l’instant, l’acteur prolonge la série de maladresses amorcée dès son arrivée. « Il est où Jim Carrey, merde ! » lance-t-il face à une assemblée de plus en plus perplexe. La référence à la star américaine, totalement déconnectée du contexte, accentue l’impression d’un discours totalement improvisé.
Pierre Lottin avoue d’ailleurs n’avoir strictement rien préparé. Après quelques secondes d’hésitation, il choisit de dédier son César au peuple iranien, introduisant une dimension géopolitique inattendue dans une cérémonie jusqu’alors centrée sur le cinéma français. La dédicace, sincère ou non, peine à masquer le désarroi d’un lauréat manifestement incapable de structurer une prise de parole cohérente.
Cette victoire aurait dû marquer l’aboutissement d’une carrière. Elle restera surtout comme le point culminant d’une soirée où l’acteur aura incarné le chaos cérémoniel du début à la fin.










