📌 Cette ville fait l’inverse de toutes les autres : sa taxe foncière va baisser de 2%

Posted 25 août 2025 by: Admin
L’Augmentation Générale 2025 : Le Minimum Garanti Pour Tous
Dès ce lundi 25 août, les propriétaires français découvrent une réalité fiscale incontournable : l’augmentation automatique de 1,7% de leur taxe foncière. Cette revalorisation, confirmée par le site impots.gouv.fr, s’applique mécaniquement à l’ensemble du territoire national, sans exception possible.
Le mécanisme est implacable. La taxe foncière se calcule sur la valeur locative cadastrale des logements, qui suit automatiquement l’inflation. Après une flambée historique de 7,1% en 2023, puis 3,9% l’année dernière, cette hausse de 1,7% marque un ralentissement relatif mais représente toujours une charge supplémentaire pour les ménages.
Les avis d’imposition arrivent par vagues : version papier entre le 25 août et le 19 septembre, mise en ligne dès le 28 août pour la plupart des contribuables, et le 20 septembre pour ceux qui ont opté pour la mensualisation. Cette revalorisation constitue le socle incompressible sur lequel les collectivités locales peuvent ensuite ajouter leurs propres majorations.
Car si cette base de 1,7% frappe uniformément tous les propriétaires, elle ne représente qu’une partie de l’équation finale. Chaque mairie et intercommunalité dispose en effet de leviers fiscaux supplémentaires, directement liés à ses besoins budgétaires spécifiques, qui peuvent transformer cette hausse modérée en véritable explosion.
Les Communes Qui Font Flamber La Facture : Jusqu’À 5% De Hausse
Cette explosion annoncée devient réalité dans plusieurs communes françaises. Au-delà du socle national de 1,7%, certaines collectivités ajoutent leurs propres surtaxes, poussant la hausse totale au-delà de 5%. Pour un propriétaire dont la taxe s’élevait à 1 000 euros en 2024, cette progression représente au minimum 50 euros supplémentaires.
L’étude Meilleurtaux.com révèle des disparités saisissantes. La facture moyenne nationale atteint 1 416 euros pour un appartement de 70 m², soit environ 118 euros mensuels qui s’ajoutent aux charges de copropriété et aux remboursements de crédit. Mais certaines villes pulvérisent ces moyennes.
Nîmes décroche la palme avec 1 805 euros annuels, devenant ainsi la ville la plus chère de France. La cité gardoise devance de justesse Bordeaux (1 789 euros), Montpellier (1 781 euros) et Nantes (1 780 euros). Ces montants, confirmés par Pleine Vie, peuvent peser lourd dans les critères de choix d’achat immobilier.
Cette flambée s’explique par les besoins budgétaires croissants des collectivités, qui actionnent le levier fiscal malgré les risques électoraux. En dix ans, la taxe foncière a déjà progressé de 30% en moyenne selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers. Une tendance qui pousse certains propriétaires à reconsidérer leurs projets d’acquisition, tandis que d’autres municipalités font le choix inverse.
Les Villes Qui Allègent La Note : Des Baisses Inattendues
Face à cette flambée généralisée, certaines communes prennent le contrepied radical. Des municipalités choisissent de baisser leurs taux pour compenser l’augmentation automatique des bases de calcul, offrant ainsi une bouffée d’oxygène inattendue à leurs contribuables.
Cannes mène cette contre-offensive avec une baisse de 3,6% de son taux communal. Résultat : une diminution réelle de 2% pour les propriétaires locaux. Concrètement, une taxe foncière de 800 euros en 2024 tombera à 784 euros cette année.
Mais Vallauris décroche la palme avec une réduction spectaculaire de 19% de son taux municipal, se traduisant par une baisse effective de 17,3%. Un propriétaire qui réglait 800 euros l’an dernier ne paiera plus que 661 euros en 2025, soit 139 euros d’économie.
D’autres communes suivent cette stratégie vertueuse : Roquebrune-sur-Argens (-1,3% effectif), Basse-Goulaine qui en est à sa neuvième baisse en dix ans, Carcassonne (-1,7%), Cholet (-3%) et Cormeilles-en-Parisis (-1,7%) complètent cette liste des « bons élèves ».
Ces baisses traduisent une gestion budgétaire rigoureuse, certaines villes ayant su réduire leurs dépenses ou diversifier leurs recettes. Elles révèlent aussi des choix politiques assumés, dans un contexte où les stratégies fiscales locales deviennent déterminantes pour l’attractivité territoriale.
Stratégies Électorales Et Disparités Territoriales
Ces choix politiques assumés prennent une dimension particulière à huit mois des élections municipales de mars 2026. Augmenter la taxe foncière reste un pari électoral risqué, particulièrement dans un contexte où les propriétaires représentent une part importante de l’électorat.
Pourtant, les stratégies divergent radicalement. En 2024, 81% des grandes villes avaient choisi la prudence, évitant toute hausse supérieure à la revalorisation nationale. Seules quelques exceptions comme Nice, Saint-Étienne ou Annecy avaient osé relever leurs taux. Cette année, malgré l’échéance électorale, certaines collectivités ont voté des majorations proches de 5%.
Cette fracture révèle des philosophies de gestion diamétralement opposées. D’un côté, des maires privilégient l’investissement public immédiat, quitte à alourdir la facture fiscale. De l’autre, certains élus misent sur l’attractivité fiscale comme levier de développement, à l’image de Basse-Goulaine qui en est à sa neuvième baisse en dix ans.
Ces disparités territoriales transforment progressivement la carte fiscale française. Pour les ménages, la taxe foncière devient un critère décisif dans le choix d’acquisition immobilière, au même titre que les prix au mètre carré ou la desserte transport.
Les communes les plus vertueuses fiscalement gagnent en attractivité, tandis que les autres risquent de voir leur marché immobilier pénalisé. Une équation complexe que chaque maire devra résoudre dans les urnes l’an prochain.