📌 Clément Beaune à France Stratégie : 7000€ nets et un chauffeur, ce qu’il répond aux accusations d’emploi fictif
Posted 26 janvier 2026 by: Admin

La Fin Des Privilèges À Vie Des Anciens Ministres
Depuis le 1er janvier 2026, les anciens ministres et chefs de gouvernement français ont perdu leurs avantages à vie. Cette mesure, annoncée il y a plusieurs mois par Sébastien Lecornu dans le cadre des économies budgétaires, marque un tournant radical dans le traitement des hauts responsables politiques après leur passage au gouvernement.
Pour certains, le choc est violent. Daniel Vaillant, qui dirigeait le ministère de l’Intérieur entre 2000 et 2002, a livré un témoignage saisissant au micro de RTL : « Je n’ai pas conduit depuis vingt-cinq ans. Comment je fais alors ? C’est un changement de vie. » Cette déclaration révèle l’ampleur du bouleversement provoqué par la suppression brutale d’un mode de vie acquis pendant des décennies.
Au-delà du cas Vaillant, c’est toute une génération d’anciens cadres de l’exécutif qui doit réapprendre l’autonomie dans ses déplacements quotidiens. Chauffeurs, véhicules de fonction, collaborateurs : autant d’avantages qui constituaient le quotidien ordinaire de ces personnalités et qui s’évaporent d’un coup.
Cette mesure d’austérité, justifiée par la nécessité de réduire les dépenses publiques, ouvre parallèlement un débat plus large sur la rémunération et les privilèges de ceux qui occupent encore des fonctions au sommet de l’État. Un débat que Clément Beaune va incarner malgré lui.

Clément Beaune : La Double Casquette Non Rémunérée Qui Cache Une Réalité Plus Complexe
Dans ce contexte de restrictions budgétaires, la nomination de Clément Beaune soulève des interrogations. L’ancien ministre des Transports a succédé à François Bayrou au poste de Haut-commissaire au Plan, une fonction qui, comme il le précise lui-même, n’est pas rémunérée. Mais cette présentation ne dit pas tout.
Sur le plateau de Pascal Praud, Beaune a dû clarifier une réalité institutionnelle plus nuancée : « Il y avait la fonction de Haut-commissaire au Plan, qui reste non payée. Et j’ai été nommé à une deuxième fonction pour faire la fusion des deux organismes. » Cette deuxième fonction, c’est celle de commissaire général de France Stratégie, un poste dont le titulaire précédent était bel et bien rémunéré.
L’homme politique ajoute : « Cette personne que je remplace était rémunérée, donc je serai rémunéré au maximum la même chose. » Un montage qui permet d’unifier deux structures tout en justifiant une rémunération substantielle par l’alignement sur une grille préexistante.
Cette architecture institutionnelle complexe brouille les frontières entre fonction honorifique et poste opérationnel. Si le titre de Haut-commissaire au Plan reste symboliquement bénévole, la réalité du salaire versé pour la direction de France Stratégie attise les critiques sur ce qui ressemble à un habile contournement des principes d’austérité affichés.

7000€ Nets Et Chauffeur : Les Révélations Qui Enflamment Le Débat
Cette clarification sur les fonctions n’a pas suffi à apaiser les tensions. Sur le plateau des Grandes Gueules sur RMC, Clément Beaune a franchi un cap en dévoilant sans détour les chiffres de sa rémunération face à Charles Consigny.
« Je gagne 7 000 € net avant impôt. Avec un chauffeur juste pour les déplacements professionnels », a-t-il lâché, affichant une transparence rare dans le monde politique. Une révélation qui a immédiatement provoqué une réaction cinglante de son interlocuteur : « Je ne vois pas l’utilité du chauffeur. Je suis désolé, le chauffeur, je le supprime. »
Pour justifier ces avantages controversés, Beaune invoque la règle : « C’est une grille, on ne négocie pas notre salaire. » Un argument technique qui peine à convaincre dans un contexte où chaque euro dépensé fait l’objet d’un scrutin public exacerbé.
Le montant annoncé, rapporté au calendrier fiscal, représente un salaire brut mensuel conséquent pour la fonction publique. L’ajout du chauffeur, présenté comme nécessaire aux déplacements professionnels, cristallise l’irritation d’une partie de l’opinion qui y voit un privilège d’un autre temps, en totale contradiction avec les économies imposées ailleurs.

« Je Suis Fonctionnaire Et J’en Suis Fier » : La Réponse Cinglante Aux Accusations D’emploi Fictif
Au-delà des chiffres, c’est l’accusation portée par Charles Consigny qui a provoqué la riposte la plus ferme de Clément Beaune. « Je n’aime pas le recasage et je trouve que c’est dégueulasse de dire que j’ai un emploi fictif », a-t-il martelé, visiblement touché par cette remise en cause frontale de la légitimité de sa fonction.
Face à ces attaques, l’ancien ministre des Transports revendique un choix délibéré : « J’avais le choix entre porter plainte et venir débattre, et j’ai préféré venir. » Une stratégie de transparence assumée qui contraste avec la discrétion habituelle des hauts fonctionnaires sur leurs rémunérations.
Beaune va plus loin en révélant avoir renoncé à une opportunité financière plus avantageuse : « J’étais prêt à partir dans le privé, j’avais trouvé un emploi beaucoup mieux payé mais je pensais que c’était utile. » Un argument qui tente de repositionner le débat sur le terrain du service public plutôt que celui du privilège.
Sa conclusion résonne comme un manifeste : « Je suis fonctionnaire et j’en suis fier. » Une déclaration qui transcende la simple justification personnelle pour toucher au cœur même du débat sur la valeur accordée à la haute fonction publique dans la France contemporaine, entre reconnaissance d’une expertise et contestation d’un système jugé opaque.










