📌 CNews et islam : un économiste critique l’invitation d’un imam sur une chaîne qu’il qualifie d’anti-arabe

Posted 15 janvier 2026 by: Admin
L’Islam Au Cœur Des Débats Politiques Français
L’islam s’est imposé comme l’un des sujets les plus clivants de la sphère politique française. Sa simple évocation suffit à créer une onde de choc, révélant des fractures profondes dans le paysage médiatique et politique. Deux visions s’affrontent systématiquement : d’un côté, ceux qui dénoncent un outil d’oppression contre la communauté musulmane ; de l’autre, ceux qui y voient une menace pour les valeurs républicaines.
C’est dans ce climat électrique que le vice-président de la Conférence des imams de France a accepté l’invitation de CNews, chaîne régulièrement accusée de stigmatiser les populations d’origine arabe. L’objectif affiché : revenir sur le « pouvoir » qu’exerce la gauche sur les musulmans, thématique récurrente sur les plateaux télévisés français.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les protestations massives en Iran contre le régime religieux. Les ONG dénombrent déjà 192 morts et 2 600 arrestations dans un pays ravagé par des tensions initialement économiques, désormais politiques. Un parallèle troublant que l’imam s’apprêtait à développer face aux caméras de Christine Kelly, sans se douter que ses propos déclencheraient une polémique inattendue sur les réseaux sociaux.
Les Révélations De L’Imam Sur La Manipulation Politique
Face à Christine Kelly dans Face à l’Info, Sheikh Mahammad Mehdizade n’a pas mâché ses mots. Abordant les manifestations iraniennes et les mosquées incendiées en signe de rejet du régime islamique, le vice-président de la Conférence des imams de France a rapidement établi un parallèle audacieux entre Téhéran et Paris.
« Ce qui est en train d’être fait en Iran, se répète aussi ici en France… En Europe, au nom de la gauche, en train de manipuler les musulmans pour le pouvoir pour voter quelque chose, mais ce n’est que de la manipulation », a-t-il déclaré sans détour. Une accusation frontale qui dénonce un système instrumental de la religion à des fins électorales, tant sous le régime des mollahs que dans les démocraties occidentales.
Cette sortie explosive du guide spirituel résonne comme un désaveu des formations politiques progressistes, régulièrement accusées de courtiser le vote musulman sans répondre aux attentes réelles des communautés. L’imam pointe une instrumentalisation bilatérale : manipulation théocratique en Iran, manipulation démocratique en France. Un constat brutal qui, loin de clore le débat, allait provoquer une réaction virulente sur les réseaux sociaux, révélant une autre facette de la polémique autour de cette intervention télévisée.
La Réaction Virulente De L’Économiste Sur X
Cette intervention télévisée n’a pas tardé à déclencher une salve de réactions sur les réseaux sociaux. Parmi les commentateurs les plus véhéments figure Sterdyniak Henri, économiste français septuagénaire qui n’a visiblement pas apprécié la présence du guide spirituel sur le plateau de CNews.
Sur X, l’universitaire a publié un message au ton délibérément provocateur : « C’est une caricature, non ? Avec sa soupière sur la tête. Un imam sur une chaîne anti-arabe ? » Une double charge qui vise simultanément la tenue religieuse de Sheikh Mehdizade et la ligne éditoriale présumée de la chaîne d’information continue.
L’ironie mordante de l’économiste révèle une tension supplémentaire dans ce débat déjà explosif. En qualifiant CNews de « chaîne anti-arabe » tout en se moquant du turban traditionnel, Sterdyniak Henri franchit une ligne que beaucoup d’internautes jugeront inacceptable. Son expression « soupière sur la tête » transforme un symbole religieux respecté par des millions de croyants en objet domestique trivial, un raccourci rhétorique qui ne passera pas inaperçu.
Cette sortie sur les réseaux sociaux allait rapidement transformer le débat politique initial en une controverse centrée sur le respect des symboles religieux, déplaçant brutalement le curseur de la discussion vers un terrain encore plus glissant.
Accusations De Racisme Et Indignation Sur Les Réseaux
La réaction ne s’est pas fait attendre. Dès la publication du message de Sterdyniak Henri, une vague d’indignation a déferlé sur X, transformant l’économiste en cible privilégiée des internautes. Les accusations de racisme se sont multipliées à une vitesse fulgurante, pointant du doigt des propos jugés insultants envers une tenue religieuse traditionnelle.
« Vous critiquez le racisme mais vous insultez ouvertement un symbole religieux », lui reproche un utilisateur. D’autres vont plus loin, dénonçant une forme d’islamophobie déguisée en critique politique. Le terme « soupière » devient le point focal de la polémique : pour de nombreux défenseurs du vice-président de la Conférence des imams, cette expression réduit le turban à un vulgaire ustensile de cuisine, témoignant d’un mépris manifeste pour l’islam.
Les commentaires affluent par dizaines sous le post initial. Certains internautes soulignent l’ironie de la situation : un économiste qui dénonce une « chaîne anti-arabe » tout en ridiculisant publiquement un représentant religieux musulman. « L’hypocrisie à son paroxysme », résume un message partagé plusieurs centaines de fois.
Cette controverse illustre parfaitement la fragilité du débat sur l’islam en France, où la frontière entre critique légitime et attaque personnelle s’efface instantanément. Le septuagénaire découvre ainsi que sur les réseaux sociaux, l’ironie peut rapidement se retourner contre son auteur, transformant un commentateur en accusé.










