📌 Crise à CNews : Yann Barthès ironise sur le malaise rédactionnel autour de l’affaire Morandini
Posted 29 janvier 2026 by: Admin

La Riposte Médiatique : Quand Yann Barthès S’empare De La Crise CNews
Le malaise qui ronge CNews depuis la condamnation définitive de Jean-Marc Morandini a franchi un cap mercredi 28 janvier 2026. Ce jour-là, Yann Barthès a transformé son plateau de Quotidien sur TMC en tribune ironique pour exploiter les tensions qui agitent ses voisins directs. Car CNews et Europe 1 partagent le même immeuble que l’émission de TMC, un détail géographique que l’animateur a utilisé avec une redoutable efficacité.
Dès l’ouverture, des bruits de fracas interrompent le lancement. Barthès lève les yeux, faussement gêné : « Alors oui désolé, c’est un peu tendu chez nos voisins du sud, CNews et Europe 1. Ils s’engueulent en interne à cause de Morandini, on a des petits problèmes de voisinage ». Puis il interpelle directement l’étage supérieur : « Eh oh ! Ça va oui ? Réglez vos affaires en… ».
Le running gag traverse toute l’émission. Lors de son « image du jour », de nouveaux bruits provoquent une interruption. Agacé mais hilare, Barthès enfonce le clou : « On ne va pas faire toute l’émission comme ça. Réglez vos problèmes Morandini entre vous ! » Avant de citer nommément les journalistes impliqués : « C’est l’ambiance au-dessus entre Ferrari, Praud, Mabrouk et Christine Kelly. Ça ne va pas ».
Cette mise en scène révèle l’ampleur du désastre : quand un concurrent direct capitalise publiquement sur vos fractures internes, la crise a dépassé le stade du contrôlable.

L’Origine Du Séisme : La Condamnation Morandini Et Ses Répercussions
Cette crise médiatique qui nourrit désormais l’ironie de la concurrence trouve son origine dans une décision judiciaire sans appel. La condamnation définitive de Jean-Marc Morandini aurait pu marquer la fin d’un chapitre embarrassant. Pourtant, la direction de CNews a fait un choix qui allait tout embraser : maintenir l’animateur à l’antenne.
Cette décision de gestion a provoqué un séisme interne dont les répliques se font sentir bien au-delà des bureaux de la chaîne. Ce qui aurait dû rester une affaire judiciaire close s’est transformé en fracture éditoriale profonde, opposant une direction campée sur sa position à plusieurs figures emblématiques de l’antenne.
Le malaise s’est installé progressivement dans les couloirs, alimenté par une question lancinante : comment cautionner professionnellement ce que la justice a condamné ? Cette interrogation, murmurée d’abord en privé, allait bientôt trouver des porte-voix inattendus parmi les plus grandes signatures de la chaîne.
Car ce n’est pas la condamnation elle-même qui a déclenché la rébellion interne, mais bien la réponse apportée par la direction. En choisissant de poursuivre comme si de rien n’était, CNews a transformé une affaire judiciaire en crise de valeurs qui oppose désormais deux visions irréconciliables du journalisme. Une fracture que même l’humour ravageur de Yann Barthès ne saurait masquer.

La Rébellion Interne : Quand Les Stars De CNews Sortent Du Silence
Face à cette fracture irréconciliable, le silence n’était plus tenable. Le 20 janvier, Sonia Mabrouk brise l’omerta avec une franchise qui résonne comme un aveu d’impuissance. « Je n’en dors pas depuis plusieurs jours », confie-t-elle, affirmant refuser de cautionner moralement cette décision. Une déclaration publique qui marque un tournant : pour la première fois, une figure de proue de la chaîne expose ouvertement son désaccord.
Pascal Praud emboîte rapidement le pas, apportant son soutien à sa consœur dans un geste de solidarité rare à l’antenne. Puis Laurence Ferrari se joint au mouvement, se disant « interpellée » en tant que femme et mère de famille. Ces prises de position successives ne relèvent pas du hasard : elles dessinent une contestation organisée, portée par les visages les plus reconnus de CNews.
Mais la direction semble avoir choisi la riposte plutôt que l’écoute. Le 27 janvier, Sonia Mabrouk ne présente pas sa Grande Interview politique, remplacée sans explication officielle. Cette absence remarquée accentue le sentiment de représailles et transforme une crise éditoriale en purge interne.
Le message est clair : contester publiquement la ligne imposée expose à des conséquences immédiates. Pourtant, loin d’étouffer la rébellion, cette éviction présumée ne fait qu’alimenter les spéculations et amplifier le malaise. La fracture n’est plus seulement morale, elle devient stratégique et expose CNews à une hémorragie de crédibilité dont les effets se mesurent désormais bien au-delà de ses studios.

Une Chaîne Au Bord De L’Implosion : Quand La Crise Devient Spectacle Public
Cette hémorragie interne ne pouvait rester confinée. Désormais, le malaise de CNews s’affiche en pleine lumière, transformé en divertissement par ses propres concurrents. Yann Barthès l’a parfaitement compris : en citant nommément « Ferrari, Praud, Mabrouk et Christine Kelly » avant de conclure par un cinglant « Ça ne va pas », il acte publiquement l’implosion d’une rédaction incapable de masquer ses divisions.
Ce qui se jouait en coulisses devient un spectacle médiatique national. Chaque absence à l’antenne, chaque prise de position alimente désormais les plateaux concurrents et les réseaux sociaux. La tentative de gestion discrète a échoué : impossible de contenir une crise quand les principaux visages de la chaîne la dénoncent ouvertement. Le running gag de Quotidien, avec ses bruits de fracas simulés et ses interpellations moqueuses, ne fait que matérialiser une réalité que CNews tente vainement d’étouffer.
Au-delà du simple conflit éditorial, c’est une crise de valeurs et d’image qui frappe de plein fouet la chaîne. Maintenir Jean-Marc Morandini à l’antenne malgré sa condamnation définitive n’est plus une décision interne discutable : c’est devenu un symbole d’obstination qui érode la crédibilité de l’ensemble. Quand la concurrence transforme vos dissensions en running gag, quand vos propres journalistes s’expriment publiquement contre la direction, le signal est sans appel : CNews ne fait plus face à une simple turbulence, mais à une remise en question structurelle dont l’issue reste incertaine.










