📌 Démarchage téléphonique : un Britannique gagne 2300 euros en transformant son numéro en ligne payante à 8 centimes la minute
Posted 23 janvier 2026 by: Admin

L’Idée Audacieuse D’Un Britannique Excédé Par Les Appels Intempestifs
Depuis le 1er mars 2023, la France a resserré l’étau autour du démarchage téléphonique. Les appels commerciaux ne peuvent désormais intervenir qu’entre 10h et 13h, puis de 14h à 20h en semaine. Pourtant, pour des millions de Français, ces créneaux restent bien trop larges. Réunions interrompues, trajets perturbés, moments en famille gâchés : les appels intempestifs continuent de s’inviter dans le quotidien.
Face à cette nuisance persistante, Lee Beaumont, un Britannique de Leeds, a choisi une riposte aussi radicale qu’ingénieuse. Plutôt que de subir passivement ces intrusions, il a transformé son numéro de téléphone en ligne payante. Résultat : chaque démarcheur qui le contacte voit son appel facturé. Une stratégie qui inverse les rôles et fait payer, au sens propre, ceux qui monopolisent son temps sans raison valable.
L’homme a conservé son ancienne ligne pour ses proches, créant ainsi une séparation nette entre vie privée et sollicitations commerciales. « Je commençais à être agacé par tous ces appels publicitaires, par exemple pendant que je regarde mon programme préféré », confie-t-il à la BBC. « Il doit y avoir un moyen de gagner de l’argent avec ces appels, me suis-je dit. »
Ce qui devait être une simple mesure de dissuasion s’est mué en véritable source de revenus. Les démarcheurs, contrairement aux attentes, n’ont pas cessé d’appeler. Ils ont continué, transformant chaque minute de conversation en espèces sonnantes et trébuchantes pour Lee Beaumont.

Le Mécanisme Ingénieux : Comment Transformer L’Agacement En Profit
Le système mis en place par Lee Beaumont repose sur une mécanique d’une simplicité déconcertante. Pour moins de 12 euros d’investissement initial (10 livres plus TVA), il a obtenu un numéro en 0871, ces lignes surtaxées que chacun connaît. Chaque minute de conversation génère 10 pence (12 centimes), dont il conserve 7 pence nets (8 centimes) après déduction des frais opérateur.
La stratégie repose sur une double numérotation rigoureuse. Son ancien numéro reste exclusivement réservé à sa famille et ses amis. Le numéro payant, lui, devient sa ligne officielle, celle qu’il communique publiquement et que les entreprises collectent via divers formulaires et bases de données. Une séparation qui préserve sa vie privée tout en monétisant les intrusions commerciales.
Ce qui frappe, c’est la persistance des démarcheurs. Malgré le coût facturé, 99% des entreprises continuent d’utiliser ce numéro plutôt que son adresse email pourtant disponible. « Certaines entreprises s’en accommodent. Pourtant, elles utilisent toujours mon numéro de téléphone », constate Lee Beaumont. Une obstination qui, contre toute attente, alimente régulièrement ses revenus passifs.
L’ironie est totale : ce qui devait dissuader les appels les a transformés en source de profit. Chaque tentative de vente devient une transaction inversée, où le démarcheur paie pour accéder à sa cible.

Un Bilan Financier Impressionnant Après Dix-Huit Mois D’Expérimentation
Cette transaction inversée a généré des résultats qui dépassent toute anticipation initiale. En seulement dix-huit mois, Lee Beaumont avait déjà accumulé 300 livres sterling (353,60 euros). Un chiffre qui témoigne de l’intensité du démarchage téléphonique dont il faisait l’objet.
Aujourd’hui, le compteur affiche un total cumulé de 2 000 livres, soit 2 300 euros. Une somme substantielle obtenue sans effort actif, simplement en laissant les démarcheurs poursuivre leurs tentatives de vente. Chaque appel commercial, chaque présentation de produit, chaque relance transforme quelques minutes en centimes qui s’additionnent silencieusement.
« Au départ, j’ai changé mon numéro de téléphone pour freiner les appels publicitaires, mais ils ont continué à m’appeler et j’ai vraiment commencé à gagner de l’argent », explique le Britannique. L’objectif de dissuasion s’est mué en revenu passif régulier, preuve que les entreprises privilégient systématiquement le téléphone malgré l’existence d’alternatives gratuites comme l’email.
Ce constat révèle une réalité du secteur commercial : le démarchage téléphonique reste privilégié par 99% des entreprises contactant Lee Beaumont, même lorsque cela leur coûte directement de l’argent. Une obstination qui soulève des questions sur les pratiques industrielles et leur rapport coût-efficacité.

La Réaction Des Opérateurs : Mise En Garde Contre L’Imitation
Cette aubaine financière n’a pas suscité l’enthousiasme des opérateurs téléphoniques britanniques. Confrontés à un système qui détourne leurs infrastructures tarifaires, plusieurs d’entre eux ont réagi avec fermeté en publiant des avertissements officiels destinés à décourager toute velléité d’imitation.
Les compagnies ont explicitement exhorté leurs clients à ne pas reproduire le stratagème de Lee Beaumont, brandissant la menace de sanctions sévères sans toutefois préciser leur nature exacte. Cette réaction révèle un malaise : le Britannique exploite légalement un mécanisme commercial existant, mais son usage à des fins personnelles perturbe l’équilibre économique établi entre démarcheurs et fournisseurs de télécommunications.
L’absence de sanctions concrètes à ce jour contre Lee Beaumont souligne une zone grise juridique. Son système ne viole aucune loi spécifique, il inverse simplement la logique commerciale habituelle. Les opérateurs se retrouvent dans une position délicate : comment sanctionner un client qui utilise leurs services payants selon les règles qu’ils ont eux-mêmes établies ?
Cette tension entre initiative individuelle et normes industrielles illustre un paradoxe du démarchage téléphonique. Alors que les consommateurs subissent quotidiennement ces sollicitations, celui qui trouve une riposte légale se voit désavoué par l’industrie même qui profite du système qu’il détourne.










