📌 Dieudonné : intervention des gendarmes dans les Alpes-Maritimes pour stopper un spectacle interdit par la préfecture

Posted 18 janvier 2026 by: Admin
L’Intervention Des Forces De L’Ordre
Samedi 17 janvier 2026, à Caussols dans les Alpes-Maritimes, la gendarmerie a mis fin à un spectacle interdit de Dieudonné. L’opération, rapide et déterminée, a conduit à l’évacuation de près de 200 spectateurs venus assister à la représentation malgré l’interdiction préfectorale.
Selon Nice-Matin, tous les contrevenants présents sur les lieux ont été verbalisés. L’intervention des forces de l’ordre visait à faire respecter l’arrêté pris la veille par la préfecture, qui avait formellement interdit cette manifestation.
La préfecture des Alpes-Maritimes a justifié cette action en rappelant sa position ferme : « Toute manifestation interdite fera l’objet d’une action rapide et déterminée des forces de l’ordre afin de garantir la sécurité et le respect de la loi », a déclaré le préfet Laurent Hottiaux sur le réseau social X. L’humoriste controversé, malgré la notification officielle de l’interdiction, avait maintenu sa représentation, contraignant les autorités à intervenir pour y mettre un terme.
Cette évacuation massive illustre la détermination des autorités à faire appliquer leurs décisions, même face à un public déjà rassemblé et un spectacle effectivement commencé.
L’Arrêté Préfectoral Du 16 Janvier
Cette intervention policière faisait suite à un arrêté d’interdiction pris dès le vendredi 16 janvier par le préfet Laurent Hottiaux. La décision préfectorale s’appuyait sur un argumentaire juridique précis : les condamnations de Dieudonné M’Bala M’Bala pour propos à caractère antisémite et incitation à la haine raciale.
Au-delà du casier judiciaire de l’humoriste, la préfecture a invoqué un motif d’ordre public pour légitimer l’interdiction. Les « conséquences de ces propos sur l’ordre public » constituaient, selon l’arrêté, une menace suffisamment sérieuse pour justifier l’annulation de la représentation avant même qu’elle ne débute.
La rapidité de la décision administrative témoigne d’une vigilance accrue des autorités. Informé de l’imminence du spectacle, le préfet n’a pas attendu : l’interdiction est tombée la veille même de la représentation prévue. Un timing serré qui visait à empêcher toute organisation de la manifestation.
Cette réactivité préfectorale s’inscrit dans une doctrine claire : « Toute manifestation interdite fera l’objet d’une action rapide et déterminée des forces de l’ordre afin de garantir la sécurité et le respect de la loi. » Un message sans ambiguïté adressé autant à l’humoriste qu’à son public potentiel.
Le Mépris De L’Interdiction
Malgré cet avertissement explicite, Dieudonné a délibérément choisi de passer outre. L’humoriste n’a pas annulé sa représentation, bien au contraire : il a maintenu l’organisation du spectacle comme si l’arrêté préfectoral n’existait pas. Une défiance assumée vis-à-vis des autorités qui témoigne d’une stratégie de confrontation systématique.
La mobilisation du public confirme cette volonté de contournement. Près de 200 personnes se sont déplacées à Caussols samedi soir, alors même que l’interdiction avait été largement médiatisée la veille. Cette affluence substantielle révèle l’existence d’un réseau de communication parallèle, capable de relayer l’information et de rassembler rapidement un public acquis à la cause de l’humoriste.
L’expression « Il a fait fi de l’interdiction » résume parfaitement la posture adoptée. Dieudonné ne s’est pas contenté d’ignorer passivement l’arrêté : il a activement organisé une représentation en violation directe d’une décision administrative. Ce passage à l’acte transforme une simple interdiction administrative en bras de fer politique entre un artiste controversé et l’État.
Cette escalade n’est pourtant pas une première. Le schéma se répète avec une régularité troublante dans plusieurs départements français, dessinant les contours d’un phénomène qui dépasse le cadre d’un simple incident isolé.
Un Scénario Qui Se Répète
L’intervention de Caussols s’inscrit dans une série d’interdictions préfectorales qui se multiplient depuis plusieurs semaines. Le 3 janvier dernier, la préfecture de Haute-Savoie avait déjà opposé son véto à une représentation prévue dans le département, signalait ODS Radio. Une décision qui préfigurait l’arrêté pris par Laurent Hottiaux treize jours plus tard dans les Alpes-Maritimes.
Ce schéma répétitif révèle une coordination accrue des autorités face aux tournées de l’humoriste controversé. Les motifs invoqués restent identiques d’un département à l’autre : les condamnations pour propos antisémites et incitation à la haine raciale justifient systématiquement ces interdictions administratives. La mention systématique des « conséquences sur l’ordre public » transforme chaque spectacle potentiel en risque sécuritaire anticipé.
La récurrence de ces situations dessine un cycle prévisible : annonce d’un spectacle, interdiction préfectorale, tentative de représentation malgré tout, puis intervention des forces de l’ordre. Dieudonné semble anticiper ces obstacles administratifs en multipliant les dates et les lieux, forçant les préfectures à réagir individuellement. Cette stratégie du fait accompli oblige l’État à mobiliser des moyens importants dans plusieurs départements simultanément.
Les précédents de Haute-Savoie et des Alpes-Maritimes suggèrent que d’autres préfectures pourraient bientôt se trouver confrontées à des situations similaires, interrogeant l’efficacité des dispositifs préventifs actuels.










