📌 Disparition d’Ascane à Marseille : son téléphone localisé dans les collines d’Allauch 12 jours après sa disparition inquiétante
Posted 26 mars 2026 by: Admin

Les Dernières Heures D’Ascane Avant Sa Disparition
Le vendredi 13 mars, rien ne laisse présager le drame. Ascane se rend chez ses parents dans le quartier Vauban, au 6e arrondissement de Marseille, pour récupérer Taya, la chienne familiale. Elle l’emmène au parc Henri Fabre pour une promenade qui semble parfaitement ordinaire. Trois heures plus tard, elle repasse au domicile parental. « Elle était ravie de son après-midi et toute guillerette », confie son père. Ce sera leur dernier échange.
Sa colocataire de l’appartement rue Paradis, absente ce week-end-là, ne constate sa disparition qu’à son retour. Entre-temps, Ascane s’est volatilisée sans laisser de trace. Les réquisitions bancaires révèlent un dernier achat dans un supermarché le 14 mars. Depuis, sa carte bleue n’a jamais été utilisée. Partie sans affaires personnelles, la jeune femme de 23 ans semble avoir quitté son quotidien sans préparation apparente.
Ce contraste saisissant entre la normalité de cette journée printanière et le silence qui a suivi interpelle les enquêteurs. Douze jours se sont écoulés. Le parquet de Marseille a qualifié cette disparition d’« inquiétante ». Du quartier bourgeois de Vauban à la Plaine où gravitent ses amis, tous scrutent désormais leurs téléphones dans l’espoir d’une nouvelle, d’un signe de vie. La reconstitution minutieuse de ses derniers mouvements devient l’obsession d’une famille qui refuse de baisser les bras.

Le Parcours D’Une Jeune Femme En Quête D’Identité
Derrière cette disparition se dessine un parcours chaotique. Élève brillante au lycée Notre-Dame-de-France, Marie-Cécile semblait promise à un avenir sans nuages. Elle intègre la prépa vétérinaire du lycée Thiers, investissant toute son énergie dans ce projet qu’elle considérait comme son destin. L’échec de sa première année la fait basculer. « C’était son projet de vie. Elle n’est pas arrivée à rebondir ensuite », reconnaissent ses parents.
La jeune femme change alors radicalement de trajectoire. Proche de la communauté LGBTQIA+ du Cours Julien, elle entame une transition de genre progressive, jusqu’à obtenir officiellement le prénom Ascane. Elle suit un traitement hormonal et explique à sa famille se sentir « l’un et l’autre ». Un bouleversement que ses parents et ses trois frères absorbent difficilement, même s’ils assurent avoir accepté ce choix. « On n’abordait pas trop le sujet », admettent-ils.
Ce parcours identitaire s’accompagne d’épisodes dépressifs que la famille qualifie de « passé récent tortueux ». Pourtant, selon ses proches, Ascane semblait avoir retrouvé un équilibre ces derniers mois. « Depuis, elle semblait aller mieux et n’était pas en rupture avec nous », insistent-ils. Cette apparente stabilité rend sa disparition d’autant plus incompréhensible. Les enquêteurs tentent désormais de reconstituer l’état psychologique exact de la jeune femme dans les jours précédant le 13 mars.

Une Disparition Jugée Suspecte Par Les Proches
Face aux inquiétudes de la famille, les autorités ont d’abord privilégié la piste de la fugue volontaire. Une hypothèse balayée par les parents qui pointent plusieurs éléments troublants. Ascane serait partie sans emporter d’affaires personnelles, un détail incohérent avec un départ planifié. Plus inquiétant encore, les réquisitions téléphoniques révèlent que son dernier appel était destiné à un numéro prépayé impossible à identifier.
« Nous craignions vraiment qu’elle ne soit retenue quelque part contre sa volonté », confient ses parents, refusant la thèse initiale de la police. Ces indices concordants ont finalement convaincu les autorités de requalifier le dossier. Le parquet de Marseille considère désormais cette affaire comme une disparition « inquiétante », un changement de statut qui mobilise davantage de moyens d’investigation.
L’analyse des données bancaires renforce cette lecture suspecte des événements. La carte bleue d’Ascane n’a plus été utilisée depuis le 14 mars, au lendemain de sa dernière visite familiale. Ce silence numérique total, inhabituel pour une jeune femme de 23 ans, alimente les craintes de l’entourage. Les enquêteurs exploitent désormais toutes les pistes, y compris celle d’un acte malveillant, tandis que les heures s’égrènent sans la moindre trace de la jeune Marseillaise.

Les Recherches Intensives Dans Les Collines D’Allauch
L’exploitation des données téléphoniques a orienté les recherches vers un secteur précis. Le portable d’Ascane a borné une dernière fois dans les collines d’Allauch avant de s’éteindre définitivement. Un indice géographique qui a déclenché une mobilisation immédiate des proches et des forces de l’ordre dans ce périmètre boisé.
Dimanche dernier, armés d’espoir et accompagnés de Taya, la chienne familiale, les parents ont arpenté ces reliefs escarpés durant des heures. Une quête épuisante qui n’a livré aucune trace de la jeune femme. Mardi, l’opération s’est professionnalisée avec le déploiement d’une équipe de la brigade cynophile. Malgré l’expertise du chien policier, la battue s’est soldée par un échec. Ascane demeure introuvable.
Les autorités diffusent désormais un signalement détaillé pour mobiliser la population. Lors de sa disparition, elle portait une tenue de sport avec un sweat blanc et vert clair floqué du Pokémon Carapuce, des baskets et un sac à dos noir Eastpak. De corpulence moyenne, elle présente des cheveux courts blond vénitien, des yeux clairs et porte des lunettes. Un piercing orne l’espace entre sa lèvre supérieure et son nez, tandis que de discrets tatouages marquent ses bras et jambes.
Tout témoin détenant une information peut contacter le commissariat de Marseille Sud au 04 84 35 33 11 en semaine ou au 04 84 35 33 59 le soir et le week-end.










