📌 École de Bordeaux : un enseignant jugé pour viols sur 36 élèves lors d’un prétendu « jeu du goût » pédagogique

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Posted 9 janvier 2026 by: Admin #Actualités

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L’Ampleur Du Dossier : Une Affaire Hors Norme Devant La Justice

Jeudi 8 janvier 2026, la justice girondine a annoncé le renvoi devant la cour criminelle d’un ancien instituteur de 54 ans, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur 36 élèves. Les faits, d’une gravité exceptionnelle, se seraient déroulés entre la fin des années 2000 et le début des années 2010 dans une école privée catholique réputée de Bordeaux. Toutes les victimes étaient des fillettes scolarisées sous sa responsabilité.

Le dossier révèle une ampleur rare : 17 viols et de multiples agressions sexuelles commis durant plusieurs années. L’enseignant reconnaît certains comportements, mais conteste fermement les accusations les plus graves. Il encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle. Selon les éléments de l’enquête dévoilés par _Sud Ouest_ et _Midi Libre_, les faits se sont déroulés dans un climat décrit comme silencieux et opaque, permettant à l’accusé d’opérer pendant des années sans être inquiété.

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Cette affaire secoue le monde éducatif bordelais par son ampleur et la nature systématique des abus présumés. La multiplication des victimes identifiées et la durée des faits interrogent sur les mécanismes qui ont permis de tels agissements au sein d’une institution censée protéger les enfants. Les révélations qui ont permis de faire éclater cette affaire remontent pourtant à une période bien plus récente.

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Le Déclencheur : Des Révélations En 2023 Qui Font Tout Basculer

C’est en 2023 qu’un signalement fait voler en éclats cette omerta. Des élèves de CM2 dénoncent des faits de voyeurisme lors d’un séjour scolaire sur le bassin d’Arcachon. L’enseignant aurait filmé des enfants sous la douche en glissant son téléphone sous la porte des cabines. Une pratique qui déclenche immédiatement une enquête policière.

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Les investigations révèlent rapidement des images compromettantes sur son ordinateur personnel. Ces découvertes conduisent les enquêteurs à élargir leurs recherches. Très vite, le dossier prend une dimension insoupçonnée. Des faits bien plus anciens, impliquant des voyages scolaires et des pratiques répétées en classe, émergent des témoignages. D’anciennes élèves, aujourd’hui adultes, se manifestent spontanément auprès des autorités.

Dix-sept d’entre elles décrivent des violences sexuelles subies entre 7 et 12 ans. Leurs récits, troublants de concordance, font basculer l’affaire dans une autre dimension. Ces femmes, longtemps silencieuses, trouvent enfin le courage de dénoncer des traumatismes enfouis depuis l’enfance. Leurs témoignages convergent vers un dispositif particulièrement glaçant, mis en place par l’enseignant au sein même de sa classe. Un stratagème présenté comme éducatif, mais qui dissimulait en réalité des crimes d’une violence inouïe.

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Le « Jeu Du Goût » : Un Dispositif Glaçant Pour Commettre Des Viols

Au cœur des accusations figure un stratagème d’une perversité absolue : le « jeu du goût ». Selon les témoignages concordants des victimes, l’enseignant organisait régulièrement en classe une activité présentée comme ludique et éducative. Les élèves, les yeux bandés, devaient deviner des aliments portés à leur bouche. Une apparence d’innocence qui masquait des actes criminels.

C’est dans ce cadre que l’homme aurait commis des viols, en introduisant son sexe dans la bouche des fillettes. Dix-sept d’entre elles décrivent précisément ces violences subies durant leurs années d’école primaire. L’enseignant banalisait ses gestes en les intégrant à des exercices présentés comme pédagogiques, créant ainsi une confusion terrible chez ces enfants incapables de distinguer l’abus du jeu scolaire.

Cette manipulation psychologique constitue l’élément le plus troublant du dossier. En détournant un dispositif apparemment éducatif, l’accusé a su instaurer un climat de normalité autour de ses crimes. Les victimes, placées en situation de confiance absolue envers leur instituteur, ne réalisaient pas immédiatement la nature des actes subis. Certaines ont mis des années avant de comprendre qu’elles avaient été violées dans leur salle de classe.

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Pourtant, dès 2011, des signaux auraient dû alerter l’institution. Un courrier versé au dossier prouve qu’une mère avait questionné la direction sur l’existence de ce « jeu ».

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L’Omerta Institutionnelle : Une École Et Une Direction Dans La Tourmente

Ce courrier de 2011, désormais pièce centrale du dossier, révèle une réalité accablante : l’établissement était informé depuis quinze ans. Suite à l’alerte d’une mère d’élève sur le « jeu du goût », la direction avait convoqué l’enseignant pour un simple « entretien de clarification ». Aucun signalement aux autorités. Aucune enquête interne approfondie. Un rappel à l’ordre verbal, puis silence.

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Cette décision cristallise aujourd’hui les critiques. Selon l’avocat de parents de victimes, « les éléments versés au dossier révèlent un climat de silence préoccupant » alors que « certains faits auraient dû alerter et conduire à des mesures fermes et immédiates ». Ces manquements ont permis à l’enseignant de poursuivre ses agissements pendant des années, multipliant les victimes.

D’autres pratiques troublantes étaient connues en interne. Plusieurs témoignages mentionnent la séparation systématique des élèves par sexe avant les cours de sport, l’enseignant exigeant que les filles se changent sous sa surveillance directe. Ces comportements, consignés dans la plainte déposée par des parents, auraient été tolérés ou minimisés par l’institution.

Aujourd’hui, une enquête distincte pour non-dénonciation de crime vise l’établissement et certains de ses anciens responsables. L’école, désormais partie civile, affirme par la voix de son avocat « se tenir résolument aux côtés des victimes », tout en refusant de commenter la procédure en cours. Cette posture soulève une question : pourquoi fallait-il attendre 2023 pour que la parole des enfants soit enfin entendue ?

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