📌 Enrico Macias menace de quitter la France si Marine Le Pen est élue : « Je partirai en Israël »
Posted 28 janvier 2026 by: Admin

La Souffrance D’Enrico Macias Face À La Montée De L’antisémitisme
L’émotion était palpable sur le plateau de CNews lorsque Enrico Macias a pris la parole suite à un événement qui a secoué la France : la mort d’un homme sous OQTF, abattu après avoir tenté d’incendier une synagogue à Rouen. Le policier auteur des cinq tirs a été décoré quelques jours plus tard par le ministère de l’Intérieur, une décision qui n’a pas laissé le chanteur d’ascendance juive indifférent.
Face à Pascal Praud, l’octogénaire n’a pas dissimulé son désarroi. « Non seulement je suis en souffrance, mais je suis brisé par tout ce qui se passe », a-t-il confié, la voix chargée d’émotion. Malgré cette détresse, l’artiste prépare activement son 28e Olympia, qu’il présente comme « la fête de l’espérance ».
Loin de céder à la généralisation, Enrico Macias a tenu à nuancer son propos avec une lucidité remarquable : « Il ne faut pas stigmatiser tout le monde, il ne faut pas généraliser. Il y a des musulmans qui sont touchés par tout ce qui se passe et je ne veux pas faire de la langue de bois ». Cette déclaration révèle la complexité du malaise ressenti par le chanteur, déchiré entre sa souffrance personnelle et son refus d’alimenter les divisions communautaires.
Cette prise de parole s’inscrit dans une longue série d’interventions publiques où l’interprète d’Adieu mon pays n’hésite jamais à exprimer ses convictions, quitte à bousculer les convenances.

Un Parcours De Vie Marqué Par Les Conflits Et La Violence
Cette souffrance exprimée par Enrico Macias prend une dimension particulière lorsqu’on la replace dans la trajectoire d’une existence entière traversée par les conflits. « Moi, je suis né en 1938. C’était déjà le début de la deuxième guerre mondiale », rappelle-t-il avec gravité. Un point de départ historique lourd de sens pour comprendre la profondeur de son désarroi actuel.
La vie du chanteur s’est ensuite déroulée au rythme des fractures qui ont déchiré le XXe siècle. « Ensuite, il y a eu la guerre d’Algérie », poursuit-il, évoquant ce conflit qui l’a contraint à quitter sa terre natale et à chanter Adieu mon pays, ce titre qui allait devenir son hymne personnel et celui de milliers d’exilés.
Mais c’est la fin de son témoignage qui résonne avec une intensité particulière : « Et maintenant, à la fin de mes jours, je vois la France déchirée par cet antisémitisme qui me crève le cœur ». Cette phrase condense toute l’amertume d’un homme qui, après avoir survécu aux tourments du siècle dernier, constate avec effroi que les démons du passé ressurgissent dans le pays qu’il a adopté.
Cette continuité historique de violence dessine le portrait d’une génération qui n’aura jamais connu la paix véritable, et dont les ultimes années sont assombries par la résurgence de haines qu’on croyait enterrées.

Un Message D’Espoir Malgré Les Larmes
Cette lucidité face aux déchirures du présent n’empêche pourtant pas Enrico Macias de refuser le désespoir. À l’approche de son 28e Olympia, le chanteur octogénaire promet de monter sur scène avec « des larmes dans mon cœur », mais précise aussitôt leur nature : « Ces larmes vont être aussi les larmes de l’espérance ».
Une posture qui reflète toute la philosophie d’un artiste ayant traversé trop d’épreuves pour se laisser submerger. « Il ne faut pas sombrer dans le catastrophisme », insiste-t-il avec fermeté, refusant la facilité du renoncement. Cette détermination s’appuie sur une conviction profonde que les moments sombres, aussi douloureux soient-ils, ne constituent pas une fatalité définitive.
Et c’est sur cette note résolument constructive qu’il conclut son témoignage : « On va se relever de cette épreuve, on va tous se relever ». Un « tous » qui résonne comme un appel à l’unité, rappelant ses propos antérieurs sur les musulmans également touchés par la situation. Pour Macias, la résilience collective demeure possible, à condition de ne pas céder à la facilité de la généralisation ou au piège de la division.
Ce message d’espoir contraste avec l’intensité de sa douleur, révélant un homme qui, malgré son grand âge et sa santé fragile, refuse de laisser les ténèbres avoir le dernier mot. Reste que cette posture optimiste trouve ses limites face à certaines perspectives politiques.

Une Position Radicale En Cas De Victoire De Marine Le Pen
Cette volonté de croire en un avenir meilleur trouve toutefois une limite claire et non négociable. Interrogé sur Radio J, la radio communautaire juive, Enrico Macias n’a laissé planer aucun doute : si Marine Le Pen remportait la prochaine élection présidentielle, il quitterait immédiatement le pays. « Je ne reste pas, bien sûr », a-t-il affirmé sans la moindre hésitation.
Le chanteur, qui partage cette position avec de nombreuses personnalités opposées à l’acolyte de Jordan Bardella, a déjà planifié sa destination. « Israël de toute façon, c’est la seule destination qu’un juif habitant du monde peut avoir, peut espérer », explique-t-il, établissant une comparaison historique saisissante : « Avant, quand on était persécuté, c’était Auschwitz. Maintenant, c’est Israël. »
Une déclaration qui révèle l’ampleur de ses inquiétudes face à l’évolution politique française. Pour autant, Macias nuance sa pensée en précisant une condition essentielle : « Il ne faut pas y aller forcé, il faut aller de son plein gré en Israël. » Un départ qu’il envisage donc comme un choix libre plutôt qu’une fuite désespérée, mais un choix qui deviendrait inévitable dans un contexte politique qu’il juge incompatible avec sa présence en France.
Cette prise de position tranchée illustre le paradoxe d’un homme oscillant entre espoir collectif et préparation d’un plan B personnel. « Heureusement qu’on a Israël », conclut-il, rappelant que derrière le message d’unité subsiste une vigilance constante face aux menaces perçues.










