📌 Éric Zemmour affirme que l’Algérie n’est pas une nation et remet en cause la guerre d’indépendance : la citation de Ferhat Abbas qui enflamme le débat
Posted 24 décembre 2025 by: Admin

L’Algérie N’est Pas Une Nation : La Thèse Radicale De Zemmour
Lors de son entretien avec nos confrères de Frontière, Éric Zemmour a franchi un nouveau cap dans la controverse. Sa déclaration sans détour résonne comme une provocation : « L’Algérie n’est pas une nation » et ne l’a « jamais été ». Une affirmation qui remet en question l’identité même d’un pays indépendant depuis plus de soixante ans.
Pour étayer sa thèse, le président de Reconquête convoque l’histoire. Il cite Ferhat Abbas, figure majeure de l’indépendantisme algérien des années 50, qui confiait : « J’ai visité tous les cimetières de l’Algérie, je n’ai jamais vu la nation algérienne. » Une référence stratégique qui transforme un adversaire idéologique en témoin à charge.
Le polémiste déroule ensuite son argumentaire historique. « Cette terre était une terre d’empires. Elle a toujours été conquise par des empires », affirme-t-il, énumérant les conquérants successifs : Romains, Arabes, Espagnols, Ottomans, puis Français. Selon lui, l’Algérie n’a jamais développé de structure nationale propre, son identité s’étant construite uniquement par opposition à ces puissances occupantes.
Cette vision révisionniste de l’histoire nord-africaine ne se limite pas à une analyse géopolitique. Elle sous-tend une remise en cause profonde de la légitimité historique de l’État algérien, ouvrant la voie à des considérations encore plus explosives sur la guerre d’Indépendance elle-même.

La Guerre D’Indépendance Remise En Question : Une Vision Controversée
L’offensive rhétorique de Zemmour ne s’arrête pas à la négation de la nation algérienne. Elle s’attaque désormais au mythe fondateur de l’Algérie moderne : sa guerre d’Indépendance.
« Contrairement à ce qu’ils prétendent, cette guerre d’indépendance n’est pas aussi glorieuse qu’ils le disent », lâche-t-il sans détour. Le président de Reconquête établit une distinction capitale : l’absence de confrontation militaire directe entre les deux armées. « Il y avait une armée qu’on appelait l’armée des frontières, mais qui est justement restée aux frontières, qui n’a jamais affronté l’armée française », précise-t-il.
La comparaison avec l’Indochine s’impose alors comme argument massue. « On n’est pas dans le cas de Diên Biên Phu », affirme Zemmour, référence à la défaite française de 1954 qui marqua la fin de la présence coloniale en Asie du Sud-Est. Pour lui, aucun équivalent algérien n’existe : « Il n’y a pas de défaite de l’armée française face à une armée algérienne ».
Le polémiste qualifie ensuite les actions indépendantistes de simple terrorisme urbain : « Il n’y avait que des attentats commis par des terroristes qui tuaient des civils dans la rue, qui mettaient des bombes dans des cinémas et qui exécutaient des gens. » Une réduction de la lutte pour l’indépendance à une série d’actes criminels, évacuant toute dimension politique ou militaire.
Ces propos, qui réécrivent l’histoire officielle de la décolonisation, provoquent déjà une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Mais pour Zemmour, cette controverse s’inscrit dans un combat idéologique plus large.

L’Islam En France : La Distinction Radicale Entre Identité Et Religion
Cette réécriture polémique de l’histoire algérienne s’inscrit dans une vision plus globale : celle d’une France confrontée à une menace civilisationnelle. Lors de son passage dans l’émission Incorrectibles, Zemmour a explicité sa doctrine sur l’islam en France.
« Je veux que les musulmans de France deviennent des Français de confession musulmane », déclare-t-il, traçant une frontière nette entre deux conceptions irréconciliables. Cette distinction sémantique cache une exigence radicale : la soumission totale à la « psyché française » plutôt qu’aux codes musulmans.
Le président de Reconquête explicite sa pensée : « Musulmans de France, ça veut dire : je suis en France, mais je vis comme un musulman et je ne me soumets pas à la psyché française. » Une formulation qui pose l’incompatibilité entre culture française et certaines pratiques religieuses comme un axiome indiscutable.
Pour le polémiste, aucun compromis n’est envisageable. La France traverse selon lui une crise civilisationnelle qui impose un choix binaire : l’assimilation complète ou le rejet. Cette vision rejette toute forme de multiculturalisme ou d’accommodement raisonnable, positionnant l’identité nationale comme imperméable à toute influence extérieure.
Une doctrine qui, combinée à ses thèses sur l’Algérie, dessine les contours d’un projet politique assumant frontalement son rejet du consensus républicain sur l’intégration. Les réactions ne se font pas attendre.

Un Polémiste Coutumier Des Controverses Sur L’Identité Nationale
Ces déclarations sur l’Algérie et l’islam confirment le positionnement d’Éric Zemmour comme figure politique la plus clivante du paysage français actuel. Le président de Reconquête a bâti sa notoriété sur une franchise assumée, refusant tout filtre sur des sujets ultra-sensibles.
Immigration, identité nationale, islam : ces thèmes constituent le triptyque obsessionnel du polémiste. Chaque intervention médiatique devient l’occasion de repousser les limites du débat public, quitte à franchir les lignes rouges du consensus républicain.
Sur les réseaux sociaux, la réaction est immédiate et virulente. Ses propos sur l’Algérie déclenchent une avalanche de critiques. Historiens, politiques de tous bords et citoyens dénoncent une vision « révisionniste » et « insultante » pour des millions de Franco-Algériens.
Cette polémique n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans une stratégie politique rodée : provoquer le scandale pour monopoliser l’attention médiatique. Une tactique qui a propulsé Zemmour de chroniqueur à candidat présidentiel, puis à dirigeant de parti.
Le sexagénaire ne recule jamais devant la controverse. Bien au contraire : elle alimente son discours et consolide son image de penseur « politiquement incorrect » auprès de son électorat. Une posture qui interroge sur les limites acceptables du débat démocratique et sur l’instrumentalisation de l’histoire à des fins politiques.










