Flavie Flament assume consulter un psychiatre lorsque ses chagrins deviennent trop lourds. Dans un entretien cité par Nextplz, l’animatrice décrit un suivi ponctuel, lié à son histoire personnelle et à une reconstruction psychique de long terme.
En bref
- —Elle consulte selon ses besoins
- —Son traumatisme reste central
- —Son engagement est aussi public
Une consultation quand la peine déborde
Flavie Flament résume son rapport au soin psychique par une formule directe : « Quand le chagrin fait trop de bruit », elle consulte. L’animatrice explique voir le même psychiatre depuis des années, mais sans rendez-vous hebdomadaire imposé.

Selon l’article source, elle retourne vers ce spécialiste lorsqu’elle se sent dans une impasse, lorsque les larmes ou les vagues de tristesse prennent trop de place. Le geste est présenté comme un recours concret, activé au moment où elle en ressent la nécessité.
Ce témoignage donne à voir une pratique souvent moins visible de la santé mentale : ni suivi intensif permanent, ni absence de prise en charge, mais un lien maintenu avec un professionnel capable d’aider lors des périodes de fragilité.
Des chagrins avec lesquels elle dit cohabiter
Flavie Flament ne présente pas ses blessures comme effacées. Elle dit au contraire avoir appris à vivre avec elles : « je cohabite avec mes chagrins », rapporte l’article source.

La nuance est importante. L’animatrice explique que ces chagrins ne la terrassent plus comme auparavant, mais qu’ils peuvent revenir par vagues. Son récit insiste donc sur une reconstruction progressive, sans promesse de disparition totale.
Elle conteste aussi l’idée selon laquelle parler suffirait à tout régler. Dans le cas des traumatismes, la parole peut ouvrir un chemin, mais elle ne remplace ni le temps, ni le soin, ni la répétition d’un accompagnement adapté.
La mémoire traumatique au cœur du récit
Le suivi évoqué par Flavie Flament s’inscrit dans une histoire qu’elle a rendue publique en 2017 avec La Consolation. Dans ce livre, elle raconte le viol qu’elle affirme avoir subi adolescente, à 13 ans, pendant des vacances au Cap d’Agde.

Selon le récit repris dans l’article source, elle attribue cette agression au photographe David Hamilton. Elle décrit aussi une amnésie post-traumatique : le souvenir aurait été inaccessible pendant des années, avant de ressurgir à l’âge adulte.
L’article rappelle qu’une photographie signée Hamilton aurait rouvert cette mémoire. Flavie Flament a décrit cette expérience comme une mémoire intacte mais cachée, dont l’écriture a ravivé la violence émotionnelle.
Cet élément éclaire son rapport au psychiatre. Il ne s’agit pas seulement de traverser une période difficile, mais de composer avec une mémoire traumatique susceptible de se réactiver longtemps après les faits.
Pour comprendre
La mémoire traumatique désigne la persistance ou la réactivation de souvenirs liés à un choc. Dans les récits de victimes, elle peut s’accompagner de périodes d’amnésie, puis d’un retour brutal des images ou des émotions.


