📌 Fondation Brigitte Bardot : Bernard d’Ormale élu président et contraint de quitter La Madrague pour éviter les conflits d’intérêts
Posted 7 février 2026 by: Admin

La Transmission Du Flambeau : Bernard D’Ormale Élu Président
Plus d’un mois après la disparition de Brigitte Bardot, le 28 décembre dernier, sa fondation franchit un cap décisif. Le conseil d’administration s’est réuni ce vendredi 6 février pour désigner son nouveau président. Sans surprise, c’est Bernard d’Ormale, veuf de l’icône et compagnon de trente-trois ans, qui reprend officiellement les rênes jusqu’en septembre 2026.
Cette élection s’inscrit dans une période charnière pour la Fondation BrigitteArdot, qui enregistre un record de dons depuis la mort de sa créatrice. Plusieurs profils ont été étudiés, mais Bernard d’Ormale, présenté à l’assemblée dès mercredi au siège parisien de l’organisation, restait le candidat naturel. « Mari de Brigitte Bardot durant 33 ans, il l’a accompagnée dans la vie comme dans l’ensemble de ses combats en faveur des animaux en détresse », précise le communiqué officiel.
La Fondation, créée en 1986 et reconnue d’utilité publique en 1992, ne pouvait espérer transition plus évidente. « Il veillera scrupuleusement à ce que l’esprit souhaité par Brigitte Bardot pour sa Fondation perdure », assure l’institution. Une promesse qui résonne avec force, alors que la mobilisation financière des donateurs témoigne de l’attachement du public à l’œuvre de l’actrice. Reste désormais à savoir comment Bernard d’Ormale incarnera concrètement cet héritage militant.

L’Héritage Spirituel : Les Dernières Volontés De Brigitte Bardot
Brigitte Bardot semble avoir quitté ce monde l’esprit apaisé. Dans un dernier message adressé à ses soutiens, l’actrice révélée dans Et Dieu… créa la femme exprimait une confiance absolue : « Je sais que ma Fondation est entre des mains solides et fidèles. Grâce à votre fidélité, à votre incroyable générosité envers ma Fondation, le combat continuera, avec ou sans moi ».
Ces mots, écrits avant sa disparition le 28 décembre dernier d’un cancer à l’âge de 91 ans, révèlent une sérénité rare face à la transmission de son œuvre militante. La star ne doutait pas de la pérennité d’une organisation qu’elle avait bâtie quatre décennies durant, transformant sa notoriété en levier de mobilisation pour la défense des animaux en détresse.
Bernard d’Ormale incarne précisément cette relève anticipée. Au fil de leurs trente-trois années de vie commune, l’ancien conseiller politique s’est progressivement converti à la cause qui consumait sa femme. « J’ai partagé la vie de Brigitte pendant plus de trente ans et appris beaucoup de choses avec elle, comme être révolté par ce que subissent les animaux dans le monde entier, et notamment en France », confie-t-il à Paris Match.
Cette transformation personnelle dépasse le simple compagnonnage conjugal. Elle témoigne d’une imprégnation idéologique profonde, celle qu’exigeait Brigitte Bardot pour garantir la continuité de son combat au-delà de sa propre existence.

Un Engagement Profond : De Proche De Le Pen À Défenseur Des Animaux
Cette conversion trouve son expression la plus frappante dans une proposition inattendue. Plutôt que de réclamer un hommage national posthume à sa femme, Bernard d’Ormale a plaidé pour la création d’un secrétariat d’État dédié à la cause animale. Une démarche qui illustre l’ampleur de sa métamorphose idéologique au contact de l’icône.
« Ils sont martyrisés, exploités, connaissent des souffrances inacceptables. Brigitte a vu et dénoncé cela avant tout le monde », poursuit-il dans les colonnes de Paris Match. Ces mots révèlent une prise de conscience radicale chez cet ancien proche de Jean-Marie Le Pen, désormais animé par les combats qui consumaient sa défunte épouse.
La reconnaissance du caractère visionnaire de Brigitte Bardot traverse ce témoignage. Là où d’autres voyaient une star excentrique, Bernard d’Ormale a découvert une militante lucide sur les violences institutionnalisées envers les animaux en France et à l’international. Son discours actuel reprend d’ailleurs les codes militants forgés par l’actrice durant quarante ans d’activisme.
Cette transformation personnelle confère une légitimité particulière à sa nomination. Le conseil d’administration n’a pas seulement élu le veuf de la fondatrice, mais un converti capable de perpétuer l’esprit combatif qui caractérisait l’engagement de Brigitte Bardot. Reste toutefois à résoudre une question plus prosaïque concernant son avenir immédiat.

La Madrague En Question : Entre Règlement Et Sentiments
La succession se heurte désormais à une réalité administrative implacable. Mi-janvier, Bernard d’Ormale s’est vu signifier qu’il devrait quitter La Madrague, cette villa tropézienne qui fut le sanctuaire de Brigitte Bardot pendant des décennies. La propriété n’appartient pas au veuf mais à la Fondation elle-même, créant une situation juridique délicate.
« La Madrague, en principe, revient à la Fondation. À priori, Bernard ne pourra pas y rester. C’est très certainement un peu dur mais c’est surtout réglementaire », explique Allain Bougrain-Dubourg, ex-compagnon de l’actrice, à Paris Match. La Fondation ne peut légalement héberger quiconque dans ses murs, statuts obligent.
Le risque de conflit d’intérêt amplifie les complications. Bernard d’Ormale, administrateur au moment de ces révélations, ne pouvait raisonnablement occuper une résidence appartenant à l’organisation qu’il contribuait à diriger. Une incompatibilité que sa récente élection à la présidence ne fait qu’accentuer.
Selon Paris Match, une démarche aurait été entreprise auprès des trois ministères de tutelle pour autoriser exceptionnellement son maintien dans la propriété. Le principal intéressé a d’ailleurs réfuté publiquement l’information concernant son départ imminent. Sa nomination à la tête de la Fondation pourrait-elle débloquer cette impasse réglementaire et lui permettre de demeurer dans ce lieu chargé d’histoire et de souvenirs ?










