📌 Fondation Brigitte Bardot : Bernard d’Ormale nommé président pour maintenir 40 ans de combat animalier
Posted 8 février 2026 by: Admin

La Fondation Brigitte Bardot Entre Dans Une Nouvelle Ère Sous La Présidence De Bernard d’Ormale
Le 6 février 2026, le conseil d’administration de la Fondation Brigitte Bardot s’est réuni à Paris pour trancher une question cruciale : qui incarnera désormais le combat de celle qui en fut l’âme pendant quarante ans ? Un peu plus d’un mois après la disparition de l’actrice, survenue le 28 décembre dernier, l’institution se trouvait à la croisée des chemins. Les messages de soutien affluent sans interruption, les dons continuent d’arriver, mais l’urgence administrative ne pouvait plus attendre. La décision est tombée : Bernard d’Ormale, mari de Brigitte Bardot depuis trente-trois ans, a été désigné président jusqu’en septembre 2026.
Ce choix marque une rupture symbolique autant qu’une continuité assumée. Pour la première fois, la Fondation change officiellement de mains, et ces mains sont celles de l’homme qui a partagé la vie de la militante dans l’ombre. L’option d’une présidence familiale, presque intime, a été privilégiée au moment où beaucoup redoutaient un flottement institutionnel. Bernard d’Ormale n’hérite pas seulement d’un titre : il endosse la responsabilité de maintenir vivante une parole qui, pendant des décennies, a bousculé les consciences et défendu les animaux sans compromis. Entre fidélité au passé et pression du présent, la Fondation entre dans une phase inédite de son histoire.

De La Star De Cinéma À L’Icône De La Cause Animale : L’Héritage Que Bernard d’Ormale Doit Préserver
Ce passage de témoin s’inscrit dans une histoire qui débute en 1986, année où Brigitte Bardot crée sa Fondation après avoir définitivement tourné le dos au cinéma. Le choix était radical : troquer les paillettes contre un engagement total en faveur des animaux. Pendant quatre décennies, l’ancienne star a multiplié les combats, s’opposant frontalement à la corrida, aux abattages rituels, à la consommation de viande de cheval. Ses prises de position, souvent brutales, toujours passionnées, ont fait d’elle l’une des figures les plus reconnaissables de la protection animale en France.
Mais Brigitte Bardot savait que son combat devait lui survivre. Peu avant sa mort, elle avait tenu à rassurer ses soutiens avec ces mots prémonitoires : « Je sais que ma Fondation est entre des mains solides et fidèles. Grâce à votre fidélité, à votre incroyable générosité envers ma Fondation, le combat continuera, avec ou sans moi ». Cette déclaration résonne aujourd’hui comme une prophétie assumée, presque testamentaire. Elle ne léguait pas seulement une institution, mais un cap à tenir, une ligne à ne jamais franchir.
Bernard d’Ormale hérite d’un legs qui dépasse la simple gestion administrative. Il doit incarner une parole forgée dans l’intransigeance, défendre des convictions clivantes, maintenir une exigence qui ne tolère aucun renoncement. La phrase de Brigitte Bardot est devenue la boussole de cette transition : continuer, coûte que coûte.

Bernard d’Ormale, L’Homme De L’Ombre Qui Sort Du Silence
Ce cap à tenir, Bernard d’Ormale l’a toujours connu de l’intérieur, mais sans jamais en revendiquer la paternité publique. Industriel de profession, il a passé trente-trois ans aux côtés de Brigitte Bardot dans une discrétion quasi absolue. Pendant que son épouse s’imposait dans les médias, lui restait en retrait, loin des projecteurs, gérant les coulisses d’un combat qui n’était pas moins le sien.
Pourtant, son rôle n’a jamais été passif. La Fondation l’a rappelé sans détour dans son communiqué officiel : « Mari de Brigitte Bardot durant 33 ans, il l’a accompagnée dans la vie comme dans l’ensemble de ses combats en faveur des animaux en détresse. Il veillera scrupuleusement à ce que l’esprit souhaité par Brigitte Bardot pour sa Fondation perdure ». Ces mots ne relèvent pas de la formule convenue. Ils actent une présence constante, une fidélité opérationnelle aux décisions les plus sensibles.
En acceptant la présidence devant le conseil d’administration réuni à Paris, Bernard d’Ormale endosse un rôle qui mêle symbolique et responsabilité concrète. Il ne s’agit pas seulement de porter un nom ou de signer des documents. Il doit incarner publiquement des convictions forgées dans l’intransigeance, défendre une ligne éditoriale assumée, parfois clivante. L’homme de l’ombre doit désormais accepter la lumière, non pour briller, mais pour que l’œuvre de Brigitte Bardot continue d’exister avec la même force.

Le Défi De Faire Vivre La Fondation Sans Son Égérie : Entre Fidélité Et Renouveau
Cette charge symbolique que Bernard d’Ormale accepte s’accompagne d’une équation redoutable : faire perdurer une institution bâtie sur une personnalité hors norme, sans jamais trahir ce qui faisait sa singularité. Depuis le 28 décembre, la Fondation Brigitte Bardot marche sur une ligne étroite. Elle doit rassurer ses milliers de soutiens sans effacer la figure de celle qui l’incarnait. Chaque prise de parole, chaque décision stratégique sera scrutée à l’aune d’une question : la Fondation peut-elle vivre sans Brigitte Bardot sans perdre son âme ?
La citation publiée en janvier dernier est devenue une boussole pour l’organisation : « Le combat continuera, avec ou sans moi ». Ces mots résonnent désormais comme un programme, presque un contrat moral. Pour Bernard d’Ormale et les équipes en place, l’enjeu est clair : prouver que la structure peut fonctionner sans sa créatrice, tout en préservant les piliers qui ont construit sa réputation. Une parole directe, un engagement total, une fidélité absolue à la cause animale.
Mais cette continuité ne peut se réduire à une simple reproduction du passé. La Fondation devra démontrer qu’elle reste capable d’agir, de peser dans les débats publics, de porter des combats sans que la voix de Brigitte Bardot ne résonne plus. Bernard d’Ormale, jusqu’ici présent sans être visible, doit désormais prouver qu’il peut incarner cette exigence. Pas en remplaçant son épouse, mais en prolongeant ce qu’elle a construit avec une détermination égale.










