📌 France Gall et Jenifer : La vérité sur l’album de reprises non autorisé qui a créé un clash public
Posted 24 février 2026 by: Admin

La Polémique Qui A Tout Déclenché : L’Album Non Autorisé
2013. Jenifer dévoile Ma déclaration, un album entier consacré aux reprises de France Gall. Un hommage que la chanteuse de 43 ans présente comme une déclaration d’amour musicale à son idole. Mais loin des projecteurs, l’icône des années 70 découvre le projet par la presse. Aucune autorisation n’a été demandée. Aucun contact préalable établi. La réaction ne se fait pas attendre.
Dans les colonnes du Parisien, France Gall laisse exploser une colère froide et cinglante. « Elle fait la promotion de son disque de reprises de mes chansons, qu’elle a réalisé en secret, sans mon (…) Elle dit que je suis au courant, que j’approuve et qu’elle a mon aval. Et ça m’énerve. Ils ne m’ont même pas envoyé l’album », lâche-t-elle sans détour. L’ex-compagne de Michel Berger dénonce publiquement ce qu’elle considère comme un manque de respect flagrant.
La machine médiatique s’emballe. Contacté par Le Figaro, l’entourage de Jenifer tente d’éteindre l’incendie. « Jenifer voulait faire une déclaration d’amour en reprenant les titres de France Gall. Pas une déclaration de guerre ! », assure un proche, révélant que la chanteuse est « très affectée par la tournure des événements ».
Entre intentions artistiques et accusations de mensonge, la brouille s’installe. Ce qui devait être un tribut se transforme en conflit public dont les véritables responsabilités restent encore floues.

Les Coulisses D’un Malentendu Orchestré
Derrière le scandale, une manipulation silencieuse. Jenifer n’a jamais agi de mauvaise foi. Cinq ans après l’affaire, dans le documentaire Face à ma vie diffusé sur TMC, elle brise enfin le silence sur cette tromperie professionnelle dont elle a été victime.
« On m’avait dit qu’elle était d’accord pour que je reprenne ses chansons, qu’elle avait de la tendresse pour moi et que c’était bon pour l’album », confie-t-elle face caméra. L’aveu est brutal : l’artiste a fait confiance à son entourage sans vérifier personnellement l’information. « Je me suis contentée de ce qu’on m’avait dit », reconnaît-elle, la voix encore marquée par le regret.
Cette confiance aveugle lui coûtera cher. « Du jour au lendemain, je me suis retrouvée comme si je mentais », déplore Jenifer. L’incompréhension se transforme rapidement en culpabilité personnelle. « Je m’en suis voulu d’abord à moi », admet-elle auprès de Grazia, assumant pleinement sa part de responsabilité dans cette affaire qu’elle qualifie de « très compliquée ».
L’entourage professionnel, censé protéger l’artiste, l’a exposée à un scandale médiatique. Entre mauvaise communication interne et vérifications négligées, Jenifer paie le prix d’une erreur collective. Un hommage sincère s’est mué en humiliation publique, laissant la chanteuse face à une question lancinante : comment réparer l’irréparable ?

La Réconciliation Par L’Écrit : Quand Une Lettre Change Tout
Face au désastre, Jenifer prend sa plume. Une longue lettre, mûrement réfléchie, où elle expose sa vérité et ses regrets. Cette initiative personnelle, loin des communiqués officiels, marque un tournant décisif dans leur relation tumultueuse.
L’effet est immédiat. France Gall, jusque-là campée sur sa colère légitime, découvre une sincérité désarmante. « Sa longue lettre m’a éclairée et touchée », déclare-t-elle publiquement. Ces quelques mots sonnent comme un pardon inespéré. « Je lui garde mon amitié », ajoute l’icône, effaçant d’un trait les accusations virulentes de 2013.
Cette réconciliation par l’écrit révèle la puissance d’une communication directe, sans intermédiaires. Là où les équipes professionnelles avaient échoué, la démarche humaine de Jenifer a rétabli la confiance. Un geste d’autant plus précieux qu’il surviendra quelques années avant la disparition de France Gall en janvier 2018.
L’entourage de Jenifer, qui affirmait initialement que la chanteuse voulait faire « une déclaration d’amour » et non « une déclaration de guerre », trouvait enfin écho. France Gall avait compris : derrière le malentendu professionnel se cachait une admiration authentique. Cette lettre, dont le contenu exact reste confidentiel, a transformé un scandale médiatique en une histoire de respect mutuel, prouvant que certaines blessures, même publiques, peuvent cicatriser loin des projecteurs.

L’Hommage Posthume Et Les Regrets Éternels
Janvier 2018. France Gall s’éteint à 70 ans. Sur son compte Facebook, Jenifer publie un message sobre mais chargé d’émotion : « Une autre artiste majeure nous quitte, triste saison pour la chanson française. » Elle y exprime son « respect éternel » à celle qui fut tour à tour son idole, son accusatrice, puis son amie retrouvée.
Ce décès marque pour Jenifer le point final d’une histoire qui l’aura profondément transformée. Dans les colonnes de Grazia, elle livre une confession troublante : « J’aurais dû faire ça différemment. Je me suis contentée un peu trop facilement de ce qu’on me disait. Je m’en suis voulu d’abord à moi. » L’artiste assume désormais pleinement sa part de responsabilité, reconnaissant avoir péché par naïveté professionnelle.
Mais son introspection va plus loin encore. « Ça m’a fait mal, mais peut-être que si j’avais été à sa place, j’aurais réagi de la même manière », confie-t-elle. Cette empathie rétrospective révèle une maturité acquise au prix fort. Jenifer comprend aujourd’hui la violence du procédé : voir ses œuvres reprises sans consentement, découvrir le projet dans les médias, entendre partout que l’aval a été donné.
Cette affaire, qualifiée de « très compliquée » par la principale intéressée, aura finalement enseigné à Jenifer une leçon cruciale sur la confiance aveugle et les responsabilités artistiques. Un apprentissage douloureux qui résonne désormais comme un héritage laissé par France Gall elle-même.










