📌 Gisèle Pelicot : 63 574 ventes en une semaine et un succès mondial dans 22 langues pour son récit de reconstruction
Posted 26 février 2026 by: Admin

Un Démarrage Éditorial Historique
Sept jours. 63 574 exemplaires. Depuis sa sortie le 17 février 2026, Et la joie de vivre de Gisèle Pelicot pulvérise les attentes et s’impose comme un phénomène éditorial sans précédent pour un témoignage. L’institut GfK confirme la première place des ventes en France, contraignant l’éditeur Flammarion à lancer deux réimpressions successives pour absorber une demande qui dépasse toutes les projections initiales.
Le tirage de départ, fixé à 150 000 exemplaires, semblait déjà ambitieux. Pourtant, l’éditrice de la Française de 73 ans tempère l’enthousiasme sur France Inter tout en reconnaissant l’exception : « C’est exceptionnel pour un témoignage. Il faudra surveiller la deuxième semaine pour extrapoler le résultat à venir. » Ses estimations la portent désormais vers 250 000 exemplaires vendus, un chiffre rare pour ce genre littéraire.
Flammarion assume sa satisfaction sans triomphalisme : « Nous sommes satisfaits. C’est un très bon chiffre pour le démarrage d’un livre de témoignage. » Derrière la sobriété des mots se dessine une réalité implacable : le récit coécrit avec la journaliste Judith Perrignon transcende les frontières du simple succès de librairie pour s’ancrer dans une résonance collective qui va bien au-delà des chiffres de vente.

Le Témoignage D’une Reconstruction Après L’horreur
Derrière les chiffres se cache un récit qui dérange autant qu’il libère. Et la joie de vivre retrace l’enfance de Gisèle Pelicot, sa vie conjugale avec Dominique Pelicot, puis les révélations qui ont fait basculer son existence : son ex-mari l’avait droguée pendant des années pour la livrer à 53 hommes qui l’ont violée à leur domicile de Mazan. L’ampleur des faits, révélée lors du procès historique d’Avignon, a sidéré la France entière.
Coécrit avec la journaliste Judith Perrignon, l’ouvrage ne se contente pas de documenter l’horreur. Il trace le chemin d’une reconstruction que la septuagénaire a voulu partager publiquement, refusant le huis clos et assumant la visibilité de son combat. « La honte doit changer de camp », répète-t-elle, un message qui résonne dans le titre américain du livre : A hymn to life, Shame has to change sides.
Cette volonté de témoigner à visage découvert explique en partie l’adhésion massive des lecteurs. Le récit dépasse la simple chronique judiciaire pour questionner la mécanique du silence et la force nécessaire pour briser l’omerta. Une portée médiatique amplifiée par une campagne internationale qui a propulsé le livre bien au-delà des frontières hexagonales.

Un Succès Qui Dépasse Les Frontières
Cette résonance internationale se mesure désormais en chiffres. Et la joie de vivre s’est hissé simultanément à la première place des ventes en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Norvège, confirmant que le témoignage de Gisèle Pelicot transcende les frontières linguistiques et culturelles. Un exploit rare pour un récit français, rendu possible par un lancement coordonné dans 22 langues dès sa parution le 17 février.
L’ouvrage sort sous des titres adaptés à chaque marché : A hymn to life, Shame has to change sides aux États-Unis, des traductions allemandes et espagnoles qui préservent l’esprit du message original. Cette stratégie éditoriale ambitieuse traduit la conviction des éditeurs que le combat de Gisèle Pelicot porte une dimension universelle, bien au-delà du fait divers français.
La forte campagne médiatique orchestrée autour de la sortie a amplifié cette dynamique. Interviews, passages télévisés et relais sur les réseaux sociaux ont transformé le livre en symbole d’une parole qui refuse de se taire. Les lecteurs étrangers découvrent non seulement une histoire personnelle glaçante, mais aussi une réflexion collective sur la culture du viol et le courage nécessaire pour la dénoncer. Un phénomène qui positionne désormais l’ouvrage comme un jalon incontournable de la littérature testimoniale contemporaine.

Une Tournée Mondiale Sous Les Projecteurs
Forte de cet accueil exceptionnel, Gisèle Pelicot a quitté la France pour porter son témoignage au-delà des frontières. Après une première présentation à Paris, l’autrice a entamé une tournée internationale qui la conduit dans les capitales européennes et nord-américaines. Un agenda ambitieux qui témoigne de la portée politique et symbolique de son combat.
Le moment le plus marquant reste sa rencontre avec la reine Camilla à Londres. L’épouse du roi Charles III s’est dite « choquée » par ce qu’avait subi la Française, selon les confidences rapportées par les médias britanniques. Cette audience royale confère une dimension institutionnelle au récit, transformant le témoignage personnel en enjeu de société reconnu au plus haut niveau.
Le calendrier des prochaines semaines s’annonce chargé : l’Allemagne d’abord, puis l’Espagne début mars, avant l’Italie, le Canada et New York. En France, plusieurs rencontres avec le public sont programmées, notamment à Aix-en-Provence selon Ouest-France. Ces déplacements ne relèvent pas d’une simple promotion éditoriale. Ils incarnent une parole qui circule, une femme de 73 ans qui refuse que la honte change de camp uniquement dans les pages d’un livre. Face aux caméras, dans les librairies et les salons littéraires, Gisèle Pelicot poursuit méthodiquement ce qui ressemble désormais à une mission : faire entendre que le silence ne protège que les coupables.










