📌 Gisèle Pelicot publie ses mémoires : la « bêtise » avouée par Dominique qui a tout révélé
Posted 16 février 2026 by: Admin

La Renaissance Après L’Enfer : Gisèle Pelicot Reprend Sa Vie En Main
Ce mardi 17 février 2026, les éditions Flammarion publient Et la joie de vivre, les mémoires de Gisèle Pelicot. À 48 heures de la parution, la septuagénaire au cœur de l’affaire des viols de Mazan s’est confiée à Laurent Delahousse dans 20h30 le dimanche. Un témoignage qui révèle une femme métamorphosée.
« Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux, bien sûr. Je me suis réattribué ma vie depuis la fin de ce procès et j’essaie de profiter des beaux moments qui se présentent à moi tous les jours », confie celle qui a traversé un cauchemar absolu. La transformation est saisissante : la victime est devenue porte-parole.
« J’ai été heureuse d’offrir mon prénom en étendard, et aussi mon histoire en exemple, parce que je pense que cette histoire a réveillé beaucoup de conscience collective et ça a fait écho aussi à la souffrance de certaines femmes. Elles se sont identifiées à mon histoire », poursuit-elle avec une détermination palpable.
Son ouvrage retrace sa courageuse décision de rendre public le procès de ses agresseurs, encourageant toutes les victimes à ne plus jamais avoir honte. Un geste qui dépasse désormais sa propre histoire pour incarner un symbole universel de résilience. Mais ce combat pour reprendre sa vie commence par un retour nécessaire aux origines d’une histoire d’amour qui semblait écrite pour durer toujours.

Juillet 1971 : La Rencontre Qui Devait Tout Changer
L’histoire commence cinquante ans plus tôt, en juillet 1971. Gisèle a 19 ans quand elle croise le regard de Dominique Pelicot. « Quand on s’est rencontrés, on est tombés amoureux », raconte-t-elle simplement à Laurent Delahousse. Mais derrière ce coup de foudre se cache une réalité plus sombre : deux êtres blessés qui croient trouver leur salut l’un dans l’autre.
Tous deux ont commencé à travailler très jeunes. Tous deux ont perdu leur mère. Ces deuils et ces cicatrices communes forgent un lien immédiat, presque fusionnel. « Quand on se rencontre, on a l’impression qu’on va se sauver tous les deux », se souvient la septuagénaire avec une lucidité troublante.
Cette promesse tacite de rédemption mutuelle scelle leur union. « Je me dis que je vais le sauver et que lui aussi va me sauver », confie-t-elle. C’est le premier regard d’amour qu’elle reçoit, un regard qu’elle croit protecteur, libérateur. Un pacte de survie à deux qui aurait dû les porter toute leur vie.
Cinquante années de vie commune s’écoulent. Un demi-siècle construit sur cette conviction profonde d’être le refuge de l’autre. Jusqu’à ce qu’un jour ordinaire, dans un supermarché de Carpentras, la vérité explose et réduise en cendres cette illusion soigneusement entretenue.

La Bêtise : Quand L’Ignoble Se Révèle Dans Un Supermarché
L’illusion vole en éclats un jour de septembre 2020. Dominique Pelicot est interpellé après avoir filmé sous les jupes de clientes dans un supermarché de Carpentras. Un acte sordide qui va tout déclencher.
Gisèle revient de la région parisienne où elle s’occupait de ses petits-enfants. À Mazan, le couple s’installe pour déjeuner. C’est là que son mari lâche, comme une confidence anodine : « Tu sais, j’ai fait une bêtise ». Une bêtise. Le mot est dérisoire face à l’abomination qu’il désigne.
La réaction de Gisèle est immédiate. « Je lui dis : ‘Mais tu te rends compte de ce que tu as fait ?‘ », se souvient-elle. Elle qualifie l’acte d’« abject ». Comment l’homme qu’elle croyait connaître depuis cinquante ans a-t-il pu commettre une telle infamie ?
Pourtant, à ce moment précis, Gisèle ne mesure pas encore l’ampleur du gouffre. Elle sermonne son mari, exige qu’il s’excuse : « Il va falloir quand même que tu t’excuses auprès de ces femmes, je ne te lâcherai pas ». Un soutien conditionnel, une main tendue à celui qu’elle pensait pouvoir sauver une dernière fois.
Dominique Pelicot promet alors de ne jamais recommencer. Une promesse qui résonne aujourd’hui comme une sinistre ironie, car les enquêteurs vont bientôt découvrir sur son ordinateur l’innommable : des milliers de fichiers documentant une décennie d’horreur que Gisèle n’imaginait même pas dans ses pires cauchemars.

L’Exigence D’Excuses Et La Promesse Trahie
Face à cet aveu, Gisèle ne cède pas à la sidération. Elle pose une exigence claire, non négociable : « Il va falloir quand même que tu t’excuses auprès de ces femmes, je ne te lâcherai pas ». Une phrase qui révèle toute la complexité de sa position. Elle condamne l’acte, mais maintient le lien conjugal. Un soutien sous condition.
Dominique Pelicot acquiesce. Il promet de ne jamais recommencer. Sermonné, il semble avoir compris la leçon. Gisèle le croit. Cinquante ans de vie commune lui ont appris à lui faire confiance. Comment imaginer que cet homme puisse mentir avec une telle facilité ?
Cette promesse, pourtant, n’était qu’un écran de fumée. Car au moment même où il jurait de s’amender, les preuves de crimes bien plus graves dormaient déjà sur son ordinateur. Des milliers de fichiers. Une décennie d’horreur méthodiquement archivée.
Gisèle pensait avoir touché le fond de l’abomination. Elle ne savait pas encore qu’elle se tenait au bord d’un précipice infiniment plus vertigineux. Les enquêteurs allaient bientôt saisir cet ordinateur et révéler l’impensable : pendant des années, elle avait été droguée, violée, livrée à des dizaines d’hommes pendant son sommeil. Le cauchemar ne faisait que commencer.










