📌 Incendie à Marseille : un scooter au rez-de-chaussée provoque 9 blessés dont une femme grièvement brûlée
Posted 15 février 2026 by: Admin

L’Incendie Meurtrier : Un Scooter Transforme Un Immeuble En Brasier
Samedi 14 février 2026, un scooter stationné au rez-de-chaussée d’un immeuble marseillais de trois étages s’est embrasé, déclenchant un incendie dévastateur qui a rapidement gagné les étages supérieurs. Les flammes ont dévoré les parties communes avant que les marins-pompiers n’interviennent pour maîtriser le sinistre.
À leur arrivée sur place, les secours ont découvert une scène de chaos : le feu avait eu le temps de se propager verticalement, transformant la cage d’escalier en cheminée mortelle. Neuf personnes ont été blessées dans ce drame qui illustre les dangers méconnus du stationnement de véhicules dans les espaces collectifs.
Les flammes, alimentées par le carburant du deux-roues et les matériaux inflammables présents dans le hall, ont piégé plusieurs résidents dans leurs appartements. L’intervention rapide des marins-pompiers de Marseille a permis de circonscrire le brasier, mais pas d’éviter un bilan humain dramatique qui place une jeune femme entre la vie et la mort.
La violence de l’embrasement initial questionne les conditions de stockage des véhicules motorisés dans les immeubles d’habitation, pratique courante mais hautement dangereuse selon les experts en sécurité incendie.

Bilan Dramatique : Une Trentenaire Entre La Vie Et La Mort
Parmi les neuf victimes de ce brasier, une femme d’environ 30 ans a subi des brûlures au troisième degré qui engagent son pronostic vital. Transportée d’urgence à l’hôpital, elle lutte désormais pour sa survie, selon les marins-pompiers de Marseille qui ont précisé la gravité extrême de son état.
Les brûlures au troisième degré, les plus profondes de la classification médicale, détruisent toutes les couches de la peau et nécessitent souvent des greffes multiples. Cette jeune femme rejoint la liste des victimes d’incendies domestiques dont le destin bascule en quelques secondes, piégées par des flammes qu’elles n’ont pas vues venir.
Un homme d’une soixantaine d’années a également été hospitalisé pour des douleurs thoraciques, probablement causées par l’inhalation de fumées toxiques dans la cage d’escalier saturée. Sept autres résidents ont souffert d’intoxications respiratoires, conséquence directe de l’épaisse fumée noire qui a envahi l’immeuble lors de la combustion du scooter.
La rapidité de propagation du feu explique l’ampleur de ce bilan : en quelques minutes, le hall d’entrée s’est transformé en piège mortel, privant les habitants de leur unique voie d’évacuation. Les secours ont dû extraire plusieurs personnes par les fenêtres, certaines déjà inconscientes à cause des émanations toxiques.

Enquête En Cours : Comprendre Les Circonstances Du Drame
La justice s’est immédiatement saisie du dossier. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine exacte de l’embrasement du scooter qui a transformé ce hall d’immeuble en fournaise. Les enquêteurs doivent établir si une défaillance technique du véhicule, une manipulation imprudente ou un acte malveillant ont provoqué le départ de feu.
Les investigations portent également sur les circonstances ayant permis le stationnement de ce deux-roues dans une zone théoriquement interdite. Le scooter était-il équipé d’une batterie lithium-ion, désormais connue pour ses risques d’inflammabilité spontanée ? Était-il en charge au moment des faits, pratique courante mais hautement dangereuse dans les espaces confinés ? Ces questions détermineront les responsabilités dans cette catastrophe.
Les marins-pompiers ont collecté les premières preuves sur place avant que les experts en incendies criminels n’analysent les débris calcinés. L’état du scooter, réduit à une carcasse noircie, complique l’identification de la cause initiale. Les témoignages des résidents qui ont entendu ou vu les premières flammes constitueront des éléments déterminants.
Cette enquête dépasse le simple constat d’un accident domestique : elle pourrait révéler une négligence collective dans la gestion des parties communes, un problème récurrent dans les copropriétés marseillaises où l’entreposage de véhicules motorisés en zone résidentielle s’est banalisé malgré les dangers avérés.

Alerte Des Pompiers : Les Parties Communes, Zones À Risque Méconnues
Au-delà de l’enquête judiciaire, ce drame révèle une problématique de sécurité publique largement sous-estimée. Les marins-pompiers de Marseille ont saisi l’occasion de ce tragique événement pour rappeler une obligation réglementaire fondamentale : les parties communes d’un immeuble doivent impérativement rester dégagées. Ce principe, inscrit dans le règlement sanitaire départemental, est régulièrement bafoué dans les copropriétés marseillaises.
Le stationnement de scooters, trottinettes électriques, vélos ou poussettes dans les halls d’entrée représente un triple danger avéré. D’abord, ces objets, particulièrement les véhicules équipés de batteries lithium-ion, constituent des sources potentielles d’incendie aux conséquences dévastatrices. Ensuite, ils obstruent les voies d’évacuation en cas de sinistre, piégeant les résidents dans les étages supérieurs. Enfin, ils ralentissent l’intervention des pompiers dont chaque seconde compte pour sauver des vies.
« Ces encombrements transforment des espaces de circulation en pièges mortels », ont insisté les soldats du feu auprès de TF1 Info. L’incendie du 14 février illustre parfaitement cette réalité : la propagation rapide du feu aux étages supérieurs aurait pu être limitée si le hall avait été totalement dégagé, facilitant l’évacuation des neuf victimes avant l’arrivée des flammes.
Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte marseillais préoccupant où la multiplication des véhicules électriques individuels amplifie les risques d’incendies domestiques. La trentenaire entre la vie et la mort incarne le prix humain de cette négligence collective.










