📌 Incendie de Crans-Montana : la caution de 200 000 francs de Jessica Moretti n’aurait jamais été fixée par la justice
Posted 16 février 2026 by: Admin

Une Caution Fantôme Au Cœur D’un Flou Judiciaire
Six semaines après la tragédie du Constellation, une anomalie judiciaire vient ébranler le dossier. Selon Il Messaggero, la caution de Jessica Moretti « a disparu » des milliers de pages transmises par le parquet aux avocats des parties civiles. Aucune trace du versement, aucune mention concrète de ce paiement pourtant exigé par la justice valaisanne. Le contraste est saisissant : celle de Jacques Moretti, son mari, apparaît clairement dans les documents officiels. 200 000 francs suisses introuvables dans un dossier où chaque détail compte.
Le parquet avait requis 400 000 francs pour le couple, soit 200 000 francs chacun. La part de Jacques a été acquittée le 23 janvier par un proche resté anonyme. Mais celle de Jessica semble plongée dans un vide juridique inexpliqué. Plus troublant encore : cette caution n’aurait même jamais été formellement fixée par le tribunal. Le 12 janvier, l’institution annonçait pourtant imposer des mesures alternatives à la détention, précisant que « le montant de cette caution, qui nécessite une enquête approfondie, sera déterminé ultérieurement ». Une promesse qui, à ce jour, n’a toujours pas été tenue.
Les avocats des victimes italiennes dénoncent ce manque de clarté et exigent des explications sur cette chronologie défaillante. Dans un dossier déjà marqué par les critiques contre la lenteur des procédures suisses, cette opacité financière ravive les soupçons autour de la gestion judiciaire de l’affaire.

Chronologie D’une Décision Jamais Appliquée
Cette disparition s’inscrit dans une série d’incohérences temporelles qui interrogent. Le 12 janvier, le Tribunal cantonal des mesures coercitives du Valais annonçait des mesures alternatives pour Jessica Moretti, évoquant « un risque de fuite » et la nécessité d’« une enquête approfondie ». La formulation laissait entendre qu’un calcul était en cours. Onze jours plus tard, Jacques Moretti sortait de prison après le versement effectif de 200 000 francs. Pour son épouse, rien. Ni montant rendu public, ni trace de paiement, ni décision formelle six semaines après l’annonce initiale.
Le contraste procédural est brutal. D’un côté, une libération rapide et documentée. De l’autre, une promesse judiciaire qui semble s’être évaporée dans les méandres administratifs. « Le montant sera déterminé ultérieurement », précisait le tribunal. Cette formule prudente masquait-elle déjà des difficultés à établir les capacités financières réelles de la cogérante ? Ou révèle-t-elle une défaillance dans le suivi des décisions judiciaires ?
Les parties civiles pointent cette gestion à deux vitesses. Pendant que Jacques Moretti retrouvait sa liberté grâce à un bienfaiteur anonyme, Jessica échappait à la détention sans que les conditions financières imposées ne soient formellement appliquées. Cette asymétrie procédurale alimente les interrogations sur la rigueur de l’instruction. Dans un dossier où 41 familles réclament des comptes, chaque retard, chaque silence nourrit la défiance.

Opacité Financière Et Soupçons Patrimoniaux
Cette absence de caution ravive les interrogations sur la situation patrimoniale réelle du couple Moretti. La provenance des 200 000 francs ayant libéré Jacques soulève déjà des questions. Un proche anonyme a réglé la somme, et la justice affirme avoir « procédé aux vérifications » nécessaires, sans fournir davantage de précisions. Pour Jessica, le vide documentaire est total : ni versement, ni garant identifié, ni justification officielle de cette lacune.
Or, le montant d’une caution se calcule théoriquement en fonction des capacités financières de la personne mise en cause. Son absence pourrait indiquer qu’une enquête patrimoniale est toujours en cours. Les médias italiens évoquent des doutes sur les déclarations du couple concernant leurs revenus réels et leurs actifs. Si le tribunal peine à fixer un montant, cela suggère soit des incohérences dans les documents fournis, soit une difficulté à évaluer la solvabilité de la cogérante.
Ce flou entretient un climat de suspicion. Les avocats des parties civiles dénoncent un manque de transparence qui contraste avec la gravité des accusations. Incendie criminel, mise en danger de la vie d’autrui, non-respect des normes de sécurité : les charges pesant sur les gérants du Constellation exigent une instruction irréprochable. Pourtant, l’opacité financière persiste, alimentant l’impression que certaines vérifications essentielles n’ont pas été menées avec la rigueur attendue. Dans un dossier où chaque détail compte, cette zone d’ombre financière devient un symbole supplémentaire des dysfonctionnements dénoncés par les familles endeuillées.

La Pression Des Familles Face Au Silence Institutionnel
Au-delà des considérations juridiques et financières, cette nouvelle zone d’ombre ravive la douleur des familles endeuillées. L’incendie du Constellation a fait 41 morts et 115 blessés dans la nuit du 31 décembre, principalement des jeunes venus célébrer le Nouvel An. Pour leurs proches, chaque anomalie procédurale constitue une violence supplémentaire dans leur quête de vérité.
Les avocats des victimes italiennes, particulièrement mobilisés, exigent des explications précises sur la chronologie des décisions. Pourquoi Jacques Moretti a-t-il été libéré rapidement après un paiement documenté, tandis que sa femme bénéficie d’une liberté conditionnelle sans caution vérifiable ? Cette disparité de traitement alimente les critiques croissantes contre la gestion de l’affaire par les autorités suisses.
Jessica Moretti n’a jamais été incarcérée, contrairement à son mari. Elle demeure libre sous conditions strictes : interdiction de quitter le territoire, remise de ses documents d’identité, obligation de pointage quotidien au commissariat. Mais l’absence de caution effective fragilise la cohérence de ces mesures coercitives. Les parties civiles posent des questions directes : « Ont-ils seulement été exigés officiellement ? S’agit-il d’un simple retard administratif ou d’un dysfonctionnement plus profond ? »
Le tribunal cantonal n’a fourni aucune clarification définitive. Ce silence institutionnel entretient un climat de défiance alors que le dossier reste en instruction. Pour les familles, cette opacité judiciaire ajoute à leur sentiment d’injustice face à une tragédie qui aurait pu être évitée.










