📌 Incendie du Constellation : 14 jeunes hospitalisés dont certains brûlés à plus de 60%, l’enquête se concentre sur la mousse inflammable du plafond

Posted 3 janvier 2026 by: Admin
L’État Critique Des Victimes À L’Hôpital De Lausanne
Plus de 48 heures après la tragédie du Constellation, quatorze patients luttent encore pour leur survie à l’hôpital universitaire de Lausanne. Selon Marie Roux, envoyée spéciale de BFMTV, il s’agit majoritairement « de jeunes patients âgés de 16 à 26 ans avec des cas de blessures extrêmes », dont au moins un Français.
L’ampleur des dégâts corporels dépasse l’entendement. Certaines victimes présentent des brûlures très profondes touchant plus de 60% de la surface corporelle, nécessitant au minimum 60 jours d’interventions et de soins intensifs. Face à cette urgence sanitaire, les équipes médicales ont dû organiser des transferts massifs vers des centres spécialisés.
« Au moins six adultes ont été transférés et deux enfants également qui ont été transférés vers des hôpitaux européens, notamment dans des centres de soins pour les grands brûlés », précise la journaliste de BFMTV. Cette répartition géographique des victimes à travers l’Europe témoigne de la saturation des capacités d’accueil et de la gravité exceptionnelle de cette catastrophe.
Les heures qui viennent s’annoncent déterminantes pour ces jeunes vies suspendues entre la vie et la mort, alors que les médecins mobilisent toutes leurs ressources pour stabiliser des organismes ravagés par les flammes.
Le Témoignage Glaçant Du Médecin Spécialiste
Olivier Pantet, spécialiste des grands brûlés à l’hôpital de Lausanne, a décrit les premières heures qui ont suivi l’arrivée des victimes. « Il fallait pour la plupart les intuber, stabiliser la fonction respiratoire, stabiliser la fonction cardiaque, la pression artérielle », explique le clinicien, détaillant une course contre la montre où chaque minute comptait.
Une fois les fonctions vitales sécurisées, les équipes se sont préoccupées d’identifier les origines des patients « pour prévoir des rapatriements » vers leurs pays respectifs. Mais ce samedi matin, le médecin a dressé un bilan qui glace le sang.
« La majeure partie est intubée, donc dans le coma. Pour une petite minorité, ils sont réveillés et capables de communiquer », révèle-t-il. Cette réalité brutale souligne la gravité extrême des lésions subies. Le pronostic vital demeure engagé pour la majorité des grands brûlés, plongés dans un sommeil artificiel indispensable à leur survie.
Les transferts se poursuivent tout au long de la journée, non seulement à l’échelle nationale suisse, mais également vers l’Italie, la Belgique, la France et l’Allemagne. Cette mobilisation européenne sans précédent témoigne de l’ampleur du drame et de la solidarité médicale face à une catastrophe qui dépasse les frontières.
La Piste Des Bougies Incandescentes Se Confirme
Au-delà du drame humain, l’enquête progresse pour déterminer les causes exactes de l’incendie. Lors d’une récente conférence de presse, la procureure générale du canton de Valais a assuré que « toutes les pistes étaient explorées », tout en laissant entrevoir une hypothèse privilégiée.
Les premiers témoignages et rapports d’enquête convergent désormais vers un scénario précis : « le feu est parti des bougies incandescentes » placées sur des bouteilles de champagne. Une pratique décorative courante dans certains établissements nocturnes, mais qui aurait ici déclenché une catastrophe sans précédent.
Une photo saisie lors du départ de l’incendie révèle des détails accablants : des étincelles enflammant instantanément une mousse antibruit fixée au plafond. « De là, il s’est produit un embrasement très rapide et général », a précisé la procureure, décrivant une propagation fulgurante qui n’a laissé aucune chance aux clients présents.
Cette reconstitution factuelle soulève une question centrale : comment un simple geste festif a-t-il pu transformer une soirée ordinaire en tragédie ? L’enquête devra désormais établir si les matériaux utilisés dans l’établissement respectaient les normes de sécurité, et si des responsabilités peuvent être identifiées dans le choix de ces équipements potentiellement mortels.
La Polémique Sur Les Matériaux Inflammables
L’examen des matériaux utilisés dans l’établissement révèle des choix qui provoquent aujourd’hui l’indignation des professionnels du secteur. La mousse antibruit fixée au plafond, celle-là même qui s’est embrasée en quelques secondes, cristallise désormais les interrogations sur les responsabilités engagées.
« Le complexe isolant qui a été utilisé dans ce bar s’enflamme tout de suite. C’est une folie d’avoir mis ça au plafond », s’emporte Thierry Fontaine, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, au micro de France Info. Cette sortie véhémente traduit l’incompréhension du secteur face à l’utilisation de matériaux potentiellement dangereux dans un lieu accueillant du public.
L’enquête devra désormais établir si ces matériaux respectaient les normes de sécurité en vigueur et si les propriétaires du Constellation avaient effectué les vérifications obligatoires. Les experts mandatés analyseront la conformité des installations, la classification au feu des matériaux, et l’existence éventuelle de contrôles préalables.
Au-delà du drame humain, cette tragédie pourrait révéler des failles systémiques dans l’application des réglementations de sécurité. Les autorités suisses devront déterminer si cette catastrophe résulte d’une négligence isolée ou si d’autres établissements présentent des vulnérabilités similaires, mettant en danger des milliers de clients chaque week-end.










