📌 Jean-Marc Morandini définitivement condamné pour corruption de mineurs : Canal+ renonce à l’évincer malgré sa promesse

Posted 15 janvier 2026 by: Admin
La Condamnation Définitive De Jean-Marc Morandini
Le verdict est tombé mercredi 14 janvier. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Jean-Marc Morandini, mettant un point final à une procédure judiciaire entamée il y a plusieurs années. Sa condamnation pour corruption de mineurs, prononcée en appel par la cour d’appel de Paris en mars 2025, devient ainsi irrévocable.
La peine est lourde de conséquences : deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende, une interdiction définitive d’exercer toute profession impliquant un contact avec des mineurs, et surtout, une inscription au FIJAIS, le Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes. Cette dernière mesure marque administrativement son statut de délinquant sexuel condamné.
Après trois décisions de justice concordantes, l’animateur n’est désormais plus présumé innocent. La plus haute juridiction française a validé l’ensemble du raisonnement des juges d’appel, confirmant la gravité des faits reprochés. Le parcours judiciaire s’achève donc sur une reconnaissance définitive de culpabilité, ouvrant la voie à des interrogations sur les conséquences professionnelles d’une telle condamnation pour une personnalité médiatique de premier plan.
Les Faits Reprochés : Une Affaire De 2009 À 2016
Derrière cette condamnation se cache une série d’accusations s’étalant sur sept années. Entre 2009 et 2016, Jean-Marc Morandini a adressé des messages à caractère sexuel à plusieurs adolescents, dont certains âgés de seulement 15 ans. Les juges ont retenu qu’il leur avait notamment réclamé des photos d’eux dénudés, exploitant sa notoriété pour obtenir ces images.
Parallèlement, l’animateur a été jugé pour harcèlement sexuel sur un jeune comédien lors de castings pour une web-série. Les magistrats ont établi qu’il avait incité ce jeune acteur à se dénuder, profitant du rapport de pouvoir inhérent à sa position professionnelle. Loin d’atténuer sa responsabilité, la cour d’appel a durci la sanction : 18 mois de prison avec sursis, soit six mois de plus qu’en première instance.
Pour Me Anthony Mottais, avocat d’une des victimes, le constat est sans appel : « La justice, par trois fois, a reconnu qu’il a fait souffrir des mineurs. Le tout au moyen de son aura médiatique ». Cette formulation souligne le mécanisme central de l’affaire : l’instrumentalisation d’une influence publique pour commettre des infractions sur des personnes vulnérables.
Ces faits, désormais juridiquement établis, posent la question de la compatibilité entre un tel passé criminel et la poursuite d’une carrière médiatique exposée. Une interrogation d’autant plus légitime que Canal+ avait pris des engagements publics clairs à ce sujet.
La Promesse Non Tenue De Canal+
Cette interrogation trouve une réponse troublante dans les archives de 2016. À l’époque, malgré les accusations pesant déjà sur Jean-Marc Morandini, Canal+ avait officialisé son embauche sur iTélé (devenue CNews), invoquant « le respect du principe de présomption d’innocence ». Le groupe avait toutefois assorti cette décision d’un engagement sans ambiguïté : « en cas de condamnation, Jean-Marc Morandini et iTélé ont d’ores et déjà prévu qu’il quitterait le groupe sans indemnité ».
Dix ans plus tard, alors que la condamnation est devenue définitive, cette promesse publique n’a pas été honorée. L’animateur continue de présenter Morandini Live sur CNews, comme si cet engagement formel n’avait jamais existé. Le contraste entre les déclarations de 2016 et la réalité de 2026 révèle un revirement stratégique que le groupe n’a jamais explicité publiquement.
Cette volte-face soulève des questions sur la crédibilité des engagements pris par les médias face à des affaires sensibles. En conditionnant initialement l’embauche au maintien de la présomption d’innocence, Canal+ avait défini un cadre éthique clair. Son abandon silencieux, maintenant que la justice a tranché par trois fois, interroge sur les véritables critères qui président aux décisions éditoriales de la chaîne.
Le Maintien Controversé Sur CNews
Face à cette condamnation définitive, CNews a rapidement pris position. Mercredi 14 janvier, la chaîne a déclaré à l’AFP : « Jean-Marc Morandini continue son combat pour la justice et il reste à l’antenne sur CNews ». Une formulation qui évoque un « combat » alors même que la plus haute juridiction française vient de clore le dossier. L’animateur continuera donc de présenter Morandini Live, son émission quotidienne, comme si la décision de la Cour de cassation n’avait aucune incidence sur sa présence à l’antenne.
Cette annonce provoque l’incompréhension des parties civiles. Pour Me Anthony Mottais, avocat d’une victime, la situation est aberrante : « Il n’est désormais plus présumé innocent. La justice, par trois fois, a reconnu qu’il a fait souffrir des mineurs. Le tout au moyen de son aura médiatique ». L’avocat pointe du doigt ce paradoxe : un homme condamné pour corruption de mineurs, interdit d’exercer toute profession au contact d’enfants, conserve une tribune médiatique quotidienne.
Sollicitée par Le Parisien pour justifier cette décision, CNews n’a fourni aucune explication. Ce silence stratégique, face à une affaire qui soulève des questions éthiques majeures, laisse le public sans réponse sur les critères qui président au maintien d’un condamné définitif dans la grille des programmes de la chaîne d’information.










