📌 Julia Simon après son or olympique : « Qu’on me laisse tranquille avec cette affaire »
Posted 13 février 2026 by: Admin

La Consécration Olympique Malgré La Tourmente
Mercredi 11 février, à Milan-Cortina, Julia Simon a décroché l’or olympique en individuel, la seule médaille qui manquait encore à son palmarès. À 29 ans, la Savoyarde complète une collection déjà impressionnante : dix titres mondiaux et un gros globe de cristal remporté en 2023. Un sacre qui aurait dû être célébré sans réserve.
Pourtant, à peine la ligne d’arrivée franchie, les projecteurs se sont détournés de sa performance pour revenir sur l’affaire judiciaire qui l’a éclaboussée. Les questions ont fusé dès la zone mixte, créant un contraste saisissant avec l’exploit sportif qu’elle venait de réaliser. Cette médaille olympique, sommet d’une carrière exceptionnelle, s’est ainsi retrouvée immédiatement rattrapée par une polémique que la biathlète croyait avoir dépassée.
Le paradoxe est brutal : au moment où Julia Simon atteint l’apogée de son art, c’est son passé judiciaire qui occupe l’espace médiatique. Une situation qui révèle la difficulté, pour les athlètes de haut niveau, de faire oublier les zones d’ombre lorsqu’elles ont marqué leur parcours. La performance sportive, aussi éclatante soit-elle, ne suffit pas toujours à tourner la page.

L’Affaire Judiciaire Qui A Marqué Sa Carrière
Tout débute à l’automne 2023, lorsque Julia Simon est placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour utilisation frauduleuse de cartes bancaires. Les faits sont précis : des achats en ligne effectués avec les coordonnées de Justine Braisaz-Bouchet, sa coéquipière en équipe de France, ainsi que celles d’une kinésithérapeute du staff tricolore.
L’enquête s’appuie sur des éléments techniques : historiques numériques, traces de connexion, preuves matérielles que les enquêteurs ont accumulées au fil de la procédure. La biathlète, de son côté, clame son innocence et affirme être elle-même victime dans cette affaire. Une défense qui ne convainc pas le tribunal correctionnel d’Albertville.
En octobre 2025, le verdict tombe : trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour vols et fraudes aux cartes bancaires. Une condamnation qui résonne lourdement dans le milieu du biathlon, où la Savoyarde jouit pourtant d’une réputation sportive irréprochable. Les faits remontent à plus d’un an, mais la décision judiciaire intervient en pleine saison olympique, à quelques mois seulement des Jeux de Milan-Cortina.
Cette condamnation marque un tournant. Au-delà de l’aspect pénal, c’est toute la préparation de Julia Simon qui se retrouve sous pression, avec une épée de Damoclès médiatique suspendue au-dessus de chaque course.

Une Préparation Olympique Perturbée Mais Efficace
À la condamnation judiciaire s’ajoute une sanction disciplinaire qui complique encore la donne. La Fédération française de ski prononce un mois de suspension ferme à l’encontre de Julia Simon, perturbant sa préparation hivernale à un moment crucial. Le climat au sein de l’équipe de France féminine se tend, les regards se font plus lourds, les silences plus pesants.
Pourtant, la Savoyarde refuse de plier. Loin de s’effondrer sous la pression, elle maintient un niveau de performance exceptionnel. Quelques jours avant le titre en individuel, elle décroche déjà l’or en relais mixte avec ses coéquipiers, prouvant que sa concentration reste intacte malgré le contexte hostile.
Le 11 février, sur la piste de l’individuel à Milan-Cortina, Julia Simon livre une course maîtrisée de bout en bout. Tandis que plusieurs favorites craquent au pas de tir, elle enchaîne les cibles avec une précision chirurgicale. Pas de tremblements, pas d’hésitations. Juste une athlète au sommet de son art, capable de transformer la pression en carburant.
Cette victoire olympique, acquise dans un contexte de tourmente médiatique et judiciaire, révèle une force mentale hors norme. À 29 ans, Julia Simon ne se contente pas de compléter son palmarès : elle démontre que la résilience peut devenir une arme redoutable face à l’adversité.

« Qu’on Me Foute La Paix » : La Réponse Sans Concession
Cette démonstration de force mentale trouve son écho immédiat à la ligne d’arrivée. Franchissant le portique en tête, Julia Simon pose son index sur la bouche dans un geste sans équivoque. Le message est clair : elle en a assez des questions, des regards, des jugements.
Quelques minutes plus tard, au micro d’Eurosport, la biathlète ne mâche pas ses mots. « Ce que j’aimerais maintenant, c’est qu’on me foute la paix en toute honnêteté », lance-t-elle avec une fermeté qui surprend. Elle poursuit : « J’ai encore lu des choses hier soir qui ne font pas plaisir. Je pense que j’ai prouvé aujourd’hui que j’avais ma place, et déjà avant. »
La championne olympique ne s’arrête pas là. Elle appelle directement médias et public à cesser la polémique : « La page a été tournée au sein de l’équipe, on a parlé. On est là pour gagner des médailles et faire du biathlon. Je pense qu’aujourd’hui on l’a encore montré donc s’il vous plaît, arrêtez. Ce serait vraiment appréciable pour tout le monde. »
Son entraîneur au tir, Jean-Paul Giachino, rappelle qu’elle figurait parmi les favorites et salue sa capacité à aller au bout dans le contexte olympique. Déjà championne du monde de l’individuel l’an dernier, Julia Simon confirme sa solidité sur les grands rendez-vous. Reste à savoir si cette prise de parole suffira à apaiser le débat médiatique qui l’accompagne depuis l’automne 2023.










