📌 Julio Iglesias : deux anciennes employées détaillent les agressions sexuelles et l’emprise psychologique présumées

Posted 14 janvier 2026 by: Admin
L’Enquête Médiatique Qui Révèle Les Accusations
Trois années d’investigation minutieuse ont été nécessaires pour que cette affaire émerge. ElDiario.es et Univision Noticias ont mené un travail de fond, recoupant témoignages et documents pour reconstituer ce qui se serait déroulé en 2021 dans les résidences caribéennes du chanteur. Les propriétés visées se situent à Punta Cana en République dominicaine et à Lyford Cay aux Bahamas, lieux où plusieurs employées auraient évolué dans un cadre professionnel particulièrement rigide.
Deux femmes ont accepté de briser le silence. Rebeca, âgée de 22 ans au moment des faits, travaillait comme employée de maison. Laura exerçait en tant que kinésithérapeute personnelle de Julio Iglesias. Leurs récits convergent vers un même constat : un environnement marqué par le contrôle permanent et la peur, où les frontières entre obligations professionnelles et sphère intime auraient été systématiquement transgressées.
Selon l’enquête, ces résidences fonctionnaient selon des règles strictes qui isolaient les employées et limitaient leur autonomie. Les deux témoignages évoquent des comportements qu’elles qualifient de violences sexuelles et psychologiques, des situations vécues dans un déséquilibre de pouvoir flagrant. À ce stade, aucune procédure judiciaire n’a été ouverte, mais les révélations médiatiques mettent en lumière des accusations graves qui interrogent sur les conditions de travail dans ces propriétés privées.
Le Témoignage Accablant De Rebeca
C’est dans ce contexte d’isolement que Rebeca décrit des faits d’une gravité extrême. Régulièrement convoquée dans la chambre du chanteur après ses journées de travail, elle affirme avoir subi des relations sexuelles non consenties, incluant des pénétrations digitales anales et vaginales. « Il abusait de moi presque tous les soirs. Je me sentais comme un objet, comme une esclave », confie-t-elle aux enquêteurs.
Le récit se fait plus précis lorsqu’elle évoque un épisode marquant. Un soir où Julio Iglesias souffrait d’une sciatique, la jeune femme raconte avoir été contrainte à des actes sexuels durant de longues heures. « Il m’a fait lécher son anus et sucer son pénis pendant des heures parce qu’il souffrait beaucoup et que ça le calmait. J’ai passé presque toute la nuit à lui faire une fellation. Quand je m’arrêtais ou que je m’endormais, il me tirait la tête en arrière », détaille-t-elle.
Rebeca mentionne également la présence d’un autre employé détenant une autorité hiérarchique sur elle, renforçant le climat d’emprise. Selon ses dires, sa « première relation sexuelle avec Julio Iglesias » se serait déroulée sous le regard de la femme qui l’avait recrutée. Des pratiques lui auraient été imposées malgré ses refus explicites, dans un cadre où toute opposition semblait impossible.
Ce témoignage trouve un écho troublant dans les propos d’une autre employée, dont l’expérience dessine un schéma similaire de comportements inappropriés.
Laura : Harcèlement Et Emprise Psychologique
Le témoignage de Laura, kinésithérapeute personnelle du chanteur, révèle une autre dimension des accusations. Sur la plage d’une des propriétés, elle décrit un geste brutal : « Il s’est approché de moi et m’a touché les tétons. Ce n’est pas seulement qu’il vous touche, c’est qu’il vous fait mal… Il les serrait vraiment très fort ». L’agression physique se doublait d’un harcèlement verbal constant lorsqu’ils se retrouvaient seuls.
Les questions à caractère sexuel se répétaient, instaurant un malaise permanent. « Il me demandait si j’aimais les plans à trois, si j’aimais les femmes, si j’étais ouverte d’esprit ou encore quand est-ce que tu te masturbes », relate-t-elle. Ces propos créaient une atmosphère oppressante où la frontière professionnelle n’existait plus.
Laura exprime aujourd’hui des regrets face à ce qu’elle qualifie d’incompréhension tardive. « Je ne pouvais pas dire non. Et certaines filles ne pouvaient pas dire non. Et il faisait ce qu’il voulait d’elles », conclut-elle. Cette conscience de l’impossibilité de refuser dessine les contours d’un système où la vulnérabilité des employées aurait été exploitée.
Au-delà des témoignages individuels, l’enquête met au jour un cadre de travail aux règles particulièrement strictes, soulevant des questions sur l’organisation même de cet environnement professionnel.
Un Système De Contrôle Et L’Absence De Poursuites
Ces règles professionnelles dépassaient le cadre habituel d’un emploi domestique. Les employées devaient se soumettre à des interdictions précises : aucune relation avec d’autres hommes, impossibilité de photographier le chanteur. Plus troublant encore, des examens médicaux obligatoires incluaient des examens gynécologiques et des tests de dépistage des infections sexuellement transmissibles.
Ce contrôle médical systématique interroge sur la nature réelle des fonctions attendues. L’investigation révèle un environnement où les frontières entre vie professionnelle et intimité semblaient abolies, créant une dépendance totale vis-à-vis de l’employeur. Les témoignages convergent vers un schéma d’emprise où refuser devenait impossible.
À ce jour, aucune procédure judiciaire n’a été engagée malgré la publication de ces accusations. Julio Iglesias n’a pas souhaité répondre aux sollicitations d’_ElDiario.es_ et d’_Univision Noticias_. Le chanteur demeure présumé innocent en l’absence d’enquête officielle.
Cette absence de démarche légale soulève des questions sur les obstacles que rencontrent les victimes présumées lorsqu’elles évoluent dans des sphères de pouvoir. Les témoignages recueillis, bien que documentés par trois années d’investigation croisée, restent à ce stade des allégations non examinées par la justice.










