📌 La décision radicale d’Emmanuel Macron pour les lycéens dès septembre : « Ils devront désormais… »

Posted 28 novembre 2025 by: Admin
L’Annonce Présidentielle : Du Collège Au Lycée
C’est lors d’un échange avec les lecteurs des journaux régionaux du groupe Ebra à Mirecourt, dans les Vosges, qu’Emmanuel Macron a lâché l’information ce vendredi. Le chef de l’État a annoncé qu’il allait « sans doute » élargir l’interdiction du téléphone portable aux lycées dès la rentrée prochaine, une mesure déjà en vigueur dans les collèges.
« On l’avait fait dans les collèges de manière expérimentale, on l’a généralisé en septembre dernier », a déclaré le Président, soulignant que le dispositif fonctionne « plutôt bien ». Cette évaluation positive alimente désormais la réflexion gouvernementale pour franchir une nouvelle étape dans la régulation des écrans en milieu scolaire.
« On a sorti le portable du collège, maintenant dans tous les collèges à la rentrée dernière, on va sans doute l’élargir aux lycées à la rentrée prochaine avec le ministre. Il est en train de regarder ça », a précisé Emmanuel Macron. La formulation confirme que la décision n’est pas encore formellement actée, mais que l’orientation politique est clairement tracée. Le ministre chargé du dossier examine actuellement les modalités concrètes de cette extension qui concernerait plus d’un million de lycéens français.
Cette annonce marque une accélération dans la stratégie gouvernementale de déconnexion numérique à l’école, passant progressivement du stade expérimental à une généralisation totale dans l’enseignement secondaire.
La Philosophie Derrière L’Interdiction
Au-delà de la mesure elle-même, c’est une vision de l’école que le chef de l’État a défendue lors de cet échange. « À partir de la rentrée prochaine, on veut faire ‘plus de portables au lycée’ pour vraiment aller au bout de cette démarche et dire : ‘c’est pas le lieu où vous devez faire ça, c’est le lieu où vous apprenez et puis c’est le lieu où vous échangez’ », a martelé Emmanuel Macron.
Cette déclaration révèle l’ambition présidentielle : recentrer l’établissement scolaire sur sa mission première. L’apprentissage et les échanges humains directs doivent redevenir la norme, loin de la fragmentation attentionnelle provoquée par les écrans. Le Président ne cache pas sa détermination à « aller au bout de cette démarche », formule qui traduit une conviction profonde plutôt qu’un simple ajustement réglementaire.
L’argumentaire gouvernemental repose sur une distinction nette : le lycée n’est pas un espace de consommation numérique individuelle, mais un lieu de transmission et d’interaction. En opposant « ce que vous devez faire » (apprendre, échanger) à ce qui ne doit pas s’y dérouler (l’usage du portable), Emmanuel Macron trace une ligne claire entre deux conceptions du temps scolaire.
Cette philosophie éducative trouve désormais sa traduction opérationnelle dans un dispositif déjà éprouvé sur le terrain des collèges.
Le Dispositif « Pause Numérique » En Action
Ce dispositif éprouvé, c’est la « pause numérique », expérimentée dès l’an dernier dans une centaine de collèges avant sa généralisation progressive à la rentrée dernière. Le bilan dressé par Emmanuel Macron est sans équivoque : la mesure fonctionne « plutôt bien », validation qui légitime désormais son extension aux lycées.
Sur le terrain, le fonctionnement repose sur une contrainte physique simple : les élèves doivent ranger leurs téléphones portables pendant les cours dans des casiers, mallettes ou pochettes dédiés. Cette obligation matérielle transforme une interdiction théorique en réalité tangible, éliminant la tentation du coup d’œil furtif sous la table ou de la vibration en poche.
L’efficacité du système tient précisément à cette dimension concrète. Plutôt que de compter sur l’autodiscipline des élèves face à un objet omniprésent, le dispositif crée une séparation physique entre l’apprenant et son écran. Le portable existe toujours dans l’établissement, mais il devient inaccessible durant le temps pédagogique.
Cette expérimentation collégienne, désormais jugée concluante par l’Exécutif, arrive pourtant après des années de tentatives législatives dont l’application s’est révélée laborieuse.
Contexte Législatif Et Renforcement
Cette difficulté d’application ne date pas d’hier. Dès 2018, une loi interdisait déjà l’usage du téléphone portable de la maternelle au collège. Sept ans plus tard, le constat est sans appel : le texte peine à être respecté sur le terrain. L’interdiction existe dans les codes, figure dans les règlements intérieurs, mais se heurte à une réalité tenace : celle d’adolescents connectés en permanence, d’écrans omniprésents, de notifications incessantes.
Le dispositif « portable en pause » répond précisément à cet échec. Plutôt que de multiplier les rappels à l’ordre ou les sanctions individuelles, le système mise sur la contrainte physique du rangement obligatoire. Le téléphone n’est plus simplement interdit d’usage, il est matériellement inaccessible durant les heures de cours. Cette évolution marque un tournant : passer d’une interdiction théorique à une impossibilité pratique.
L’extension annoncée aux lycées s’inscrit dans cette logique de renforcement progressif. Le gouvernement capitalise sur l’expérience acquise au collège pour franchir une nouvelle étape, touchant cette fois des élèves plus âgés, souvent majeurs en terminale. Un défi supplémentaire pour une mesure qui devra convaincre au-delà des simples considérations pédagogiques, tant les enjeux touchent désormais à l’autonomie personnelle et aux habitudes numériques profondément ancrées.










