📌 Laure Lavalette (RN) attaquée sur sa fille trisomique : elle exige l’exclusion de son adversaire politique
Posted 4 mars 2026 by: Admin

L’Enregistrement Piège Et Les Propos Chocs
L’affaire éclate par la diffusion d’un enregistrement clandestin. Le média d’extrême droite Frontières révèle une conversation captée à l’insu de Philippe Leroy, colistier de Magali Brunel pour le collectif Toulon en Commun. Dans cet extrait audio, l’élu local franchit une ligne rouge en s’attaquant directement à la vie privée de Laure Lavalette, députée du Rassemblement national et candidate à la mairie de Toulon.
Les propos tenus sont sans équivoque : « Elle a un enfant handicapé, elle le sort seulement pour faire la photo de temps en temps et le reste du temps elle le laisse dans un institut. Elle est effroyable ». Cette accusation vise explicitement la manière dont la députée s’occuperait de sa fille atteinte de trisomie 21. L’instrumentalisation d’un enfant handicapé comme arme politique provoque immédiatement une onde de choc.
Ces déclarations ne relèvent plus du débat démocratique mais d’une attaque personnelle ciblant l’intimité familiale d’une adversaire politique. En évoquant la situation de l’enfant de Laure Lavalette, Philippe Leroy franchit les limites tacites qui régissent traditionnellement les affrontements électoraux, même dans un contexte municipal aussi tendu que celui de Toulon. La députée se retrouve ainsi contrainte de défendre non plus ses idées, mais sa dignité de mère face à des allégations qui touchent au plus intime de sa vie.

Les Réactions Et Tentatives De Justification
Confronté à la diffusion de ses propos, Philippe Leroy tente une justification bancale auprès de Var-Matin. « Ce que j’ai dit sur Laure Lavalette et sa fille, ce sont des choses que tout le monde dit. Mais je n’aurais pas dû et je le regrette », déclare-t-il. Cette défense maladroite suggère que les accusations relèveraient d’une rumeur locale répandue, tout en reconnaissant leur caractère inapproprié. Des excuses qui sonnent creux et n’apaisent en rien la controverse.
Le collectif Toulon en Commun adopte une stratégie radicalement différente. Plutôt que de condamner fermement les propos de son colistier, le groupe se pose en victime d’une manipulation médiatique. Dans un communiqué cinglant, il dénonce un « montage malhonnête » et des « propos détournés de leur contexte ». Plus audacieux encore, le collectif annonce son intention de porter plainte contre Frontières, le média ayant diffusé l’enregistrement.
Cette contre-offensive culmine avec une accusation politique explosive : « Cette façon de faire relève de pratiques de barbouzes. Elle est la preuve que l’extrême droite est prête à tout pour déstabiliser la démocratie ». Le collectif tente ainsi de renverser la narrative, transformant l’auteur des propos choquants en victime d’un complot orchestré. Une stratégie risquée qui détourne l’attention du fond vers la forme, sans répondre à la violence des accusations portées contre une enfant handicapée.

La Riposte De Laure Lavalette
Face à cette tentative de retournement, Laure Lavalette refuse de se laisser détourner du fond de l’affaire. La députée RN qualifie sans détour les propos de Philippe Leroy d’« ignobles » et formule une triple exigence publique auprès de BFM Toulon Var : « des excuses, des explications et l’exclusion » du colistier incriminé. Une riposte claire qui recentre le débat sur l’essentiel : l’instrumentalisation inacceptable d’une enfant handicapée dans une joute politique.
Mais l’élue ne s’arrête pas là. Sur le réseau social X, elle élargit spectaculairement le champ de bataille en interpellant directement les figures nationales de la gauche. Laure Lavalette somme Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, et Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, de « retirer leur soutien à ces ignobles personnages ». Une stratégie offensive qui vise à placer les responsables de gauche devant leurs responsabilités : peuvent-ils cautionner un collectif dont le colistier s’en prend à une enfant trisomique ?
Cette contre-attaque intervient dans un contexte municipal déjà électrique à Toulon, où chaque camp affûte ses armes. Mais pour la députée, la polémique transcende largement les calculs électoraux. En posant une ligne rouge absolue – sa famille et surtout sa fille ne peuvent servir de munitions politiques –, Laure Lavalette transforme une attaque locale en test de décence pour l’ensemble de la classe politique.

Sa Fille Handicapée, Moteur De Son Engagement
Cette ligne rouge que Laure Lavalette défend avec tant de véhémence n’est pas qu’une posture défensive. Elle touche au cœur même de ce qui a façonné son parcours politique : sa fille atteinte de trisomie 21. Mère de cinq enfants, la députée RN a toujours assumé publiquement cette réalité familiale, la présentant comme une source de motivation plutôt que comme un fardeau à dissimuler.
Lors de la campagne des législatives de 2024, elle confiait déjà à Europe 1 : « La force que ça me donne, c’est que je partage la vie des gens. J’ai une jeune fille handicapée ». Loin de l’instrumentalisation dont l’accusent ses détracteurs, Laure Lavalette revendique une expertise née du terrain. Elle évoque ainsi les six mois de retard à la Maison départementale des personnes handicapées – non par ouï-dire, mais parce qu’elle les a vécus personnellement. « Quand je dis qu’il y a six mois de retard à la MDPH, je le sais parce que je l’ai vécu », martelait-elle.
Cette ancrage dans le quotidien ne se limite pas aux démarches administratives. La députée rappelle qu’elle « fait ses courses au supermarché, fait à manger pour sept personnes » et connaît intimement « le coût de la vie ». Pour elle, le rôle de mère reste au cœur de son identité, bien au-delà des postures politiques. C’est précisément cette dimension profondément personnelle qui rend l’attaque de Philippe Leroy si difficile à digérer – et qui explique la virulence de sa riposte.










