📌 Les 5 signes qui prouvent que vous en avez un dans votre entourage (selon la science)

Posted 29 novembre 2025 by: Admin
Le Connard Selon La Science : Définition Et Archétype
Loin du simple juron du quotidien, le terme « connard » a récemment franchi les portes des laboratoires universitaires. Le psychologue Brinkley Sharpe et son équipe de l’Université de Géorgie ont publié dans la revue Collabra: Psychology une étude inédite qui transforme cette insulte banale en objet scientifique. Leur méthodologie ? Interroger 400 participants invités à décrire « le plus gros connard » de leur entourage, comportements et traits de personnalité à l’appui.
Les résultats révèlent 315 catégories de comportements associés à ce profil : agressivité, arrogance, impolitesse, hypocrisie, mauvaise foi. Mais au-delà de cette liste, une définition précise émerge. Eric La Blanche, auteur du livre Le Connard, enjeux et perspectives, synthétise : « quelqu’un de sans-gêne, qui se croit tout permis et qui ne s’excuse jamais ». Ce personnage coupe les files d’attente, maltraite son entourage et échappe systématiquement aux critiques. « Il va intentionnellement, délibérément, en toute connaissance de cause s’autoriser à être déplaisant parce qu’il se sent souvent supérieur aux autres », précise-t-il.
Cette exploration scientifique brise un tabou : reconnaître le connard n’est pas qu’une affaire de sensibilité personnelle. C’est identifier une personnalité pathologique aux contours désormais mesurables, dont les mécanismes toxiques commencent à peine à être décodés.
Les Comportements Révélateurs : Impolitesse, Arrogance Et Manipulation
Les données de l’étude de Sharpe révèlent un premier constat troublant : tous les participants ont identifié sans hésitation un connard dans leur entourage. Mieux encore, un portrait-robot précis émerge des témoignages. Majoritairement des hommes d’âge moyen, ces individus « ne se confrontent pas forcément aux autres et ne pensent pas à la manière dont ils sont perçus », souligne l’étude.
La répartition des relations dévoile un phénomène insidieux. Environ 33% des connards identifiés occupent des rôles actuels : partenaires romantiques, collègues, patrons, membres de la famille ou amis. Plus révélateur encore, plus de 50% sont des ex-relations – ex-conjoints, ex-collègues, ex-belles-mères. Cette statistique confirme une mécanique toxique : le connard séduit initialement avant que ses comportements pathologiques ne se manifestent progressivement.
Les traits récurrents recensés forment un arsenal comportemental redoutable : agressivité latente, arrogance assumée, impolitesse systématique, hypocrisie calculée, mauvaise foi revendiquée. Ces patterns ne surgissent pas au hasard. Ils s’installent dans la durée, tissant un réseau relationnel où la manipulation remplace l’authenticité. Le connard ne naît pas connard aux yeux d’autrui : il le devient, interaction après interaction, jusqu’à ce que son entourage ne puisse plus ignorer l’évidence.
La Dimension Psychopathologique : Entre Narcissisme Et Antisocialité
Cette progression toxique trouve-t-elle une explication clinique ? Les conclusions de l’étude évoquent un lien potentiel avec les troubles de la personnalité antisociale ou narcissique. Prudence cependant : tous les connards ne sont pas des psychopathes avérés. Mais certains critères spécifiques dessinent une frontière inquiétante.
Laurent Testot, historien et co-auteur de _L’histoire universelle de la connerie_, identifie six marqueurs révélateurs : manque d’empathie, capacité manipulatrice développée, intolérance extrême à la frustration, refus des écarts d’autrui, tendance systématique à blâmer les autres, maîtrise de la culpabilisation. Ces traits ne relèvent pas du simple caractère difficile. Ils signalent une personnalité psychopathologique structurée.
L’historien établit une distinction capitale : « On peut tous être cons ou même connards. Mais il y a des connards systémiques ». Ces derniers incarnent une catégorie à part. Ils ne s’excusent jamais, n’éprouvent aucun regret après une incivilité. Pire encore, ils retournent systématiquement le problème contre autrui lorsqu’on leur demande des comptes. « On s’assume souvent en tant que connard en n’hésitant pas non plus à le revendiquer haut et fort », poursuit Testot.
Cette revendication assumée constitue le stade ultime. Le connard systémique ne cherche ni à changer ni à dissimuler ses comportements. Il les normalise, les justifie, parfois même les célèbre. Face à cette absence totale de remise en question, une interrogation s’impose naturellement.
L’Auto-Évaluation : Et Si C’Était Vous Le Connard ?
Face à cette absence totale de remise en question, une interrogation s’impose naturellement. Et si vous étiez, quelque part, le connard de quelqu’un ? La description du connard reste si subjective qu’elle peut avoir une infinité de définitions mais aucun diagnostic officiel, puisqu’il ne s’agit pas d’un trouble mental recensé comme tel.
Ce qui apparaît intolérable pour certains peut être parfaitement acceptable, voire justifiable, pour d’autres. Cette relativité change tout. Votre franchise brutale ? Une qualité pour vous, une agression pour votre collègue. Votre assurance ? Du charisme selon vous, de l’arrogance pour votre entourage. Votre détermination ? De la ténacité à vos yeux, de l’entêtement pour les autres.
Personne n’échappe totalement à cette zone grise. Nous avons tous, à un moment donné, adopté des comportements déplaisants sans en mesurer l’impact. La différence entre un acte isolé et un pattern systémique réside dans la capacité à reconnaître ces dérapages et à en tirer des leçons.
Pour trancher cette question inconfortable, un test psychologique a été élaboré avec la complicité d’Amélie Boukhobza, psychologue clinicienne. Avant de pointer du doigt les connards de votre entourage, auriez-vous le courage de découvrir si vous en êtes un ? La réponse pourrait vous surprendre, voire vous déranger. Mais elle offre surtout une opportunité rare : celle de s’améliorer avant que les autres ne vous cataloguent définitivement.










