📌 Les propos de sa fille qui révèlent la vérité : « Elle était méconnaissable… »

Posted 24 août 2025 by: Admin
Un « Accident » Aux Blessures Inexpliquées Dans Un Ehpad De Martigues
Le 23 juillet dernier, à l’Ehpad Les Oliviers de Saint-Jean à Martigues, Jeannine, 83 ans, aurait fait une « chute » qui défie toute logique médicale. L’octogénaire présente des blessures d’une violence saisissante : fracture du nez avec la marque de ses lunettes incrustée sur le visage, menton râpé, contusions au poignet et multiples hématomes aux bras.
« Ce qu’on veut aujourd’hui, c’est connaître la vérité, tout simplement », répètent inlassablement ses petits-enfants, Laurent, Joris, Cyrielle et Morgane. Car les images de vidéosurveillance révèlent un détail troublant : l’aide-soignante est entrée dans la chambre à 18h33 et en est ressortie à 18h34. Une seule minute pour coucher une résidente d’une unité protégée atteinte d’Alzheimer au quasi dernier stade.
« Avec le type de fauteuil qu’elle a, soit il faut être deux, soit il faut utiliser du matériel adéquat comme un lève-malade, chose impossible à faire en seulement une minute », explique Laurent. La famille soupçonne que Jeannine n’a jamais été mise au lit ce soir-là. Pire encore : aucun contrôle nocturne n’a eu lieu dans sa chambre avant 7h30 le lendemain matin.
La version officielle de l’établissement commence à vaciller face aux preuves accumulées.
Les Failles Béantes Dans La Version Officielle De L’établissement
Cette version vacillante révèle rapidement ses contradictions les plus criantes. L’établissement affirme que Jeannine « était en forme » ce soir-là, qu’elle se serait levée seule, couchée en totale autonomie, puis « restée coincée entre le lit et le mur ». Un récit que les expertises médicales pulvérisent méthodiquement.
L’analyse des blessures ne laisse aucune place au doute : « Le lit est de son côté gauche à elle. Elle s’est cassée le nez et il était dévié du côté droit, et c’est le bras, le poignet et la main droite qui la font souffrir », détaille Laurent. Une géographie des traumatismes totalement incompatible avec la chute décrite par l’Ehpad.
Cyrielle enfonce le clou avec une évidence implacable : « Elle est dans une unité protégée, ce qui veut dire qu’elle ne peut pas se coucher seule ». L’établissement demande donc de croire qu’une résidente d’Alzheimer au dernier stade a miraculeusement retrouvé son autonomie pendant une heure, avant de la perdre définitivement.
Face à ces révélations accablantes, l’Ehpad Les Oliviers observe un silence radio total. « Depuis qu’on a commencé les démarches, on n’a pas de réponse », se désole Laurent. Cette stratégie du mutisme ne fait qu’alimenter les soupçons familiaux : « Ce qu’on pense, nous, c’est qu’ils essaient de se couvrir et d’étouffer l’affaire ».
Les preuves s’accumulent, l’indignation monte.
La Mobilisation Judiciaire D’une Famille En Quête De Vérité
Cette indignation se mue désormais en combat juridique. La famille de Jeannine monte actuellement un dépôt de plainte aux motifs de « défaut de soins » et « non-assistance à personne en danger ». Une procédure que Laurent et ses cousins savent « lente et toujours plus complexe », mais qu’ils jugent indispensable pour obtenir justice.
L’état de santé révélé lors de l’hospitalisation renforce leur détermination. Au-delà des traumatismes visibles, le bilan médical dévoile un tableau alarmant : « Il en ressort qu’elle était dénutrie et déshydratée », révèle Cyrielle. Des carences qui soulèvent de nouveaux questionnements sur la qualité des soins prodigués dans l’établissement.
Hospitalisée en unité de soins longue durée « pour 3 mois minimum », Jeannine tente péniblement de récupérer ses forces. « Elle a repris des forces, mais elle n’est pas encore remise totalement », confie sa famille, désormais confrontée à un dilemme déchirant.
Car au-delà de la quête de vérité se profile une réalité cruelle : que faire après sa sortie d’hôpital ? « La prise en charge au quotidien de notre grand-mère, pour nous, ça serait ingérable. Elle est atteinte d’Alzheimer au quasi dernier stade », expliquent-ils avec amertume. Une surveillance constante reste indispensable, mais comment faire confiance à nouveau ?
Cette bataille judiciaire révèle progressivement une ampleur insoupçonnée.
Un Appel À Témoins Qui Révèle D’autres Dysfonctionnements
Face à cette justice « lente et toujours plus complexe », la famille de Jeannine a choisi de prendre les devants. Un appel à témoins massif vient d’être lancé pour recueillir d’autres cas similaires et donner du poids à leur dossier judiciaire. L’adresse électronique témoins@gmail.com centralise désormais les déclarations de victimes, familles de victimes ou soignants.
Les premiers retours confirment leurs soupçons les plus sombres. « On a eu des témoignages d’anciens soignants, qui avaient été témoins de dysfonctionnements au sein de l’unité protégée dans laquelle était placée notre grand-mère », révèle Cyrielle. Ces témoignages internes, provenant du personnel ayant travaillé dans l’établissement, apportent un éclairage crucial sur le fonctionnement quotidien de l’Ehpad.
Plus troublant encore, d’autres familles brisent le silence. « Nous avons aussi eu des témoignages d’anciennes familles, qui relatent des faits parfois un peu plus choquants que d’autres », complète Cyrielle, laissant entrevoir l’ampleur réelle du problème.
Cette mobilisation dépasse désormais le simple cas de Jeannine. « On veut découvrir la vérité, mais aussi faire en sorte que les choses changent dans cet Ehpad, parce que ce qui arrive à notre grand-mère, on voit que ça arrive à d’autres patients aussi », confie la famille. Un combat qui pourrait bien révéler des dysfonctionnements systémiques au sein de l’établissement des Oliviers de Saint-Jean.