📌 Maeva Ghennam condamnée à un an de prison avec sursis pour ses propos sur l’attaque du 7 octobre et bloquée à Dubaï

Posted 5 janvier 2026 by: Admin
L’Origine De La Polémique : La Vidéo Qui A Tout Déclenché
Le 7 octobre 2023, alors que l’attaque meurtrière en Israël fait la une de tous les médias, Maeva Ghennam prend la parole face à ses millions de followers. L’influenceuse installée à Dubaï publie une vidéo qui va faire basculer son existence. Si elle condamne fermement « ce qui est arrivé », la jeune femme de 28 ans pose une question explosive : « Tous les jours, ils délogent des Palestiniens de leur propre maison, là où ils ont grandi. On en parle, de tous ces morts-là ? »
Mais c’est une autre déclaration qui va mettre le feu aux poudres. Selon Maeva Ghennam, « le Mossad était au courant » de l’attaque du 7 octobre, au titre d’armée « la plus forte du monde ». Cette prise de position à double tranchant provoque immédiatement un ouragan de haine sur les réseaux sociaux. L’ex-candidate de télé-réalité se retrouve submergée d’insultes et de menaces. Son numéro WhatsApp, divulgué en ligne, devient la cible d’un cyberharcèlement massif.
Face à ce déferlement, Maeva Ghennam décide de riposter par la voie judiciaire. Elle intente un procès contre sept de ses cyberharceleurs, transformant une polémique numérique en bataille juridique. Une décision qui ne mettra pas fin au cauchemar, mais marquera le début d’un engrenage aux conséquences insoupçonnées.
Les Conséquences Concrètes : Une Vie Bouleversée
Le déferlement de violence verbale ne s’arrête pas après quelques jours. Dans une interview accordée au Parisien en novembre dernier, Maeva Ghennam révèle avoir reçu « des milliers de messages » pendant « deux ou trois mois ». Un harcèlement qui dépasse largement le cadre numérique et s’immisce dans chaque aspect de son quotidien.
Les répercussions vont bien au-delà du simple stress psychologique. Selon son avocat, Ilyacine Maallaoui, l’influenceuse serait désormais « interdite de voyager pour le moment » en raison d’« un litige civil qui la concerne aux Émirats arabes unis ». Une assignation à résidence virtuelle qui transforme Dubaï en prison dorée. Lors de ses rares déplacements en France, la jeune femme ne sortirait plus de chez elle, recluse par peur des représailles.
Son état psychologique se dégrade rapidement. Les troubles du sommeil s’installent, au point qu’un médecin lui prescrit « sept jours d’interruption totale de travail » accompagnés d’un traitement anxiolytique. L’influenceuse aux millions d’abonnés, habituée à partager sa vie glamour sur les réseaux, découvre l’isolement et l’angoisse permanente. Une vidéo de quelques minutes a suffi à faire basculer son existence dans un cauchemar juridique et psychologique dont l’issue reste incertaine.
Le Procès : La Parole Aux Accusés
Dans la salle d’audience, les visages des accusés révèlent une tout autre réalité du conflit. Parmi les sept cyberharceleurs poursuivis figure Salomé, 24 ans, qui assume sa réaction tout en la justifiant : « J’ai réagi à chaud. Je ne pouvais pas cautionner ces propos après ce qu’il s’était passé, surtout quand on a plus de 3 millions d’abonnés. » Pour elle, la responsabilité d’une influenceuse de cette envergure prime sur le droit à l’opinion.
Si Salomé reconnaît avoir menacé Maeva Ghennam, elle estime que ses propos ont été « mal interprétés » et renverse l’accusation en pointant « l’antisémitisme » de l’influenceuse récemment condamnée à un an de prison avec sursis. L’attaque devient défense, la victime présumée se transforme en accusée.
Enzo, autre prévenu, témoigne d’une douleur plus intime : « J’ai des amis qui sont morts le 7 octobre. » Ce lien direct avec la tragédie explique la violence de sa réaction. « J’étais énervé, sous le choc, inquiet, d’où ces mots que je regrette pleinement », confie-t-il en présentant ses excuses. Il admet ne pas avoir eu « conscience » des conséquences de ses actes sur le moment.
Le procès révèle ainsi une collision entre douleurs légitimes et dérives numériques, où chaque camp brandit ses blessures comme bouclier. Une ambiguïté qui complique singulièrement la tâche des magistrats face à un dossier où victime et accusés se confondent.
L’Engrenage Judiciaire : Une Double Condamnation
Au-delà des témoignages échangés au tribunal, c’est un labyrinthe juridique qui enserre désormais Maeva Ghennam. L’influenceuse se retrouve piégée dans un statut paradoxal : simultanément plaignante et condamnée, libre en apparence mais assignée à résidence par les contraintes légales.
Sa condamnation à un an de prison avec sursis pour ses propos jugés problématiques constitue le premier étage de cet édifice judiciaire complexe. Parallèlement, elle poursuit sept personnes pour cyberharcèlement, inversant les rôles dans une bataille où elle oscille entre victime légitime et accusée controversée.
Mais c’est le « litige civil aux Émirats arabes unis » évoqué par son avocat qui impose la restriction la plus concrète. Interdite de voyager, Maeva Ghennam reste cloîtrée à Dubaï, incapable de quitter le territoire émirati. Cette assignation informelle transforme son lieu de résidence en cage dorée, où même ses rares déplacements en France se déroulent dans une réclusion volontaire.
Aucune issue ne se dessine à court terme. Les procédures s’accumulent, les audiences s’enchaînent, et l’influenceuse demeure prisonnière d’un système juridique multiplié par trois : français pour le cyberharcèlement, français pour ses propos controversés, émirati pour des raisons civiles non divulguées. Un empilement qui rend tout retour à la normale hypothétique, tandis que le traitement anxiolytique prescrit témoigne d’une santé mentale fragilisée par cet engrenage implacable.










