📌 Malik Bentalha accusé d’appeler à la destruction d’Israël après avoir publié une carte historique de la Palestine
Posted 29 janvier 2026 by: Admin

Un Humoriste Au Sommet De Sa Carrière
À 36 ans, Malik Bentalha s’impose comme une valeur sûre de l’humour français. Sa présence scénique et sa capacité à transformer le quotidien en moments drôles lui ont bâti une solide réputation auprès d’un public fidèle. L’artiste revient actuellement avec Nouveau Monde, un spectacle où il explore l’actualité avec son sens aiguisé de la dérision.
Polémiques médiatiques, tendances culturelles et stars du rap français : rien n’échappe à son regard acéré. Cette aptitude à saisir l’air du temps avec intelligence et humour fait de lui une figure incontournable du paysage comique hexagonal. Après plusieurs expériences au cinéma, il confirme sa maîtrise de la scène et son timing impeccable.
Reconnu pour son énergie communicative et son observation précise du quotidien, Bentalha a su conquérir un large public grâce à des sketches qui mêlent actualité brûlante et second degré. Cette reconnaissance professionnelle n’empêche pourtant pas l’humoriste de se retrouver régulièrement au cœur de controverses liées à ses prises de position publiques, notamment sur les réseaux sociaux où sa parole dépasse le cadre strictement artistique.

Une Publication Qui Déclenche La Tempête
Cette reconnaissance n’a pas protégé l’humoriste d’un récent bad buzz. Sur X, Malik Bentalha a partagé une carte de la Palestine d’avant la création de l’État d’Israël, peinte aux couleurs du drapeau palestinien avec des fleurs au centre. Une publication qui exprime publiquement son soutien à la Palestine.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Dans les minutes suivant la mise en ligne, un tollé massif a déferlé sur le réseau social. Les critiques ont fusé, transformant ce qui semblait être un geste de solidarité en déclencheur d’une polémique majeure.
L’humoriste, qui n’avait pas hésité auparavant à donner son avis sur la montée du racisme et de l’islamophobie en France, s’est retrouvé submergé par une vague de réactions hostiles. Les influenceurs francophones pro-israéliens ont immédiatement pris position, dénonçant ce qu’ils considèrent comme une provocation inacceptable.
Ce qui aurait pu rester un simple partage sur les réseaux sociaux est devenu le point de départ d’une controverse qui allait rapidement prendre de l’ampleur. La cartographie historique, pourtant factuelle, a été perçue par certains comme un message politique radical. Les accusations n’allaient pas tarder à se préciser, portées par des voix influentes du camp pro-israélien.

L’Offensive Des Influenceurs Pro-Israéliens
Les accusations se sont rapidement cristallisées. Sur la chaîne israélienne i24news, le publicitaire Frank Tapiro a dénoncé « un tweet scandaleux qui prône la destruction de l’État d’Israël ». Une formulation sans équivoque qui traduit la virulence des réactions.
Le sexagénaire n’a pas hésité à établir des parallèles avec d’autres personnalités. Il a évoqué le cas de Youcef Attal, mais surtout celui de Karim Benzema, qu’il qualifie de « collabo, complice du terrorisme ». Des comparaisons qui témoignent de la gravité des accusations portées contre l’humoriste.
Paradoxalement, Frank Tapiro a également lancé un appel à la retenue : « Ne tombons pas dans le piège de celles et ceux qui rêvent d’une guerre entre juifs et arabes sur notre sol ». Une mise en garde qui révèle les tensions communautaires sous-jacentes à cette polémique.
Les influenceurs francophones pro-israéliens ont orchestré une véritable campagne de dénonciation. Leur mobilisation rapide et coordonnée a amplifié la controverse, transformant un tweet en symbole d’un débat plus large sur le conflit israélo-palestinien et ses répercussions en France.
Cette offensive médiatique ne s’est pas limitée aux réseaux sociaux. Des voix institutionnelles ont également pris position, questionnant les limites de la liberté d’expression face à ce type de publication.

Jusqu’Où Ira La Controverse ?
Cette mobilisation a franchi un nouveau cap avec l’intervention de Bruno Benjamin, président du Crif Marseille Provence. Son questionnement cible directement l’intention de l’humoriste : « Est-ce un gag ? Ou est-ce son vœu ? » Une interrogation qui refuse de dissocier l’artiste de sa prise de position.
Le responsable institutionnel a pointé une disparité juridique significative. « En Allemagne, c’est judiciarisé et en France on laisse passer ? » Cette comparaison révèle une frustration face à l’absence de sanctions légales. Outre-Rhin, la diffusion de telles cartes géographiques peut effectivement entraîner des poursuites pour incitation à la haine.
La question posée par Bruno Benjamin soulève un débat plus large sur les limites de la liberté d’expression en France. Contrairement à l’Allemagne où la législation encadre strictement les publications relatives au conflit israélo-palestinien, le cadre français demeure flou. Cette différence d’approche alimente les critiques de ceux qui estiment que certaines prises de position échappent à toute conséquence.
L’affaire Bentalha illustre la difficulté croissante à naviguer entre engagement politique et carrière artistique. Pour l’humoriste, ce bad buzz pourrait marquer durablement son image publique, le plaçant au centre d’une controverse qui dépasse largement sa personne pour interroger le traitement médiatique et judiciaire des sujets géopolitiques sensibles.










