📌 Médecins en grève pendant 10 jours : cabinets fermés et blocs opératoires à l’arrêt dès le 5 janvier, voici les raisons de cette mobilisation historique

Posted 5 janvier 2026 by: Admin
Une Mobilisation Historique Qui Paralyse Le Système De Santé
À partir de ce lundi 5 janvier 2026, la France fait face à une grève médicale d’une ampleur inédite. Cabinets fermés, blocs opératoires au ralenti : pendant dix jours, médecins libéraux et praticiens des cliniques privées réduisent drastiquement leur activité. Cette mobilisation, soutenue par l’ensemble des syndicats représentatifs, s’annonce comme la plus massive observée depuis trente ans.
Les chiffres révèlent l’étendue du mouvement. Selon un sondage interne du syndicat CSMF, près de 85% des médecins adhérents prévoient de participer à cette action collective. « Je n’ai pas vu ça depuis 30 ans », confirme Frank Devulder, président de la CSMF, soulignant le caractère exceptionnel de cette mobilisation. Généralistes, anesthésistes-réanimateurs, gynécologues-obstétriciens et chirurgiens du secteur 2 se retrouvent unis dans leurs revendications.
Les répercussions sur le système de soins s’annoncent considérables. L’hôpital public, déjà sous tension, pourrait subir un afflux massif de patients normalement pris en charge dans le secteur privé. Les professionnels alertent sur les risques de perturbations des urgences et des services hospitaliers, alors que la continuité des soins reste le principal enjeu de ces dix jours de mobilisation. Cette grève massive trouve son origine dans une accumulation de griefs que les médecins ne peuvent plus taire.
Des Griefs Accumulés Contre Les Politiques De Santé
Cette colère sans précédent s’explique par une liste de griefs que les médecins jugent insupportables. Au cœur de leurs revendications : la limitation des arrêts de travail et le contrôle renforcé des prescriptions, perçus comme une atteinte directe à leur liberté d’exercice. Plus grave encore, les autorités disposent désormais du pouvoir de réduire certains tarifs « de façon autoritaire », sans concertation avec la profession.
La question financière cristallise les tensions. Bertrand de Rochambeau, président du Syngof, dénonce « des politiques qui agressent les médecins » et révèle une réalité édifiante : certains honoraires n’ont pas évolué depuis les années 1990. Trente ans de gel tarifaire, alors que les charges et les exigences n’ont cessé de croître. Cette stagnation alimente un sentiment d’injustice profond au sein de la profession.
Les médecins contestent également les restrictions sur la liberté d’installation et le cumul emploi-retraite. Ces deux éléments, considérés comme essentiels pour maintenir une offre de soins sur l’ensemble du territoire, se trouvent menacés par les textes en discussion. Face à ce qu’ils perçoivent comme une série d’attaques contre leur profession, les praticiens pointent directement les textes législatifs récents qui ont mis le feu aux poudres.
Budget 2026 Et Loi Anti-Fraude : Les Déclencheurs De La Colère
Ces textes législatifs visés par la profession portent un nom : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et le projet de loi contre les fraudes. Les médecins dénoncent un budget qu’ils jugent largement insuffisant face aux besoins croissants du système de santé. Mais c’est surtout le volet anti-fraude qui provoque leur indignation : il pourrait contraindre certains praticiens à réduire leurs prescriptions en fonction de leurs statistiques individuelles.
Cette perspective d’un contrôle administratif sur les décisions médicales est vécue comme une remise en cause frontale de l’indépendance professionnelle. Frank Devulder, président du syndicat CSMF, traduit ce ressenti général : « Les médecins se sentent trahis. Le mouvement sera excessivement suivi, je n’ai pas vu ça depuis 30 ans ». Un sondage interne confirme cette détermination : près de 85 % des adhérents prévoient de participer à la mobilisation.
Cette participation annoncée révèle l’ampleur du malaise. Généralistes, anesthésistes-réanimateurs, gynécologues-obstétriciens et chirurgiens du secteur 2 se mobilisent ensemble pour défendre leurs droits et leur rémunération. La convergence de toutes ces spécialités, rarement observée avec une telle intensité, témoigne d’une rupture profonde entre la profession médicale et les pouvoirs publics. Cette union exceptionnelle se traduit désormais par un plan d’action concerté qui s’échelonnera sur dix jours.
Dix Jours D’Action Et Des Conséquences Massives Pour Les Patients
Ce plan d’action se déploie en deux temps. Dès ce lundi 5 janvier, les médecins réduisent leur activité tout en assurant la continuité des soins aux patients hospitalisés. Mais c’est le 10 janvier que la mobilisation atteindra son paroxysme : les cabinets et blocs opératoires fermeront totalement. Ce même jour, plus de 2 000 praticiens se rendront symboliquement à Bruxelles pour dénoncer la fuite des médecins à l’étranger, tandis qu’une manifestation partira du Panthéon vers le ministère de la Santé à 13 heures.
Les répercussions sur les patients s’annoncent considérables. La Fédération de l’hospitalisation privée estime que 80 % des blocs opératoires du secteur privé pourraient rester fermés durant cette période. Face à cette paralysie, les préfets disposeront d’un pouvoir de réquisition pour garantir les missions de service public. Les urgences et maternités demeureront opérationnelles, mais les patients devront être transférés vers l’hôpital public sauf en cas d’urgence vitale.
Bertrand de Rochambeau précise que les patientes venues accoucher ne seront transférées ailleurs que si leur état médical le permet. Cette organisation d’urgence révèle la fragilité du système : l’hôpital public, déjà sous tension, devra absorber un afflux de patients habituellement pris en charge par le privé. Les patients sont invités à contacter leur médecin ou établissement pour anticiper les perturbations à venir.










