📌 Meurtre d’Oignies : l’assistante dentaire aurait tué sa collègue avant d’incendier le cabinet pour dissimuler le crime
Posted 15 février 2026 by: Admin

L’Incendie Criminel Qui Cache Un Meurtre
Le 20 novembre 2025, les pompiers d’Oignies découvrent un corps calciné dans les décombres fumants d’un cabinet dentaire. Cette ville paisible de 10 000 habitants du Pas-de-Calais bascule dans l’horreur. La victime : une dentiste de 49 ans, retrouvée sans vie dans son propre lieu de travail.
Mais l’enquête médico-légale révèle rapidement une vérité glaçante. « La mort était antérieure à l’incendie », déclare le procureur de Béthune Etienne Thieffry. Cette précision transforme radicalement la nature de l’affaire. Il ne s’agit plus d’un accident tragique, mais d’un meurtre soigneusement orchestré.
L’expertise technique confirme les premiers soupçons : l’incendie est d’origine humaine et volontaire. Les flammes n’ont pas causé le décès de la praticienne, elles ont servi à le dissimuler. Un stratagème criminel minutieux, conçu pour effacer les preuves et orienter l’enquête vers une fausse piste.
Cette mise en scène macabre ouvre alors une question troublante : qui pouvait avoir intérêt à éliminer cette dentiste et disposait des moyens pour accéder à son cabinet ? L’enquête va rapidement se concentrer sur une personne au-dessus de tout soupçon apparent, travaillant quotidiennement aux côtés de la victime.

La Trahison Au Sein Du Cabinet Dentaire
Trois mois après le drame, l’enquête aboutit à une révélation stupéfiante. La meurtrière présumée n’est autre que l’assistante dentaire de 38 ans qui collaborait quotidiennement avec la victime. Cette proximité professionnelle rend le crime d’autant plus glaçant : celle qui devait assister la praticienne dans son travail aurait orchestré son assassinat.
Le 12 février 2026, cette femme est mise en examen pour assassinat, une qualification criminelle qui témoigne de la préméditation établie par les enquêteurs. Mais les charges retenues vont au-delà du seul homicide. Elle doit également répondre de destruction par moyen dangereux et d’escroquerie, révélant ainsi les multiples dimensions de cette affaire.
L’accusation d’escroquerie intrigue particulièrement. Elle suggère que le meurtre s’inscrivait dans un projet criminel plus vaste, où la dimension financière jouait un rôle déterminant. Les investigations ont visiblement mis au jour des manœuvres frauduleuses liées à l’activité du cabinet dentaire d’Oignies.
Le contraste frappe : un environnement médical ordinaire, où patients et professionnels se côtoient dans une confiance nécessaire, devient le théâtre d’une trahison mortelle. Cette affaire brise l’image rassurante d’un cadre professionnel banal pour révéler une réalité criminelle longuement préparée. Mais l’assistante n’a manifestement pas agi seule dans cette entreprise meurtrière.

Un Réseau De Complicités Démantelé
Les investigations révèlent rapidement que l’assistante dentaire ne portait pas seule le poids de ce crime. Le 12 février 2026, son compagnon est mis en examen pour complicité d’assassinat et complicité de destruction par moyen dangereux. Sa participation active dans la phase meurtrière et dans la mise en scène de l’incendie le place au cœur du dispositif criminel.
Mais le réseau ne s’arrête pas là. Une troisième personne de l’entourage de l’assistante est également poursuivie, cette fois pour recel d’escroquerie. Cette accusation confirme la dimension frauduleuse de l’affaire : plusieurs individus ont bénéficié des manœuvres financières orchestrées autour du meurtre de la dentiste.
La justice prend des mesures fermes. L’assistante et son compagnon sont placés en détention provisoire, signe de la gravité des charges et du risque de fuite. Le troisième mis en examen bénéficie d’un contrôle judiciaire, sa responsabilité étant limitée à la dimension économique du dossier.
Cette configuration judiciaire dessine les contours d’une entreprise criminelle méthodiquement planifiée. Chaque protagoniste semble avoir joué un rôle précis : l’exécution du meurtre, la dissimulation par le feu, l’exploitation des gains frauduleux. L’ampleur de cette organisation criminelle pose désormais la question des sanctions encourues par les mis en examen.

Des Peines Criminelles Maximales Encourues
L’arsenal répressif déployé par le parquet de Béthune reflète la gravité exceptionnelle du dossier. L’assistante dentaire fait face à la sanction la plus lourde du Code pénal français : la réclusion criminelle à perpétuité. Cette peine maximale sanctionne l’assassinat avec préméditation, aggravé par la mise en scène destinée à effacer les traces du crime.
Les chefs d’escroquerie ajoutent une dimension pécuniaire à l’affaire. Selon le procureur Etienne Thieffry, ces infractions sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. L’accumulation des qualifications – assassinat, destruction par moyen dangereux, escroquerie – témoigne d’un plan criminel aux multiples facettes, mêlant violence létale et fraude financière.
Le compagnon de l’assistante encourt quant à lui des peines pour complicité d’assassinat et complicité de destruction, qualification qui reconnaît sa participation active aux phases cruciales du crime. Le troisième mis en examen fait face à des poursuites pour recel d’escroquerie, confirmant qu’il a profité des détournements sans participer directement au meurtre.
Trois mois après la découverte macabre du 20 novembre 2025, l’instruction judiciaire se poursuit. Les avocats de la défense devront affronter un faisceau de preuves médico-légales et techniques particulièrement accablant. Le procès, dont la date reste à fixer, promet de révéler l’intégralité des motivations qui ont conduit au meurtre d’une dentiste de 49 ans dans sa propre ville.










