📌 Meurtre d’un chauffeur VTC à Marseille : un adolescent de 14 ans recruté sur internet condamné à 17 ans de prison
Posted 13 février 2026 by: Admin

Un Verdict Historique Pour Un Crime Glaçant
Dix-sept ans de réclusion criminelle. Ce jeudi 12 février 2026, le tribunal pour enfants de Paris a prononcé une condamnation sans précédent contre un adolescent de 15 ans pour le meurtre d’un chauffeur de VTC marseillais. Après quatre heures de délibéré suivant trois jours de procès à huis clos, les juges ont tranché : le mineur, qui avait 14 ans lors des faits, est reconnu coupable d’homicide volontaire en bande organisée.
Cette affaire marque un tournant judiciaire. Pour la première fois, le nouveau Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), opérationnel depuis janvier 2026, a pris les réquisitions dans un dossier symbolisant l’émergence terrifiante d’une nouvelle criminalité : le recrutement de tueurs à gages mineurs par les réseaux du narcotrafic marseillais. Les magistrats ont requis 20 ans, le plafond maximal applicable à un mineur. La peine prononcée, trois ans en deçà, s’explique par l’excuse de minorité obligatoire pour les moins de 16 ans – une disposition qui aurait été écartée si l’accusé avait atteint sa majorité, encourant alors la perpétuité.
Le 4 octobre 2024, Nessim Ramdane, père de famille de 36 ans, ne savait pas que sa journée de travail serait la dernière. Derrière l’apparence juvénile du condamné se cache une mécanique implacable : celle d’un adolescent embauché sur internet pour exécuter un contrat mortel, transformé en symbole glaçant d’un système criminel qui broie la jeunesse avant même qu’elle n’ait commencé à vivre.

Le Drame Du 4 Octobre 2024 : Quand Un Père De Famille Devient Victime Collatérale
Ce jour-là, Nessim Ramdane effectue une course banale pour la plateforme Bolt. Un client monte à l’arrière. Rien n’indique que ce passager, à peine sorti de l’enfance, transporte un revolver et s’apprête à l’utiliser. Durant le trajet, un différend éclate entre le chauffeur et l’adolescent – la nature exacte du conflit demeure floue dans le dossier. La réponse, elle, est définitive : une balle tirée à bout portant à l’arrière du crâne.
Le véhicule termine sa course encastré dans le mur d’une école maternelle du 13ᵉ arrondissement marseillais. À l’intérieur, le corps sans vie d’un homme qui gagnait sa vie honnêtement, père de famille arraché aux siens pour un motif dérisoire. L’absurdité du meurtre atteint son paroxysme lorsque l’enquête révèle l’erreur tragique : Nessim Ramdane n’avait strictement aucun lien avec le narcotrafic, aucune connexion avec la cible initialement visée par le contrat.
Le tueur avait commandé un VTC pour rejoindre l’homme qu’il était censé exécuter. Mais l’apprenti-assassin, incapable de mener à bien sa mission, a transformé son chauffeur en victime collatérale. Un père de 36 ans mort pour rien, tué par un enfant de 14 ans qui transportait la violence comme d’autres portent un cartable. Dans cette course fatale, le narcotrafic marseillais a franchi un seuil : celui où l’innocence n’offre plus aucune protection.

Recrutement Sur Snapchat : L’Organisation Glaciale D’Un Meurtre Commandité
Derrière ce drame se cache une mécanique implacable. L’adolescent n’a pas agi seul, ni par impulsion. Il a été recruté via Snapchat par un membre du gang DZ Mafia, détenu au moment des faits mais orchestrant depuis sa cellule un règlement de comptes. Le commanditaire cherchait à venger un autre mineur de 15 ans, précédemment envoyé intimider un narcotrafiquant rival, qui avait été repéré puis poignardé une cinquantaine de fois avant d’être brûlé vif.
Le mode opératoire révèle une organisation rodée : récupération du tueur dans le Gard, installation dans un hôtel marseillais, remise d’une arme et d’un téléphone crypté. Tout était prévu, logistique millimétrée au service d’une exécution censée rétablir l’honneur d’un clan. Sauf que le contrat échoue. La mauvaise personne meurt.
Furieux d’avoir payé pour l’élimination d’un innocent, le commanditaire prend alors une décision sidérante : il dénonce lui-même son tueur à la police. Un appel depuis sa prison, une confession détaillée, et l’adolescent est interpellé dans la foulée. Cette délation froide illustre la déshumanisation totale du système : un mineur n’est qu’un outil jetable, remplaçable, dénonçable dès qu’il dysfonctionne. Dans cette économie criminelle, même les tueurs à gages enfants ne valent rien une fois la mission ratée.

La Salle D’Audience : Entre Justice Et Désespoir Familial
Trois jours de procès à huis clos au tribunal pour enfants de Paris. Quatre heures de délibéré. Puis le verdict tombe, bref et implacable : 17 ans de réclusion criminelle. Dans le box, un adolescent à l’apparence juvénile écoute sa condamnation, le visage fermé. Mais c’est une autre voix qui brise le silence protocolaire de la salle.
« Courage mon fils, courage ! » Le cri vient d’un écran. Le père du condamné, lui-même détenu, assiste par visioconférence au prononcé du jugement. Deux générations enfermées, deux destins scellés par la criminalité. L’encouragement paternel résonne comme un aveu involontaire : dans certaines familles, la prison n’est pas une rupture mais une continuité, presque un héritage.
Ce moment cristallise toute l’absurdité du dossier. Un mineur recruté sur Snapchat, armé par des adultes, envoyé tuer pour venger un autre adolescent assassiné. Une spirale criminelle transgénérationnelle où les plus jeunes deviennent chair à canon d’une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Le tribunal a tranché selon la loi : excuse de minorité appliquée, 17 ans prononcés contre les 20 ans requis. Mais au-delà du verdict, c’est l’engrenage qui interroge. Combien d’autres mineurs attendent déjà, téléphone crypté en main, le prochain contrat ?










