📌 Municipales à Paris : Rachida Dati accuse Sarah Knafo de racisme après des attaques sur sa légitimité
Posted 27 janvier 2026 by: Admin

Une Attaque Frontale En Pleine Campagne
Sur le plateau de BFMTV, Rachida Dati a rompu avec la retenue diplomatique habituelle. Face aux journalistes, la candidate à la mairie de Paris a répondu sans détour aux attaques de Sarah Knafo, députée européenne de Reconquête. Les accusations formulées par sa rivale ne visent pas seulement son parcours politique, mais remettent en cause sa légitimité même à briguer l’Hôtel de Ville. Plus troublant encore : selon la ministre, ces critiques s’étendraient jusqu’à sa fille.
L’ex-garde des Sceaux n’a pas hésité à qualifier ces propos de « profondément injustes et polarisants ». Cette confrontation télévisée marque un tournant dans une campagne municipale déjà électrique. Alors que les sondages la placent en tête, Rachida Dati refuse de laisser planer le doute sur ce qu’elle considère comme une stratégie de stigmatisation. En choisissant de répondre publiquement, elle transforme ce qui aurait pu rester une polémique de couloir en affrontement frontal, exposant au grand jour les fractures qui divisent la droite parisienne.
Cette séquence révèle l’intensité des tensions entre candidates conservatrices, chacune revendiquant une vision différente pour la capitale. Le ton est donné : la bataille pour Paris ne se jouera pas uniquement sur les programmes, mais aussi sur la légitimité à incarner l’avenir de la droite.

« Je Ne Grand-Remplace Personne » : La Réplique Cinglante
La riposte de Rachida Dati s’est cristallisée autour d’une formule aussi percutante qu’inattendue. « Moi, je ne grand-remplace personne », a-t-elle lancé, détournant à son avantage une théorie controversée chère à l’extrême droite. En une phrase, l’ancienne ministre retourne l’argument identitaire contre ceux qui l’emploient habituellement. L’accusation sous-jacente est limpide : Sarah Knafo l’accuserait d’usurper une place qui ne lui reviendrait pas, en raison de ses origines.
Pour Dati, ces attaques relèvent d’une stratégie politicienne délibérée, destinée à la marginaliser dans une compétition où elle fait figure de favorite. La ministre refuse catégoriquement cette lecture ethnicisée de sa candidature. En s’appropriant ironiquement le vocabulaire de ses détracteurs, elle expose leurs contradictions : comment une candidate de Reconquête peut-elle dénoncer un prétendu « grand remplacement » tout en visant une femme issue de l’immigration maghrébine et parfaitement intégrée aux élites républicaines ?
Cette séquence télévisée transforme un échange politique classique en bataille symbolique sur ce qui définit la légitimité à gouverner Paris. Dati revendique son parcours comme une preuve d’intégration réussie, là où ses adversaires y voient une anomalie à corriger. La formule choc résonne désormais dans tout le paysage politique parisien, obligeant chaque camp à clarifier sa position sur l’identité et l’appartenance nationale.

Accusations De Racisme Et Remise En Cause De La Légitimité
Au-delà de la formule choc, Rachida Dati a franchi un palier supplémentaire en qualifiant ouvertement les propos de Sarah Knafo de racistes. Selon la ministre, sa concurrente de Reconquête aurait à plusieurs reprises laissé entendre que ni elle ni sa fille ne seraient « légitimes ». Cette mise en cause ne vise plus seulement un parcours politique, mais touche à l’intime : la filiation, les origines, l’identité familiale.
En ciblant sa fille, Sarah Knafo aurait, selon Dati, franchi une ligne rouge. La ministre y voit un « jugement moral » porté sur son histoire personnelle, une tentative de la disqualifier non pas sur ses compétences ou son programme, mais sur ce qu’elle représente. Cette escalade verbale transforme un désaccord politique en confrontation existentielle, où chaque camp défend une vision radicalement opposée de ce qui fonde la citoyenneté française.
Rachida Dati recentre ainsi le débat sur son parcours politique : ancienne ministre de la Justice, maire du 7e arrondissement, figure de la droite républicaine. Elle refuse que sa trajectoire soit réduite à une question d’origine ethnique ou religieuse. En dénonçant publiquement ce qu’elle considère comme du racisme politique, elle espère retourner le stigmate en marqueur de crédibilité républicaine.
Cette séquence pourrait bien redéfinir les contours d’une campagne où les attaques personnelles menacent désormais d’occulter les véritables enjeux municipaux parisiens.

Enjeux Stratégiques Et Divisions À Droite Pour Paris
Cette confrontation médiatique n’est pas un simple dérapage de campagne. Elle révèle la fracture stratégique qui traverse la droite parisienne à quelques semaines du scrutin municipal. Rachida Dati, créditée de scores la plaçant en tête dans plusieurs sondages, bénéficie du soutien d’une coalition allant des Républicains aux centristes. Face à elle, Sarah Knafo incarne la ligne Reconquête, capable selon les instituts de capter suffisamment de voix pour bouleverser les équilibres du premier tour.
Cette division inquiète les états-majors. Si le Rassemblement national n’exclut pas officiellement un rapprochement avec Dati, certains cadres du parti restent méfiants face à une candidate qu’ils jugent trop proche de l’establishment macroniste. Quant à une alliance avec Sarah Knafo, elle semble compromise par des divergences programmatiques sur la gestion de Paris : sécurité, logement, fiscalité locale.
La crainte d’un « effet de division » se précise. Plutôt que de rassembler leurs forces face à la gauche, les candidatures concurrentes de Dati et Knafo pourraient s’annuler mutuellement. Les jours qui viennent seront décisifs : soit les équipes parviennent à négocier des retraits stratégiques dans certains arrondissements, soit la droite parisienne se présente fragmentée, offrant un boulevard à ses adversaires.
Derrière les invectives télévisées, c’est donc l’avenir électoral d’une famille politique tout entière qui se joue dans les coulisses des négociations.










