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9 juin 2026

Parcoursup : quand 16/20 ne suffit pas pour Sciences Po

Avec une moyenne générale annoncée de 16/20 au bac et une mention Très bien, Esteban Battaglia pensait avoir de solides chances d’intégrer Sciences Po. Mais ce lycéen bordelais a essuyé 11 refus sur Parcoursup, dont plusieurs dans des IEP. Son cas illustre la complexité d’une sélection où les notes ne suffisent pas toujours.

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En bref

  • 16/20 de moyenne annoncée au bac
  • 11 refus sur 17 vœux
  • Les IEP restent très sélectifs

Un très bon dossier, mais 11 refus

L’histoire d’Esteban Battaglia a été rapportée par Aufeminin, qui cite notamment Sud Ouest. Élève de terminale au lycée privé Sainte-Marie Bastide, à Bordeaux, le jeune homme de 17 ans avait formulé 17 vœux et sous-vœux sur Parcoursup. Au moment des résultats évoqués par l’article, 11 d’entre eux apparaissaient refusés.

Dossier Parcoursup et bulletins de formation sur un bureau
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le dossier scolaire présenté dans l’article semblait pourtant solide : une moyenne générale annoncée de 16/20 au baccalauréat, une mention Très bien, 16 en géopolitique, 18 en sciences économiques et sociales, ainsi que de très bons résultats aux épreuves anticipées de français.

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Parmi les refus cités figurent Sciences Po Paris et Sciences Po Bordeaux. Le lycéen n’a pas non plus été admissible au concours commun de plusieurs IEP, ce qui l’a empêché d’accéder aux oraux et de défendre directement sa motivation.

Sciences Po, un objectif préparé de longue date

Selon l’article, intégrer Sciences Po était un objectif ancien pour Esteban. Il est décrit comme un élève investi, avec un parcours scolaire régulier et plusieurs engagements en dehors des cours.

Lycéen aidant un enfant à faire ses devoirs
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Depuis la 6e, il aurait été délégué de classe. En terminale, il était aussi écodélégué, suivait l’option « droit et enjeux du monde contemporain » et aidait chaque semaine des élèves de CE2 à faire leurs devoirs.

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L’article mentionne également sa pratique du piano dans un groupe de musique et un trajet d’environ 50 minutes pour rejoindre son lycée. Autant d’éléments destinés à montrer un profil assidu, engagé et polyvalent.

La déception a donc été brutale. Esteban confie à Sud Ouest : « Je me levais tous les matins en me disant que mon but dans la vie était d’entrer à Sciences Po ». Sa mère résume l’incompréhension familiale par une question : « Où est la méritocratie ? »

Des critères plus complexes que la moyenne

Le cas d’Esteban rappelle que Parcoursup ne se limite pas à une comparaison simple des moyennes générales. Pour les formations très demandées, les dossiers sont examinés selon des critères propres à chaque établissement : résultats, spécialités suivies, appréciations, cohérence du projet et parfois épreuves de sélection.

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Classement de dossiers Parcoursup et critères de sélection
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans le cas de Sciences Po Bordeaux, l’article indique que l’établissement a mis en avant son mode de calcul de la note d’admissibilité. Les résultats sont pondérés, notamment par un indicateur mesurant l’écart entre les notes du candidat et celles de sa classe.

Ce point est central dans l’histoire d’Esteban : selon le récit publié, six élèves de sa classe auraient obtenu la mention Très bien. Dans ce contexte, son avantage scolaire aurait été réduit par rapport à d’autres candidats issus de classes où les écarts de notes étaient plus marqués.

Pour les familles, cette mécanique est souvent difficile à anticiper. Elle peut avoir des conséquences très concrètes : choix d’une autre formation, inscription dans un établissement privé, réflexion sur les frais de scolarité ou, dans certains cas, recours à un prêt étudiant.

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Pourquoi Parcoursup reste contesté

Parcoursup est devenu le passage obligé pour l’entrée dans la plupart des formations post-bac. La plateforme permet de centraliser les candidatures, mais chaque formation conserve ses propres critères d’examen. C’est cette combinaison entre procédure nationale et sélection locale qui nourrit une partie des incompréhensions.

Une affaire qui relance le débat sur Parcoursup

Depuis sa mise en place, Parcoursup concentre une partie des tensions autour de l’accès à l’enseignement supérieur. La plateforme a remplacé APB en 2018, avec l’objectif affiché de mieux encadrer l’orientation et de réduire le recours au tirage au sort dans certaines filières.

Étudiants entrant dans une formation d’enseignement supérieur
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Mais pour les candidats, les résultats peuvent rester difficiles à comprendre, surtout lorsque de bons bulletins ne débouchent pas sur les formations espérées. Dans les filières sélectives, l’excellence scolaire ne garantit pas une place : elle constitue un atout, mais elle entre en concurrence avec de nombreux autres dossiers.

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Les IEP en sont un exemple particulièrement visible. Selon L’Étudiant, le taux d’accès global dans ces formations était de 14,3 % en 2025, et de 5,3 % à Sciences Po Paris. Ces chiffres expliquent en partie pourquoi des candidats très solides peuvent se retrouver refusés ou loin sur liste d’attente.

L’article source indique qu’Esteban n’était pas sans solution : il avait reçu une proposition de l’Université catholique de l’Ouest, mais les coûts étaient jugés trop élevés pour sa famille monoparentale. Le Figaro Étudiant a ensuite rapporté qu’il avait finalement trouvé une issue après cette période de blocage.

14,3 %
C’était le taux d’accès global aux IEP en 2025 selon L’Étudiant, signe d’une sélection très forte.

Le cas d’Esteban Battaglia ne prouve pas, à lui seul, un dysfonctionnement général de Parcoursup. Il montre en revanche une réalité désormais bien installée : dans les formations les plus demandées, une mention Très bien et un excellent dossier ne suffisent pas toujours. Pour les lycéens comme pour leurs familles, l’enjeu est donc de mieux comprendre les critères, de diversifier les vœux et d’anticiper aussi les conséquences financières des choix d’orientation.

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