📌 Patrick Bruel visé par une troisième plainte pour agression sexuelle : les faits présumés remontent à 2010 en Belgique
Posted 27 mars 2026 by: Admin

L’Affaire S’étend : Une Troisième Plainte Déposée En Belgique
Le dossier Patrick Bruel se charge d’une nouvelle accusation. Karine Viseur a déposé plainte en Belgique pour agression sexuelle, évoquant des faits qui remonteraient à 2010. À l’époque, elle exerçait comme attachée de presse lors de la tournée promotionnelle du film Comme les cinq doigts de la main, dans lequel l’artiste tenait un rôle.
C’est la prise de parole publique d’autres femmes, notamment Daniela Elstner, qui aurait poussé Karine Viseur à briser le silence. Sur RTL, elle explique sa démarche sans détour : « Il faut que je parle. Il est plus que temps que tout cela cesse. » Sa plainte s’inscrit dans une série de révélations qui émergent depuis plusieurs semaines, plaçant le chanteur au centre d’accusations qu’il conteste fermement.
Les événements qu’elle décrit se seraient déroulés dans les locaux de la Radio-télévision belge de la Communauté française, lors d’une journée de promotion. Son témoignage, détaillé et précis, s’ajoute à celui d’autres plaignantes et dessine le portrait d’un comportement qu’elle juge inacceptable. Cette troisième plainte soulève des questions sur l’ampleur réelle d’une affaire qui continue de se développer.

Les Premiers Signes : Du Malaise Dans La Voiture De Promotion
Selon le témoignage de Karine Viseur, les comportements déplacés auraient commencé dès le trajet en voiture. « Dès qu’on va rentrer dans la voiture, il va déjà gentiment me draguer avec des messages, des paroles », affirme-t-elle. Patrick Bruel lui aurait alors lancé : « C’est agréable d’être avec une jeune attachée de presse, qui plus est jolie. »
Le climat se serait rapidement tendu. L’acteur Mathieu Delarive, également présent lors de cette tournée promotionnelle, serait intervenu pour calmer le jeu : « Patrick, reste calme quand même », aurait-il dit. Une remarque qui suggère un malaise déjà palpable. La réponse du chanteur n’aurait fait qu’amplifier ce sentiment : « Ce n’est pas une demande en mariage que je fais, juste essayer de passer un bon moment, sachant qu’on va passer 24 heures avec Mademoiselle. »
Cette intervention d’un témoin tiers renforce la crédibilité du récit de Karine Viseur. Elle indique que le comportement de l’artiste n’est pas passé inaperçu, même aux yeux de ses collaborateurs. Ce qui semblait être une simple journée de promotion professionnelle aurait ainsi basculé dès les premiers instants, préfigurant ce que la plaignante décrit comme une série d’agressions qui se seraient intensifiées une fois arrivés dans les studios de la RTBF.

Dans Les Locaux De La RTBF : Un Récit Détaillé D’Agressions Présumées
Une fois dans les studios de la RTBF, la situation aurait basculé dans une série d’agressions caractérisées, selon Karine Viseur. « Il avait ce besoin d’être en contact physique en permanence avec moi », raconte-t-elle, évoquant des mains posées sur la taille et l’épaule. « Chaque contact était face à moi, à 10 centimètres de mon visage », précise-t-elle, affirmant avoir repoussé ces gestes à plusieurs reprises. En retour : « un sourire narquois, ironique ». « Je sens clairement que je suis une proie dans sa journée », confie-t-elle.
Le récit se fait plus accablant lorsqu’elle décrit la scène dans la salle de maquillage. « Il se rapproche, il me tient par les hanches, on arrive à la salle de maquillage et là commence… la déferlante. » Elle affirme qu’il se serait collé derrière elle : « Il m’enchaîne avec ses bras qui passent à l’avant de mon corps », détaillant une « déferlante de caresses » et assurant qu’il serait allé jusqu’à « passer sous sa robe » avant qu’elle ne parvienne à se dégager.
Karine Viseur décrit ensuite une scène aux toilettes, où elle affirme avoir été « enfermée de force ». « Il s’ensuit de nouveau des attouchements. Il essaie de m’embrasser de force, il se frotte à moi, il me caresse. » Elle insiste : « Les non ont été dits en permanence. » Elle serait ressortie « effondrée » de cette journée qu’elle résume en une phrase glaçante : « Les femmes sont des proies. Il est en chasse perpétuelle. »

Huit Femmes, Un Silence Brisé : L’Ampleur Des Accusations
Après ces faits, Karine Viseur affirme avoir tenté d’alerter, sans succès. « J’étais une victime et on continuait à idolâtrer Patrick Bruel », confie-t-elle, évoquant un mur d’incrédulité face à ses accusations. Ce silence forcé, elle l’a porté pendant seize ans, jusqu’à ce que la parole d’autres femmes la libère de son isolement.
Depuis la médiatisation de son témoignage, deux autres femmes l’auraient contactée, évoquant des faits similaires. Cette multiplication des témoignages s’inscrit dans une dynamique plus large : selon une enquête publiée par Mediapart, huit femmes au total accusent désormais Patrick Bruel de violences sexuelles ou de viols. Des accusations qui couvrent plusieurs années et différents contextes professionnels, dessinant un schéma répétitif.
Face à cette vague de révélations, l’artiste maintient un déni catégorique. Il nie l’ensemble des accusations portées contre lui. Son entourage, sollicité par plusieurs médias, a choisi de ne pas réagir publiquement. Ce silence contraste avec l’ampleur du dossier qui se construit progressivement, plainte après plainte, témoignage après témoignage, dans une mécanique judiciaire qui pourrait encore s’étendre.










