📌 Philippe de Villiers s’en prend au pape François : pourquoi il l’accuse de favoriser l’islamisation de l’Europe
Posted 5 février 2026 by: Admin

Le Soutien De Philippe De Villiers Aux Victimes De L’Affaire Morandini
La condamnation définitive de Jean-Marc Morandini par la Cour de cassation pour corruption de mineurs a provoqué une onde de choc au sein de la galaxie médiatique Bolloré. Deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende : le verdict est sans appel. Pourtant, CNews a choisi de maintenir l’animateur à l’antenne, déclenchant une vague de protestations internes inédite.
Sonia Mabrouk a ouvert le feu, suivie par Laurence Ferrari et Pascal Praud. Mais c’est la prise de position du Journal du Dimanche qui a marqué les esprits. « Le JDD se tient aux côtés des victimes, qui assurent être profondément blessées par le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne », a révélé le média, brisant ainsi l’omerta au sein du groupe.
Philippe de Villiers n’a pas tardé à réagir. Sur X, l’ancien député européen a publiquement affiché son soutien : « Je m’associe à la rédaction du JDD ». Une déclaration qui prend tout son poids dans un contexte où la direction du groupe espérait étouffer la polémique. Cette dissidence rare révèle une fracture profonde entre impératifs économiques et positionnement moral, plaçant Villiers du côté des victimes plutôt que de la solidarité corporatiste.
Cette franchise caractérise d’ailleurs l’homme politique, qui n’hésite jamais à exprimer ses convictions, quitte à provoquer la controverse. Une attitude qu’il a récemment démontrée sur un terrain autrement plus sensible : ses accusations contre le pape François concernant l’avenir de l’Europe.

Les Accusations De Mépris Contre Le Pape François Envers La France
Cette franchise, Philippe de Villiers l’a également déployée face à l’autorité spirituelle catholique. Sur Europe 1, l’ancien député européen a accusé le pape François d’un mépris répété envers la France. « Il a toisé la France, il lui a montré du mépris à plusieurs reprises », a-t-il lâché sans détour dans l’émission de Pascal Praud.
Les exemples cités sont éloquents. Lors de sa visite au Parlement européen, le souverain pontife aurait déclaré : « Je suis à Strasbourg, pas en France ». Même scénario à Marseille auprès du cardinal Aveline : « Je suis à Marseille, je ne suis pas en France ». Pour Villiers, ces formules ne relèvent pas du hasard diplomatique mais d’une stratégie délibérée.
Selon l’ancien élu, le pape François aurait privilégié l’image des cités multiculturelles au détriment de l’unité nationale française. Une approche qui valorise la diversité territoriale plutôt que l’identité nationale, transformant chaque ville en entité autonome détachée de son ancrage historique.
Cette lecture politique des déplacements pontificaux révèle une tension profonde entre deux visions de l’Europe : celle d’un continent unifié par ses nations historiques, défendue par Villiers, et celle d’un espace post-national célébrant la mosaïque des identités locales. Mais les accusations de l’ancien député ne s’arrêtent pas à cette dimension symbolique. Elles touchent au cœur d’une controverse encore plus explosive : l’islamisation du continent européen.

L’Islamisation De L’Europe : Une Vision Divergente Entre Le Pape Et Philippe De Villiers
C’est sur ce terrain inflammable que Philippe de Villiers a porté ses accusations les plus explosives. L’ancien député européen n’a pas hésité à affirmer que le pape François « voyait d’un bon œil l’islamisation de l’Europe ». Une charge frontale contre l’autorité catholique suprême.
La formule choc ne s’est pas fait attendre : « Il a traité de vieilles filles stériles, et le fait que l’Europe s’islamise était pour lui une bonne nouvelle ». Ces propos, que Villiers attribue au souverain pontife, cristallisent un désaccord idéologique majeur sur l’avenir démographique et culturel du continent.
D’un côté, le pape François percevrait l’évolution religieuse européenne comme une opportunité de renouvellement. De l’autre, Philippe de Villiers y voit une menace existentielle pour l’identité chrétienne traditionnelle. La métaphore de la « vieille fille stérile » suggère une Europe épuisée, incapable de se régénérer par elle-même, vouée à accueillir une nouvelle vitalité démographique venue d’ailleurs.
Cette opposition révèle deux lectures antagonistes du même phénomène. Pour le pape, l’ouverture aux « périphéries » et aux nouveaux visages de la foi. Pour Villiers, l’abandon du noyau central chrétien au profit d’une transformation civilisationnelle irréversible.
Mais les griefs de l’ancien élu ne se limitent pas à cette question démographique. Ils s’étendent à une critique plus large de la gouvernance pontificale et de ses priorités idéologiques.

La Dénonciation D’Une Persécution Des Chrétiens Traditionalistes
Au-delà de la question démographique, Philippe de Villiers cible une autre facette de la politique pontificale : la marginalisation présumée des catholiques attachés à la tradition. « Pendant qu’il poursuivait cette minorité-là, celle de la tradition, il en appelait à toutes les minorités à travers ce qu’il appelait les périphéries », a-t-il affirmé sur Europe 1.
L’ancien député européen dresse ainsi le tableau d’une double politique : tandis que les fidèles de la liturgie ancienne feraient l’objet d’une répression silencieuse, le Vatican multiplierait les ouvertures vers « les minorités de la diversité, les minorités ethniques, les minorités sexuelles, les minorités du wokisme ».
Cette hiérarchisation des priorités constitue, selon Villiers, une erreur stratégique majeure. « Donc les minorités de la diversité, les minorités ethniques, les minorités sexuelles, les minorités du wokisme », énumère-t-il, avant de formuler son diagnostic politique : « quand vous allez chercher les périphéries en connaissant la politique, et que vous négligez le noyau central, vous perdez tout ».
Une analyse qui révèle une bataille culturelle souterraine au sein de l’Église catholique. D’un côté, une vision progressiste privilégiant l’inclusion et l’ouverture aux marges. De l’autre, une conception traditionaliste défendant la préservation du socle doctrinal et liturgique. Pour Philippe de Villiers, cette orientation constitue non seulement une trahison spirituelle, mais également une faute stratégique aux conséquences civilisationnelles irrémédiables.










